Shabbat to Share

Nourriture pour l’âme

Le repentir de Pharaon

Dans la Paracha Va’éra (Exode 6:2-9:35), l’esclavage en Égypte approche de ses dernières étapes. Les dix fléaux commencent à descendre sur une malheureuse Égypte. Bien que les réactions de Pharaon ne soient pas spontanées — ses renversements et ses promesses non tenues étaient préétablis —, les hommes libres et peu déterminés l’imitent souvent.

It was after the second plague, Pharaoh had assured Moses that Israel would be freed, and the plague was in fact lifted. “But when Pharaoh saw that there was a respite, he hardened his heart”1 et répudia son serment. Ses promesses furent oubliées lorsque la pression fut retirée.

G‑d is a refuge in distress, but not if He is otherwise ignored. Pharaoh set the example of promising to do good when he was suffering from a plague, but he promptly “hardened his heart when there was a respite.” The time of respite, that is the test of faith. Suffering, desperation, and calamities may impel one toward religion and G‑d, and they can well mean the start of a truly religious life. But the person whose religion is in direct proportion to his suffering is an apt pupil of Pharaoh, hardly a worthy teacher.

D’après un article du rabbin Zalman Posner


Chabbat Chalom

Les « petites » taches

Some individuals feel that their purpose in life is to revolutionize the world, to revamp society. It is not worthwhile to devote their superior talents to correcting small matters. The “simple” matters of Shabbat laws and Shabbat observance, keeping kosher, the laws of marital life or the details of blessings to be made over food do not befit their exalted status. [But] if the Almighty interests Himself and watches over even the smallest detail of the universe; if bringing lice and hail upon the Egyptians is not too “lowly” a task to be associated with G‑d’s great name—then [we] too should give attention to the smallest detail. It is precisely in the “simple tasks” of teaching [and practicing] the Torah laws pertaining to day-to-day living, that G‑d’s kingly presence finds expression.

D'après un article du rabbin Yits’hak Meir Kagan


L’esprit sur la matière

Illumination, et non élimination

Essayez de mettre fin à une mauvaise pensée, et vous ne serez que plus embourbé en elle. Mais si vous échangez activement la pensée pour une autre "piste", elle cessera d’exister. Pas parce que vous l’aurez vaincue, mais parce que vous serez passé à autre chose.

Le célèbre rabbin Menahem Mendel de Kotzk l’a dit ainsi : "Je n’attends pas de mes ‘hassidim qu’ils ne pèchent pas. Je m’attends à ce qu’ils n’aient pas le temps de pécher." En outre, une personne constamment impliquée dans le bien finit par atteindre le point où elle cesse de pécher non seulement en raison d’un manque de temps, mais en raison d’un manque d’intérêt, non seulement dans la pratique, mais en principe. Nos sages s’exprimèrent avec tant d’éloquence lorsqu’ils dirent que la façon de dissiper l’obscurité est d’ajouter de la lumière. La nuit est bannie par processus d’illumination, pas d’élimination.

D’après un article du rabbin Mendel Kalmenson


Pensées de Machia’h

«Je vous retirerai de sous les fardeaux de l’Égypte, je vous délivrerai de leur service, je vous rachèterai à bras étendu et avec de grands jugements, et je vous prendrai pour un peuple... Et je t’amènerai dans le pays... » Va’éra 6:6-8

La rédemption messianique, y compris son stade le plus élevé, est déjà inhérente, même maintenant, en effet, depuis l’exode, sauf qu’elle doit encore devenir manifeste dans notre réalité physique. La conscience et la réalisation de ce fait rendent beaucoup plus facile de surmonter tous les obstacles et obstructions, dans ce monde en général, dans l’ère de la galout (exil) en particulier, et surtout de nos jours, à la toute fin de la galout, quand nous sommes sur le seuil de l’âge messianique et Machia’h est sur le point de venir.

