Shabbat to Share

Nourriture pour l’âme

La voix sans fin

Moïse était le plus grand de tous les prophètes. Il a prévu ce qu’aucun autre prophète ne pouvait voir. Peut-être qu’il a vu son peuple se laisser entraîner dans la civilisation de la Grèce antique, dans la beauté, la culture, la philosophie et l’art du jour. Ils [les Juives] pourraient se demander si la Torah est toujours importante ?

Peut-être qu'il a vu que les Juifs seront renforcés par la révolution industrielle, où ils auraient pu penser que la Torah était arriérée. Ou peut-être pendant la Révolution Russe quand la foi et la religion étaient positivement primitives. Peut-être que Moïse a vu notre propre génération avec les satellites et les navettes spatiales, la télévision et la technologie. Il a vu des jeunes se demander si la Torah leur dit toujours quelque chose.

Ainsi, [dans la Paracha Va’etchanan (Deutéronome 3 :23 -7 :11)]. Moïse nous dit que la voix qui tonnait du Sinaï n’était pas une voix ordinaire. La voix qui a proclamé les Dix Commandements était une voix qui n’était pas seulement puissante à l’époque, mais qui « n’a pas pris fin ». Elle sonne toujours, elle résonne toujours, elle parle toujours à chacun de nous à chaque génération et dans chaque partie du monde.

Les révolutions peuvent aller et venir, mais la révélation est éternelle. La voix du Sinaï continue de proclamer des vérités éternelles qui ne deviennent jamais dépassées ou hors de propos. Honorez vos parents, et soignez-les dans leur vieillesse au lieu de les abandonner dans une maison de retraite. Vivez des vies morales ; soyez sensible aux besoins et aux sentiments des autres. Consacrez un jour par semaine et sanctifiez ce jour. Tournez le dos à « la course folle » et redécouvrez votre humanité et vos enfants. Ne soyez pas coupable de cupidité, d’envie, de malhonnêteté ou de corruption.

Ces idées et valeurs sont-elles datées ? Ces commandements sont-ils périmés ? Au contraire. Ils nous parlent maintenant comme jamais auparavant. La voix divine n’a pas perdu de sa force, ni de sa majesté. Par contre, la voix de l’homme devient sombre dans l’oubli. Les politiciens et les médecins vont et viennent, mais le son céleste se répercute à travers les âges. La Torah est vrai et éternelle. La voix de D.ieu ne disparaîtra jamais.

D’après un article Rabbi Yossy Goldman


Chabbat Chalom

Chabbat de consolation

Le Chabbat après le 9 Av est appelé Chabbat Nachamu (Chabbat de consolation) d’après les premiers mots de la lecture de la Haftara (prophètes). C’est la première lecture d’une série de lectures connues sous le nom de « Les sept [semaines] de consolation » lues au cours des sept semaines entre le 9 Av et Rosh Hashana.

Pendant les mois d’été à partir du Chabbat après la Pâque jusqu’au Chabbat avant Rosh Hashana, nous lisons un chapitre chaque Chabbat après-midi de l’Éthique des Pères du Talmud (Pirkei Avot). Cette semaine, nous étudions le troisième chapitre.

Chabad.org


L’esprit sur la matière

Dans les mauvais moments comme dans les bons

L’amour de D.ieu est la base de notre foi ; car un sentiment de connexion avec son Créateur nous pousse à être à la hauteur de ses attentes religieuses. Cette connexion doit être constante, à la fois pendant la noirceur de la nuit, lorsque tout est sombre et que de se tourner vers D.ieu vient naturellement, et sous les lumières vives du jour lorsque nous n’avons pas besoin d’être rassuré. Se connecter à D.ieu pendant les moments difficiles est faciles, mais combien ont l’intelligence de sauter du train pendant que les bons moments continuent ? N’attendez pas que « la douche froide » de tragédie vous choque, nous donne conseille le [Shema] ; connectez-vous à D.ieu maintenant, pendant les bons moments et prenez plaisir à choisir votre chemin pas par obligation mais parce que c’est la bonne chose à faire.