D’après un article du rabbin J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

La foi inspire la confiance

Charlie Adler, animateur d’une émission de radio canadienne, demanda pourquoi nos ancêtres, qui avaient moins que nous, attendaient l’avenir avec optimisme, alors que nous, qui avons plus qu’ils n’ont jamais eu, sommes pessimistes quant à notre avenir. Les manchettes quotidiennes nous avertissent de l’effondrement du marché et d’une grave dépression imminente, tandis que les blogues, les magazines et les articles d’opinion nous avertissent de l’effondrement d’empires, de calamités environnementales et de méga attaques terroristes. Pourquoi sommes-nous si désireux de croire aux prophètes de malheur ? Qu’est-ce qui a rempli nos ancêtres de confiance et nous remplit d’appréhensions ?

Une personne au bout du fil suggérait que cela est enraciné dans notre manque de foi. Nos grands-parents croyaient en D.ieu et étaient ainsi imprégnés d’une foi fondamentale en l’avenir. Notre génération a abandonné sa foi en D.ieu et placé son espoir dans sa propre débrouillardise. Nous avons remplacé le tout-puissant D.ieu par le tout-puissant dollar. Lorsque notre ambition crée une couverture de sécurité financière, nous pouvons envisager un avenir prometteur. Mais quand notre couverture de sécurité s’épuise, il ne reste plus grand-chose pour nous soutenir et nous nous remplissons plutôt d’appréhensions.

Les valeurs religieuses qui assuraient le confort et la sécurité il y a deux générations de cela, ont été écartées dans la dernière génération. L’éthique religieuse a été rejetée comme étant prohibitive et restrictive. La religion et la foi ont été remplacées par la liberté, la paix, l’humanisme et l’amour. La discipline, l’éthique et les valeurs ont été transformées en indulgence, en cupidité et en excès. Cela nous a porté pendant un certain temps. Cela a augmenté notre ambition, amélioré notre productivité et nous avons récolté des récompenses généreuses.

Mais l’ambition et la créativité ne peuvent à elles seules nous maintenir au-dessus des forces dynamiques qui nous accablent dans la vie pendant longtemps ; nous étions voués à nous écraser. Lorsque le train de l’abondance ralentit, il était temps de revenir aux valeurs qui ont bâti notre grande nation. Mais au moment où nous étions prêts à faire demi-tour, nous avons découvert qu’il n’y avait rien vers quoi faire demi-tour. Nous avions voyagé si loin de notre mentalité originelle que le retour était inconcevable. Comment nous redresser, alors que nous avons passé des décennies à nous laisser traîner vers le bas?

Les Égyptiens d’antan furent frappés par dix fléaux. D’abord les eaux changèrent en sang, puis les eaux se remplirent de grenouilles. Le sang représente la chaleur, l’enthousiasme et l’amour de la vie. Le Nil se tournant en sang symbolisait ainsi la préoccupation excessive et l’excitation pour le matérialisme. Les grenouilles sont des créatures amphibies. Ce sont des créatures au sang froid, ce qui représente symboliquement l’apathie spirituelle. Il est un spectre apathique qui s’étend des graines initiales du doute à l’antipathie totale vers toutes choses Divines. Ce spectre est représenté par la grenouille.

L’Égypte n’a été frappée par les grenouilles qu’après qu’elles aient été frappées par le sang. Cela nous dit que l’apathie religieuse et les manquements à la foi ne se produisent pas dans le vide. Ce n’est qu’après que nous devenons trop exubérants au sujet de nos succès matériels que des graines de doute religieux sont plantées. Lorsque nous mettons trop d’importance dans l’accomplissement matériel et prenons un plaisir excessif dans l’indulgence matérielle, nous ternissons la voix de notre âme et son appel à la foi.

Face à un ralentissement financier, nous devons adopter une attitude de confiance dans l’avenir. Pas une confiance née de bravades, mais une confiance enracinée dans la foi. Nous devons nous rappeler les valeurs qui ont généré notre succès passé. Nous devons retrouver notre volonté de travailler dur, notre optimisme et notre espoir et notre sérénité nées de la foi. Pour y parvenir, nous devons d’abord inverser le fléau du sang, notre insistance excessive du succès matériel. Ce n’est qu’alors que nous pourrons nous attaquer au second fléau, celui des grenouilles, en replaçant notre foi et en ravivant notre passion pour D.ieu.

Quand nous remercions D.ieu d’avoir couronné nos ambitions de succès et attribuons humblement notre bien-être à Sa largesse, nous passons du narcissisme et de l’acquis à la gratitude et à l’engagement. Nous sommes prêts à travailler fort et à gagner notre vie plutôt que de nous asseoir et de demander de l’aide. Nous devenons prêts à prendre soin de nous-mêmes, plutôt que d’exiger que les autres le fassent pour nous.

Grâce à cette transformation interne, nous jetons les bases de la reconstruction. Nous investissons dans nos enfants, nos collectivités et notre avenir. Nous nous tournons vers D.ieu dans l’humilité, mais avec certitude; dans la supplication, mais avec confiance dans notre succès. Avec cet état d’esprit, nous pouvons éviter une dépression et voyager sur le chemin de la croissance continue.

Tiré d’un article du rabbin Lazer Gurkow

Nourriture pour l’âme

 Je serai

Dans la Paracha Chemot (qui commence le Livre de l’Exode) Moïse fait son apparition sur la scène biblique. Il tente d’arrêter la persécution de ses frères, reçoit une peine de mort pour ses efforts, et est forcé de fuir à Madian où il épouse Tzipporah et s’occupe des troupeaux de son beau-père, Jethro. Puis, au buisson ardent, vient sa première révélation divine.

D.ieu appelle le berger à retourner en Égypte et à racheter son peuple. La mission n’est rien de moins que de faire face à Pharaon lui-même et de livrer le fameux message émouvant du Seigneur : Laisses Mon Peuple Partir!

De par son humilité caractéristique, Moïse est un dirigeant très réticent. Il semble chercher toutes sortes de raisons pour lesquelles il est indigne de la tâche. À un moment donné, il demande au Tout-Puissant : "Qui dois-je dire m’a envoyé ? Quel est Ton nom ?" Maintenant nous sommes familiers avec beaucoup de noms représentant D.ieu, mais celui que D.ieu donne maintenant à Moïse est curieux : « Je serai ainsi que je serai. »

De nombreux commentaires exposent les interprétations possibles de ce nom très inhabituel. Voici une explication très puissante. La signification de ce nom est qu’il est posé au futur. "Je serai ce que je serai." Moïse posait la question existentielle ultime. Comment puis-je T’appeler, D.ieu? "Quel est Ton nom," signifie comment est-Tu identifié, connu, compris?

Et la réponse de D.ieu est, "Je serai comme je serai" — au futur. Tu veux me connaître, Moïse? Je crains que tu doives attendre. On ne peut pas nécessairement comprendre D.ieu par ce qui s’est passé dans le passé. Ni même dans le présent. Dans l’ici et maintenant, quand nous regardons la vie et ses ambiguïtés en face, nous éprouvons d’énormes difficultés dans nos vaines tentatives pour saisir la vision du Tout-Puissant ou percevoir Son vaste plan éternel.

Pour vraiment comprendre le D.ieu Infini, il faut une patience infinie. Un jour, quelque part en bas de la ligne, à l’avenir, Il se fera connaître à nous. C’est alors seulement que nous arriverons à vraiment Le connaître Lui et Ses voies insondables. "Je serai comme je serai."

En attendant, nous vivons avec la foi, la confiance, l’espoir et beaucoup de patience alors que nous voyons le destin se dérouler et nous ne savons pas trop quoi en faire. Et nous attendons avec impatience ce jour incroyable où le grand nom du Tout-Puissant sera connu et compris, et nous verrons avec nos propres yeux de chair que D.ieu est bon et que Ses voies sont justes. Que ce soit rapidement à notre époque.