D’après un article par Rabbi Elisha Greenbaum


Pensée du Moshiach

Le drame

Nous sommes les « marieurs » du Ciel et de la Terre. Tout le cosmos a vu le jour parce que D.ieu a choisi d’investir Son essence dans un grand drame : le drame d’un monde humble devenant la demeure d’un D.ieu infini. Un mariage d’opposés, la fusion du fini et de l’infini, de la lumière et des ténèbres, du ciel et de la terre. Nous sommes les acteurs de ce drame, les entremetteurs cosmiques. Avec chacune de nos actions, nous avons le pouvoir de marier notre monde mondain à l’infini et à l’inconnaissable.

Rabbi Tzvi Freeman


J’ai toute une histoire pour vous

Le « Shema » d’un psychothérapeute à Auschwitz

Shema Yisroel Hashem Elokeinu Hashem Echad… Écoute Israël, D.ieu est notre Éternel, D.ieu est un. (Deut. 6:4)

Ces paroles importantes de nos prières quotidiennes, expriment de puissantes perles de foi. Mais je ne m’attendais pas à les lire dans un classique de grand succès.

Dans « Man’s Search for meaning, » Viktor Frankl décrit ses expériences dans les camps de concentration. Peu de temps après son arrivée à Auschwitz, Frankl a été dépouillé de son bien le plus précieux : un manuscrit qui était l’œuvre de sa vie, caché dans la poche de son manteau. Il a alors eu « sa plus profonde expérience dans les camps de concentration. » « J’ai dû subir et surmonter la perte de mon enfance. Et maintenant, il semblait que rien ni personne ne me survivrait : ni physiquement ni mentalement. Je me suis donc retrouvé confronté à la question de savoir si, dans de telles circonstances, ma vie était complètement vide.

« Une réponse à cette question avec laquelle je luttais avec tant de passion m’était déjà réservée… Ce fut le cas lorsque j’ai dû abandonner mes vêtements et hériter à mon tour des chiffons usés d’un détenu déjà envoyé à la chambre à gaz… Au lieu des nombreuses pages de mon manuscrit, j’ai trouvé dans une poche du manteau nouvellement acquis une seule page arrachée d’un livre de prière en hébreu, contenant la prière juive la plus importante, Shema Yisroel. « Comment aurais-je dû interpréter une telle « coïncidence » autrement que comme un défi de vivre mes pensées au lieu de simplement les mettre sur papier ? » »

Pourquoi la prière de Shema Yisrael a-t-elle inspiré tant de personnes dans les moments les plus difficiles ? Mis à part sa simple affirmation de croyance, je pense qu’il y a quatre éléments psychologiques importants :

Pertinence : Écoutez Israël : la religion ne peut pas commencer et se terminer par des théories ; elle doit réunir notre humanité. Le Shema ne commence pas par une déclaration de foi. Il s’adresse à chacun de nous. Écoute, Israël, écoute ce message et fais-en une partie de ton être.

Appartenance : Le Shema est au pluriel (« notre » D.ieu et non « mon » D.ieu), parlé à un groupe collectif. Nous gagnons de la force les uns des autres et du courage en faisant partie de quelque chose de plus grand que nous-mêmes. Ce sens de la communauté est l’un de nos atouts les plus forts.

Personnalisation : D.ieu est notre D.ieu transcendantal et infini, et aussi notre D.ieu personnel, nous soutenant dans les moments de fête et de désespoir. D.ieu n’est pas seulement un dirigeant objectif, créant et régulant le cosmos. Il est « à nous », près de nous, comprenant la partie la plus profonde de nous, plus que nous-mêmes.

Individualité : Autant nous avons besoin d’un sentiment d’appartenance et de communauté, autant nous ne devons pas nier nos différences individuelles. Le Shema se termine par les mots « D.ieu est un » (plutôt que D.ieu est « singulier » ou « seul »). L’un, le premier des nombres enseigne que D.ieu est présent dans la diversité du monde. Alors que la conformité retarde la croissance, « l’unité de D.ieu » devrait nous permettre de découvrir et de cultiver l’unité et l’unicité divines en chacun de nous.