D’après un article du rabbin Yossy Goldman


Chabbat Chalom

Bénir le nouveau mois

Ce Chabbat (9 janvier; 25 tevet) est le Chabbat Mévar’him ("le Chabbat qui bénit" le nouveau mois) : une prière spéciale est récitée pour bénir le Roch ‘Hodech ("Tête du Mois") du prochain mois de Chevat, qui tombe le jeudi de la semaine suivante.

Avant la bénédiction, nous annonçons l’heure précise du molade, la "naissance" de la nouvelle lune. (Voir l’heure du molade sur ‘Habad.org)

C’est une coutume de ‘Habad de réciter tout le livre des Psaumes avant les prières du matin, et de conduire des farbrengens (réunions hassidiques) au cours du Chabbat.


L’esprit sur la matière

Faites tourner les tables

Le travail des esclaves en Égypte devait être non seulement éreintant, mais aussi démoralisant : « Les Hébreux étaient forcés de faire des travaux absolument inutiles uniquement pour briser leur esprit. Pour l’âme, la vie dans le monde physique semble aussi pleine de poursuites inutiles---embouteillages, voyages au supermarché, payer les factures, covoiturage des enfants, nettoyage de la cour et répondre aux courriels. Ces préoccupations peuvent être écrasantes pour la pauvre âme. Mais les mystiques connaissent une vieille astuce pour tourner les tables : plutôt que de laisser l’inutilité te briser, tu casses l’inutilité. Au lieu d’être préoccupé par le paiement des factures, sois préoccupé par un concept spirituel. En exil, quelque chose doit "casser." Alors cassez votre tête au-dessus des idées mystiques [cacher] et libérez votre esprit des petites préoccupations — c’est le travail du corps d’attendre en ligne, pas celui de l’âme.

D’après un article du rabbin Baruch Cohen


Pensées de Machia’h

« Ils se lamentèrent à cause de leur esclavage, et leur supplication monta devant D.ieu. D.ieu entendu leurs gémissements, et G d se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. » -Chemot 2:23-25

Les Israélites furent incapables de supporter la dure galout (exil) de l’Égypte et crièrent à D.ieu de les racheter. En effet, D.ieu entendit leur cri et envoya Moïse pour les sauver. Ainsi en est-il, avec notre présente galout, quand nous crions : « Sors-nous de la galout et apportes la rédemption », le Tout-Puissant entendra certainement notre cri et nous rachètera. De plus, notre simple disponibilité à faire appel à D.ieu suffit déjà pour qu’Il réponde, comme il est écrit : « Avant qu’ils n’appellent, je répondrai, et pendant qu’ils parlent encore, j’entendrai » (Esaïe 65, 24).

Rabbi J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

Le plus grand « dérapage freudien » de Freud

C’était la plus grande erreur freudienne de Freud, et pour une raison quelconque ses commentateurs, du moins ceux que j’ai lus, ne l’ont pas remarqué.

Il apparaît dans son dernier livre, Moïse et le monothéisme, une œuvre étrange si toutefois il y en avait une. Il a été publié en 1939, à l’époque où Freud s’était réfugié en Grande-Bretagne. S’il était resté à Vienne, D.ieu sait quelles humiliations il aurait subies avant d’être assassiné avec ses compatriotes juifs. Pour une raison quelconque, à cette époque désespérée, Freud a écrit un livre (il l’a décrit à l’origine comme un « roman historique ») dans lequel il a essayé de prouver que Moïse était un Égyptien. Il y a eu beaucoup de spéculations sur les raisons pour lesquelles il l’a écrit, et je ne veux pas ajouter à leur nombre.