Chana Weinberg

Nourriture pour l’âme

L’avenir est entre nos mains

Devarim (Deutéronome), le dernier des cinq livres de la Torah, est également appelé Mishneh Torah « Une répétition de la Torah ». Dans ce texte, Moïse s’adresse directement au peuple Juif, rappelant les principaux événements et lois qui sont enregistrés dans les quatre autres livres de la Torah. On peut se demander pourquoi cette répétition est nécessaire. En fait, cette répétition était si importante que Moïse y consacra les derniers jours de sa vie. Évidemment, il était nécessaire d’assurer l’avenir de sa nation.

On entend souvent parler de « l’avenir Juif ». Comment surmonterons-nous la menace de l’assimilation et inciterons-nous la nouvelle génération à se soucier de son héritage ? Il existe des groupes de travail, des études et des conférences qui se concentrent tous sur cette question. Inspiré par le livre de Devarim, j’aimerais suggérer que la meilleure façon d’assurer un avenir Juif dépend de l’éducation Juive. Le premier choix est une école Juive, qui fournit aux jeunes toutes les connaissances et compétences dont ils ont besoin pour vivre en tant que Juifs dans le monde. Le deuxième choix est une école hébraïque parascolaire.

Considérons les faits : les valeurs du judaïsme nous enrichissent ; ils nous fournissent un centre moral, une profondeur spirituelle et un but. Ils nous relient à des milliers d’années de tradition qui remontent au Mont Sinaï, lorsque D.ieu a donné la Torah au peuple juif. Il est difficile de penser à quelque chose qui pourrait être plus important.

Peut-être que Moïse passa ses derniers jours sur terre à répéter les leçons qu’il avait déjà enseignées pour souligner la nécessité de l’éducation. La chaîne de l’histoire n’est aussi forte que l’anneau le plus faible. Nous devons veiller à ce que la prochaine génération reste connectée à son héritage et comprenne la profondeur et la richesse que le judaïsme a à offrir.

D’un article par Rabbi David Eliezrie


Chabbat Chalom

La vision du Chabbat

Le Chabbat avant le 9 Av est appelé Chabbat Chazon (« Chabbat de vision ») d’après les premiers mots de la lecture de la Haftara (prophètes), qui est le troisième de la série de lectures connues sous le nom « Réprimander ». Ce Chabbat, disent les maîtres hassidiques, on nous accorde une vision du Troisième Temple ; nous ne le voyons peut-être pas avec nos yeux physiques, mais nos âmes le voient. Nos âmes se libèrent de notre état actuel de galut (exil et déplacement spirituel) et provoquent la rédemption et la reconstruction du Temple.

Le jeûne commence Samedi Soir
Le jeûne de Tisha Be Av commence Samedi (Samedi, le 17 Juillet) au coucher du soleil. Il faut finir de manger avant le coucher du soleil. Après la tombée de la nuit, dites : « Béni soit Celui qui distingue le sacré et le mondain ». Il n’y a pas d’Havdala ce soir, mais allumez une bougie et récitez la bénédiction du feu. L’Havdala est récitée après le jeûne (en omettant les bénédictions de la bougie et des bésamim). Voir Chabad.org pour les observances particulières du jour de jeûne.


L’esprit sur la matière

La « bonne vie » est-elle une vie facile ?

Vous ne pouvez pas monter l’échelle en aspirant à une vie facile. Ainsi, alors que nos ancêtres et nos mères n’avaient pas une vie facile, ils avaient des vies profondément significatives et spirituelles – des vies qui ont tracé notre propre vie et notre destin, et dont les qualités sont ancrées dans notre ADN spirituel. Lorsque nous ne confondons pas la « bonne vie » avec une « vie facile », nous pouvons adopter les défis comme moyen de découverte de soi. Lorsque nous ne nous attendons pas à ce que notre vie soit simple, notre vie peut avoir plus de signification. En nous donnant la Torah, on pourrait dire que D.ieu a été le premier « coach » de vie de tous les temps, nous exhortant à vivre notre vie avec raison et non par hasard.

D’un article par Hanna Perlberger


Pensée du Moshiach

« Voyez, j’ai mis le pays devant vous. Venez posséder le pays que D.ieu a juré à vos pères, Abraham, Isaac et Jacob, de le leur donner, ainsi qu’à leurs descendants après eux. » (Devarim 1 :8)

Si les peuples du monde disent à Israël : « Vous êtes des voleurs, parce que vous avez pris par force les terres des sept nations (de Canaan) », ils peuvent leur répondre : « La terre entière appartient au Saint, béni soit-Il. Il l’a créé et l’a donné à qui Il l’a jugé bon. [La Terre d’Israël] a été donnée aux [nations] par Sa Vonlonté, et par Sa Vonlonté, Il les a repris et nous les a donnés ! » (Rashi sur Genèse 1 :1). Lorsque nous démontrerons cette foi vraie et absolue en D.ieu, nous mériterons immédiatement la promesse « Personne ne contestera cela, et il n’y aura plus de guerres ni de besoin d’armes » : « Je briserais de la terre l’épée et la guerre, et je les ferai dormir en sécurité » (Osée 2 :20).

D’après un article par Rabbi J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

Refuser d’oublier

Ils disent qu’un jour Napoléon traversait le ghetto Juif de Paris et a entendu des cris et des lamentations émanant d’une synagogue. Il s’arrêta pour demander ce qu’il se passer. On lui a dit que les Juifs se souvenaient de la destruction de leur Temple. « Quand est-ce que cela s’est passé ? » demanda l’empereur. « Il y a environ 1700 ans », fut la réponse qu’il reçut. Napoléon déclara avec conviction qu’un peuple qui n’oublierait jamais son passé serait destiné à avoir un avenir. Les Juifs n’ont jamais eu d’histoire ; Nous avons des souvenirs. L’histoire peut devenir un livre, un musée et des antiquités oubliées. La mémoire est vivante ; et la mémoire garantit notre avenir.

Même durant les moments difficiles, nous refusions d’oublier. Le premier Temple a été détruit par les Babyloniens. Alors qu’ils gardaient les Juifs en captivité, les Juifs s’assirent et pleurèrent ; comme qu’il est écrit : « Près des fleuves de Babylone, nous nous sommes assis et avons pleuré en nous souvenant de Zion. » Pourquoi avons-nous pleuré ? Pour nos richesse, maisons et entreprises perdues ? Non. Nous avons pleuré pour Zion et Jérusalem – « Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma main droite perde sa ruse. Si je n’élève pas Jérusalem au-dessus de ma joie principale, alors que ma langue s’attache à son palais. » Nous ne pleurions pas pour nous même mais pour la cité céleste et le Saint-Temple. Au milieu de la servitude, nous aspirons à reconstruire ; au milieu des ruines nous rêvions de revenir.

Car nous avons refusé d’oublier Jérusalem, nous sommes revenus. Parce que nous avons refusé d’accepter la défaite ou d’accepter notre exil comme un fait historique, nous avons reconstruit de fières communautés Juives dans le monde entier, tandis que nos vainqueurs ont été vaincus par le temps. Aujourd’hui, il n’y a plus de Babyloniens et les gens qui vivent maintenant à Rome ne sont pas les Romains qui ont détruit le Deuxième Temple. Ces nations sont devenues partie de l’histoire tandis que nous, inspirés par la mémoire, sommes sortis revitalisés et régénérés. Pour toujours, il sera vrai qu’Am Yisrael Chai – le peuple d’Israël vit !

Je me souviens avoir entendu l’histoire d’un érudit de la Torah et de son neveu qui ont vécus l’Holocauste. Dans le camp de concentration, ils ont étudié le Talmud ensemble. Ils apprenaient le traité Moed Katan, une partie du Talmud qui, ironiquement, discute les lois du deuil. Quand vint le moment où l’oncle se vit regarder la mort en face, il dit à son neveu : « Promets-moi que si tu survis, tu finiras d’étudier ce livre Moed Katan. » Au milieu de la misère, de la désolation et de la tragédie, quelle pensée préoccupait son esprit ? Que le Talmud doit encore être étudié. C’était son dernier souhait sur terre. Était-ce de la folie, ou est-ce le secret même de notre survie ?