Au début du livre, cependant, il y a un épisode des plus curieux. Freud note que plusieurs chercheurs ont identifié un thème commun dans les histoires sur l’enfance des héros. La naissance du héros est pleine de danger. Bébé, il est exposé aux éléments d’une manière qui mènerait normalement à la mort, parfois en étant placé dans une boîte et jeté à l’eau. L’enfant est sauvé et élevé par des parents adoptifs, et finalement il découvre sa véritable identité. C’est une histoire racontée sur Sargon, Gilgamesh, Œdipe, Romulus et bien d’autres. C’est aussi l’histoire de Moïse.

À ce stade, cependant, Freud note que dans un sens, l’histoire de Moïse n’est pas du tout comme les autres. En fait, c’est le contraire. Dans l’histoire conventionnelle, les parents adoptifs du héros sont des gens humbles et ordinaires. Finalement, il découvre qu’il est de sang royal, un prince. Dans l’histoire de Moïse, c’est l’inverse. C’est sa famille adoptive qui est royale. Il est élevé par la fille de Pharaon. Sa véritable identité, il le découvre, est qu’il appartient, de naissance, à une nation d’esclaves.

Freud a vu ça et n’a pas compris ce que ça voulait dire. Au lieu de cela, il a changé de tactique et a conclu que l’histoire est une fabrication conçue pour cacher le fait que Moïse était le fils de la fille de Pharaon, il était vraiment un prince d’Égypte. Ce que Freud n’a pas compris, c’est que l’histoire de Moïse n’est pas un mythe, mais un anti-mythe. Elle prend un mythe et le bouleverse.

Son message est simple et révolutionnaire. La vraie royauté, suggère la Bible, est le contraire de notre sagesse conventionnelle. Ce n’est pas le privilège et la richesse, la splendeur et les palais. C’est le courage moral. Moïse, en découvrant qu’il est l’enfant d’esclaves, trouve la grandeur. Ce n’est pas le pouvoir qui compte, mais la lutte pour la justice et la liberté. Si Moïse avait été un prince égyptien, il aurait été éminemment oubliable. Ce n’est qu’en étant fidèle à son peuple et à D.ieu qu’il est devenu un héros.

Freud avait des sentiments mitigés au sujet de sa propre identité. Il admirait les Juifs, mais il était sourd à la musique du judaïsme. C’est pourquoi, je soupçonne, il n’a pas vu qu’il s’était retrouvé face à face avec l’une des vérités morales les plus puissantes que la Bible ait jamais enseignées. Ceux que le monde méprise, D.ieu aime. Un enfant d’esclaves peut être plus grand qu’un prince. Les normes de D.ieu ne sont pas le pouvoir et le privilège. Il s’agit de reconnaître l’image de D.ieu chez les faibles, les impuissants, les affligés, les souffrants, et de se battre pour leur cause. Quel message de courage Freud aurait pu envoyer à son peuple dans cette sombre nuit ! Voyons au moins ce qu’il n’a pas fait, que l’histoire de Moïse est l’un des grands récits de l’espoir dans la littérature de l’humanité.

Par Rabbi (Seigneur) Jonathan Sacks

Nourriture pour l’âme

La fin des temps cachée

Dans la Paracha Vayé’hi (Genèse 47:28-50:26) Jacob a l’intention de révéler à ses enfants le temps de la venue de Machia’h (le Messie). Mais à ce moment-là, "la Présence Divine se retira de lui." Jacob comprit qu’il n’était pas censé le dire. La question la plus urgente de la vie reste donc un mystère. Nous savons que le monde finira un jour par refléter la bonté infinie et la perfection de son Créateur. Nous savons que chaque geste positif est un pas en avant vers cet objectif, une brique dans cet édifice glorieux. Mais quand cela arrivera-t-il? Pourquoi ne pouvons-nous pas voir la ligne d’arrivée approcher, pourquoi ne pouvons-nous pas voir l’édifice naissant ?