Ce n’est que si nous refusons d’oublier, si nous observons Tisha BeAv, que nous pouvons espérer le reconstruire un jour. En effet, le Talmud nous assure : « Quiconque pleure Jérusalem méritera d’être témoin de sa réjouissance. » Si nous voulons retourner à Zion, si notre peuple doit nourrir l’espoir d’être restauré et ressuscité, alors nous n’osons pas oublier. Nous devons observer notre jour de deuil national. Renoncez aux films et aux restaurants. Asseyez-vous sur un siège bas pour pleurer avec votre peuple ; et peut-être encore plus important, souvenez-vous. S’il vous plaît, D.ieu, restaure ces jours glorieux et reconstruit ta propre maison éternelle. Que ce soit rapidement de nos jours.

D’après un article Rabbi Yossy Goldman

Nourriture pour l’âme

Un guide kabbaliste des hiéroglyphes

Tous ceux qui pensent que « Poindexter » est un nom qui est long n’a jamais étudié la portion de la Torah « Maaei- Matot » (Nombres 20 :2-36 :13) avec un kabbaliste. Un kabbaliste comprend le voyage en zigzag des quarante-deux arrêts des Juifs à travers le désert comme une allusion au nom mystique de D.ieu de quanrante-deux lettres, celui que D.ieu utilise pour créer le monde.

Cela aide à renverser la fausse idée selon laquelle les Juifs « erraient » dans le désert. Ils n’erraient pas plus dans le désert qu’un champion de l’orthographe. Au contraire, chaque arrêt était une autre lettre de la composition divine.

Leur voyage représente le voyage à travers la vie. Le Talmud le compare à un long voyage effectué par un père et son fils ; ensemble, ils partagent les peines et les joies de la vie, ses triomphes et ses défaites.

De même, le voyage à travers le désert comprenait des triomphes et des joies, mais aussi des erreurs, des douleurs et des doutes, une gamme d’expériences assez normale. La différence est que chaque haut et bas était intimement lié au divin – partagé avec leur père céleste. Il existe un proverbe hassidique « D.ieu aime chaque individu comme un roi aime son fils unique ». Lorsque le fils et sale, le roi se penche pour offrir au fils un linge propre. Si l’enfant refuse le linge, le roi nettoie lui-même le « schmutz » (tâche) avec amour. Lorsque la tâche est enlevée, on voit que la vie forme un hiéroglyphe divin, le plan mystique de D.ieu pour la création. Le sage se rend compte de la nécessité de poursuivre ce hiéroglyphe avec détermination d’un archéologue pour la découverte.

Rabbin Boruch Cohen


Chabbat Chalom

“Les neuf jours” commence

Ce Shabbat, le 1er Av (période de deuil des « Trois Semaines » suite à la destruction du Saint Temple, qui a commencé 13 jours plus tôt le 17 Tammuz) nous entrons dans une période « intense ». Pendant les « Neuf Jours » du 1er Av au 9 Av, un degré élevé de deuil est observé, y compris l’abstention de viande et de vin, de musique, de baignade pour le plaisir, et d’autres activités joyeuses et agréables. (Les coutumes de deuil particulières varient d’une communauté à l’autre, alors consultez une autorité halachique pour plus de détails).

Le Rabbi de Loubavitch insisté pour que nous augmentions l’étude de la Torah (en particulier l’étude des lois du Saint Temple) et la charité pendant cette période.

Chabad.org


L’esprit sur la matière

Chaque mouvement a un objectif

Dans son article « Moving » (Chabad.org), Elena Mizrahi se demande si les Juifs du désert se sont dit : « Oh non, pas encore. » « Il est intéressant de noter que la Torah décrit à quel point les gens se sont plaints de la nourriture et de l’eau, mais ne mentionne aucune plainte concernant les déplacements constants », écrit-elle. « La seule chose qu’il dit est la louange de la nation qui a campé et voyagé selon la parole de D.ieu. Ils ne voyaient pas leur déplacement comme un dérangement, mais simplement un moyen d’atteindre leur objectif, le moyen d’aller d’un endroit spirituel et physique à un autre. Chaque mouvement a un objectif. Nous déménageons et malgré que je ne veux pas, je repense à toutes les fois où nous avons déménagé et je dois dire que même lorsque cela semblait difficile, cela s’est avéré être pour notre bien. Si nous n’avions pas déménagé, nous n’aurions pas grandi, et avec ce déménagement, je sais que nous grandirons aussi. »