Certains diraient que c’est la façon de D.ieu de nous garder sous sa coupe, pour ainsi dire. Peut-être que si nous en savions trop, si nous voyions exactement comment chacune de nos actions et de nos choix figurait dans le plan directeur, nous pourrions prendre trop de libertés, en élaborant nos propres évaluations de l’objectif et de nos propres idées sur la façon d’y parvenir. Alors mieux vaut garder l’homme dans l’obscurité, pour qu’il continue vers son destin dans l’ignorance relative.

La vérité, cependant, est tout le contraire. C’est précisément parce que D.ieu désirait un partenaire créatif et indépendant dans Ses efforts, qu’Il a fait de la vie le mystère qu’elle est. Si nous étions conscients de la signification ultime de chaque action, nos actions seraient sans vie et mécaniques - des lignes répétées récitées par cœur dans une pièce dont le scénario a déjà été lu par tous les membres du public.

Ce n’est que parce que chacun de nos actes, choix et décisions se détache en un relief saisissant sur le fond de nos vies, son train de causes et d’effets s’élançant dans l’obscurité d’un futur inconnu, que nos choix sont vraiment les nôtres, nos décisions un véritable exercice de volonté, et chaque acte est une contribution significative à notre partenariat avec D.ieu dans la création.

D’après un article du rabbin Yanki Tauber


Chabbat Chalom

La création de Dieu… et l’âme de la semaine

Le jour du Chabbat, nous nous souvenons que le monde n’est pas à nous d’en faire ce qu’il nous plait, mais à la création de D.ieu. Le Chabbat nous rappelle aussi que D.ieu nous a fait sortir d’Égypte et a décrété que jamais plus nous ne serons esclaves d’aucun maître étranger — nos emplois, nos engagements financiers et nos engagements matériels sont les outils avec lesquels nous accomplissons notre dessein divin, et non les maîtres de nos vies.

Le Chabbat est l’âme de la semaine, la vision qui la vivifie et la vision vers laquelle elle tend. Les Kabbalistes enseignent : Le Chabbat, toutes les réalisations de la semaine précédente atteignent l’accomplissement et l’élévation, et du Chabbat tous les efforts de la semaine à venir sont bénis. Garder le Chabbat garantit la bénédiction de D.ieu pour le succès de notre semaine entière, et insuffle un but et un sens à notre existence pour toute la semaine.

Chabad.org


L’esprit sur la matière

Le voyage et la destination

Le judaïsme encourage-t-il la pensée critique? La réponse est absolument oui. La pensée critique est le précurseur de la sagesse. Mais la pensée critique seule ne suffit plus parce que la Torah n’est plus seulement un livre de sagesse. C’est maintenant un livre de divinité. Et la divinité est reçue par l’humilité et l’acceptation.

L’étude de la Torah est un chemin de recherche intellectuelle et spirituelle. Les questions et la pensée critique sont les signaux qui guident notre chemin. L’humilité et l’acceptation nous permettent d’atteindre notre destination.

D’après un article du rabbin Lazer Gurkow


Pensées de Machia’h

Nous sommes prêts maintenant!

Quand la douleur est si forte que nous ne pouvons pas supporter un autre moment, c’est alors que nous nous tournons vers D.ieu et Le supplions pour Machia’h. Et c’est cela, en soi, qui nous donne la force de surmonter le défi et de traverser les derniers moments de l’exil. C’est particulièrement vrai dans notre génération, quand nous avons terminé toutes les préparations nécessaires. À ce stade-ci, il est inexplicable qu’il y ait des retards. Tout ce qu’il nous reste à faire, c’est de dire à D.ieu : « Nous sommes prêts. Maintenant. »

D’après un article de Chaya Schuchat


J’ai toute une histoire pour vous

Se sacrifier ou s’agrandir ?

Les femmes juives (moi y compris) sont notoires pour la publicité de leur martyre, Intonations subtiles de ce que nous donnons aux autres à nos propres frais ont tendance à glisser dans beaucoup d’une conversation. Pour une raison quelconque, tout le monde (y compris d’autres martyrs) semble trouver cette habitude agaçante.