Pensée du Moshiach

Briller

Un jour, bientôt, tout le bien que vous avez fait brillera. À travers de nombreux voyages, à travers de nombreuses vies, chacun de nous trouvera et rachètera toutes les étincelles divines dans notre part du monde. Alors l’obscurité qui détient une telle maîtrise, une telle cruauté, un mal si irrationnel qu’elle ne contient aucune valeur rédemptrice, tout cela va s’évaporer comme une bouffée de vapeur dans l’air. Quand à ce que nous avons récupéré et utilisé pour de bon, il brillera d’une lumière impressionnante jamais connue auparavant. Le monde sera « arrivé ».

Rabbi Tzvi Freeman


J’ai toute une histoire pour vous

Le pouvoir de la prière

Un homme se vantait du style de vie raffiné et discipliné qu’il menait. « Je ne fume pas, je ne bois pas, je ne joue pas, je ne trompe pas ma femme, je me couche tôt et je me lève tôt, et je travaille dur toute la journée et assiste fidèlement aux services religieux. » Très impressionnant, non ? Puis il a ajouté : « Je suis comme ça il y a cinq ans, mais attends juste qu’ils me laissent sortir d’ici ! »

Malgré que les prisons ne fassent pas vraiment partie du système judiciaire Juif, il y a eu des occasions où les individus ont vu leur liberté de mouvement restreinte. Un de ces exemples était la ville de refuge. Si une personne était coupable d’homicide involontaire (c’est-à-dire de meurtre non intentionnel), l’agresseur s’enfuirait vers l’une des villes de refuge spécialement désignées dans l’Israël biblique où il était protégé contre la colère d’un parent vengeur potentiel de la victime.

La Torah nous dit que son terme d’exil prendrait fin avec la mort du Cohen Gadol, le Grand Prêtre de l’époque. Le Talmud raconte une pratique intéressante qui s’est développée. La mère du Cohen Gadol à l’époque se faisait un devoir d’apporter de la nourriture aux exilés afin qu’ils ne prient pas pour la mort prématurée de son fils, à laquelle leur propre liberté était liée.

Maintenant, c’est très étrange. Voici un homme qui, bien qu’il n’est pas meurtrier, il n’est pas non plus entièrement innocent de toute négligence. Les rabbins enseignent que D.ieu ne permet pas au malheur de s’abattre sur ceux qui sont innocent. Si cette personne a causé la mort, nous pouvons supposer, sans risque, qu’elle est moins que vertueuse. En face de lui se tient le Grand Prêtre d’Israël, une personne pure. De toute la nation, lui seul avait la responsabilité et le privilège impressionnants d’entrer dans le sanctuaire intérieur du Saint-Temple, dans le « Saint des Saints », le jour le plus saint, Yom Kippour. Avons-nous vraiment des raisons de craindre que les prières de ce prisonnier aient un effet si négatif sur le Grand Prêtre au point que le Cohen Gadol puisse mourir ? Et sa pauvre mère doit aller transporter des colis de nourriture dans les villes lointaines pour adoucir le prisonnier afin qu’il soit doux dans ses prières afin que son fils puisse vivre ? Est-ce que ça a du sens ?

Telle est la puissance de la prière – la prière de tout individu, noble ou ordinaire, juste ou pécheur. Bien sûr, il n’y a aucune garantie. Sinon, je suppose que les synagogues du monde entier déborderaient tous les jours. Mais nous croyons fermement au pouvoir de la prière. Et bien que, idéalement, nous prions en hébreu et avec une congrégation, l’ingrédient le plus important pour que nos prières soient couronnées de succès est la sincérité. « D.ieu veut le cœur », nous enseigne-t-on. La langue est secondaire par rapport à l’authenticité de nos prières. Rien ne peut être plus authentique qu’une larme versée dans la prière.

Néanmoins, apprenez la langue de notre Siddur, le livre des prières. Améliorez votre lecture de l’hébreu afin que vous puissiez suivre les prières. Mais, rappelez-vous, le plus important de tous est notre sincérité. Que toutes nos prières soient exaucées.

Rabbin Yossy Goldman

Nourriture pour l’âme

Ce n’est pas tout qui est « ok »

À l’époque des juifs dans le désert, les femmes moabites séduisaient les jeunes hommes juifs. D.ieu était en colère et a envoyé un fléau sur son peuple. Les Juifs mouraient partout. Pour compliquer les choses, Zimri, un prince de la tribu de Shimon était lui-même en train de fréquenter une princesse Medianite nommée Kozbi et ils montraient leur relation devant tout le monde.

Pinchas, un jeune juif fanatique entre dans la chambre et tue Zimri et Kozbi. Soudainement, la peste s’arrête. Plus aucun juif ne meurt. D.ieu ne déclare pas Pinchas un meurtrier mais au contraire un héros, défenseur de la foi, et lui décerne le premier prix de la paix au monde. « Voici que je lui donne mon alliance de paix ». Il est nommé à la prêtrise et, comme il est un héros, il reçoit toute une partie de la Bible qui porte son nom, la Parasha Pinchas (Nombres 25 :10-30 :1).

Quel est le message de Pinchas pour nous ? Parfois, même aujourd’hui dans notre société hypersensible et tolérante, nous devons prendre position. Il y aura des situations qui demanderont qu’on dise « Non ! ». Il peut s’agit de problèmes différents pour différentes personnes. Pour certains, cela peut être Yom Kippour et pour d’autres il peut s’agit d’insister que le copain de leur fille ne dort pas chez eux.

En général, la diplomatie et les encouragements positifs fonctionnent mieux que les combats. Nous n’essayons pas de former de saints fondamentalistes juifs à tuer des infidèles. Mais inévitablement, il y aura des occasions où même des pacifistes comme nous devront adopter l’approche de Pinchas (tolérance zéro). Des occasions où nous devons nous lever et partager notre opinion. Quand nous aussi, nous devrons dire : « Je suis désolé, je ne peux pas accepter ce genre de comportement. C’est mauvais. Arrêtez ! » Même dans notre génération, pas tout est acceptable.

Édité d’un article par Rabbi Yossy Goldman


Chabbat Chalom

Bénir le nouveau mois

Ce chabbat est Chabbat Mevarchim (le chabbat qui bénit le nouveau mois) : une prière spéciale est récitée pour bénir Rosh Chodesh Av (Tête (début) du mois de Av), qui est aussi appelé « Menachem Av » qui sera le chabbat prochain. Avant la bénédiction, nous annonçons l’heure précise du molad, la naissance de la nouvelle lune. C’est une coutume Chabad de réciter le livre entier des Psaumes avant la prière du matin et de participer à des farbrengens (rassemblements hassidiques) durant le chabbat.

Chabad.org


L’esprit sur la matière

Purifier le monde physique

Nous devons être prudents dans nos tâches divines. Si nous nous concentrons exclusivement sur nos besoins spirituels (la prière et l’étude de la Torah) au détriment de nos besoins physiques, le bénéfice peut ne pas durer longtemps. On ne gagne l’éternité qu’en combinant ce qui concerne l’âme avec ce qui est « hors » du spirituel, purifiant ainsi le monde physique pour le rendre accueillant au divin.

D’après un article par Shraga Sherman


Pensée du Moshiach

Le point de bascule

En ce moment, vous êtes assis au point de basculement de tout ce qui n’a jamais existé. La taille de l’acte n’est pas ce qui compte. Ce n’est qu’un « déclencheur ». Une petite action pourrait suffire à déclencher un changement pour le monde entier. Une petite ouverture est tout ce qui est nécessaire, et le reste se complètera tout seul. Quoi que vous fassiez, faites-le avec la conviction que c’est le dernier ajustement, le point de basculement pour le monde entier.

Rabbi Tzvi Freeman


J’ai toute une histoire pour vous

Des choix grands et petits

Un jour, on a demandé à un mari quel est le secret de son mariage heureux. « C’est simple », a-t-il répondu. « Nous partageons les responsabilités. Nous avons décidé il y a longtemps que ma femme prend toutes les petites décisions de routine, et je prends les décisions importantes. Elle décide quelle maison nous achetons, où nous partons en vacances, si les enfants vont dans des écoles privées, si je dois changer de travail, etc. »

Et quelles sont les grandes décisions ? « Oh, je prends les grandes décisions importantes. Je décide si les États-Unis doivent déclarer la guerre à la Chine, si le Congrès doit donner de l’argent pour une expédition habitée sur Mars, etc. »

La vie est une série de choix et de décisions. Les décisions sont cependant relativement simples par rapport à leur mise en œuvre. La majorité d’entre nous « choisissent » de vivre des modes de vie sains ; améliorer nos compétences parentales, conjugales et interpersonnelles ; augmenter nos connaissances ; faire avancer nos carrières ; etc. Le défi est de faire les bons choix. L’astuce consiste à se concentrer sur un, deux ou trois de ces choix. Mais cela est simplement un autre choix. Sur lequel de ces choix devons-nous nous concentrer ?

Regardons dans la Torah, et en particulier dans la description des méthodes par laquelle la Terre d’Israël devait être divisée entres les tribus. « À une grande [tribu] tu donneras un plus grand héritage, et à une plus petite tribu tu donneras un plus petit héritage » (Nombres 26 :54). Le partage des terres était logique : chaque tribu se voyait attribuer des terres en fonction de sa taille. De plus, le terrain n’était pas divisé uniquement en fonction de la superficie. Au contraire, la terre été évaluée pour la qualité, le rendement potentiel des cultures, garantissant que chaque tribu a reçu une part équitable.

Néanmoins, la décision finale était une loterie. Après que la terre été divisée en douze portions, après que chaque portion étant réservée à une tribu particulière avec la population qui correspondait à sa taille, une loterie a été faite pour déterminer quelle tribu recevrait quelle portion. Miraculeusement, la loterie a confirmé le partage qui été préalablement convenu.

Pourquoi une décision de deux façons ? Si la division était censée être logique, pourquoi le besoin d’une loterie ? Et si cela devait être laissé entre les mains de D.ieu (la loterie) pourquoi le besoin d’investir du temps et de l’énergie dans la collecte de chiffres, la logistique et les évaluations ?

Il peut être que la leçon que D.ieu enseignait aux Israelites avant qu’ils n’entrent dans le pays, avant qu’ils ne s’impliquent dans l’art de gagner leur vie et les nombreuses décisions que cela implique, était que même ces décisions qui semblent être entre nos mains sont déterminées par loterie, orchestrée par la main de D.ieu.

Le Talmud nous dit que quarante jours avant la conception d’un enfant, un ange s’approche de D.ieu et demande si l’enfant sera sage ou faible, musclé ou fragile, riche ou pauvre, et avec qu’il s’épousera. Cependant, il ne demande pas si l’enfant sera juste ou méchant, car « tout est entre les mains du Ciel, sauf pour la crainte [d’un individu] du ciel ».

Nous pouvons penser que nous déterminons notre conjoint, notre domaine de travail, notre ville de résidence, etc. En fait, cependant, ces questions ont toutes été répondues avant même que nous ayons été conçus. Oui, D.ieu attend de nous que nous prenions des bonnes décisions, mais en fin de compte, ces décisions sont manipulées et guidées par D.ieu, qui orchestre les circonstances pour s’assurer que nous suivons le chemin qu’il a prévu pour nous.

Pourtant, nous sommes fiers d’être des créatures qui possèdent la liberté de choix. Mais ce choix est relégué dans l’arène du bien et du mal, de l’éthique et de la morale. Nous avons la possibilité de choisir de prier avec concentration, de donner de la charité, d’être gentil avec les autres et de respecter la kashroute. En fin de compte, nos choix dans ces domaines seront notre héritage durable, car en réalité, ce sont nos seuls choix réels et non influencés.

Alors, sur quels choix allons-nous nous concentrer ? Les « grands », sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle, ou les « petits », qui sont entièrement entre nos mains ? Il semble que ce sont les petits choix qui impactent le monde.

Rabbi Naftali Silberberg