Je me suis souvent demandé pourquoi mon martyre semblait irriter les autres, jusqu’à ce que je trouve cette théorie : un martyr utilise la façade de l’abnégation pour gagner l’attention et la reconnaissance. Dans sa forme la plus pathologique, un martyr est un co-dépendant, ayant désespérément besoin d’être nécessaire. OK, je comprends comment cela peut être ennuyeux.

Heureusement, la Torah nous fournit le prototype d’une vraie martyre, une femme (bien sûr) qui met constamment de côté son propre agenda – mais voici la clé – sans condition ni motif caché. Jetons un coup d’œil à l’histoire.

Vers la fin du Livre de la Genèse, peu avant la mort de Jacob, Jacob convoque son fils Joseph et s’apprête à bénir ses petits- enfants Manassé et Éphraïm. Soudain, cependant, Jacob interjette et, sans aucune introduction du tout, procède pour s’adresser à Joseph, ouvrant une vieille blessure dans leur relation. Il dit à Joseph : " Et quand je suis revenu de Padan, Rachel est morte pour moi dans le pays de Canaan sur la route… Je l’y ai enterrée sur la route d’Efrat, qui est Bethléem. "

Dans le verset suivant, il parle déjà de ses petits-enfants. De quoi s’agit-il?

Quelques versets plus tôt, Jacob avait demandé à Joseph d’amener son corps d’Égypte et de l’enterrer à Hébron, dans la Grotte de Ma’hpéla aux côtés de ses illustres parents et grands-parents. Et maintenant Jacob dit à Joseph, le fils aîné de Rachel, que "bien que je te demande de m’amener pour être enterré dans le pays de Canaan, et je n’ai pas fait de même pour ta mère, car elle est morte près de Bethléem - " Rachel est la seule Matriarche qui ne soit pas enterrée à Hébron.

Joseph se sentait mal que sa mère avait perdu sur le grand honneur d’être enterrée dans la grotte Ma’hpéla avec le reste des saintes matriarches et des patriarches. La demande de Jacob pour sa propre sépulture doit avoir suscité ce sentiment latent de déception pour sa mère. "...mais sachez que c’est par la parole de Dieu que je l’y ai enterrée, afin qu’elle aide ses enfants, lorsque Nabuchodonosor les enverra en exil [à Babylone, après la destruction du premier Temple saint,] et quand ils passeraient par son chemin, Rachel sortirait de sa tombe et pleurerait et prierait D.ieu d’avoir pitié d’eux. " Comme il est dit2 'Une voix est entendue En Haut [lamentation, pleurs amers, Rachel pleure pour ses enfants]. Et le Saint, béni soit-Il, lui répond : « Il y a une récompense pour ton travail, dit D.ieu… et les enfants retourneront à leur frontière. »

Comment Jacob apaise-t-il le cœur douloureux de son fils? En un sens, il disait : "Oui, mon fils, ta mère était une martyre, c’était son choix conscient. D.ieu m’a ordonné d’enterrer Rachel dans la banlieue de Bethléem parce que c’était le désir de Rachel — d’abandonner son lieu de sépulture honoré afin de réconforter ses enfants qui passaient près de sa tombe, sur le chemin de l’exil à Babylone. »

L’abnégation était un thème central dans la vie de Rachel. Elle a permis à sa sœur d’épouser l’homme qu’elle aimait. Et elle l’a fait avec un cœur plein. Rachel n’a jamais senti qu’elle avait perdu quelque chose en donnant. Et elle ne l’a jamais fait.

Écoutez les paroles d’affection de Jacob : "Lorsque j’étais à Padan, Rachel est morte pour moi." Elle était la colonne de ma maison et la colonne de mon cœur. Elle est morte sur moi. Jacob exprime son amour incommensurable pour Rachel dans le contexte de son abnégation.

Il dit à Joseph : « Ne vois-tu pas mon fils ? C’était la grandeur de ta mère. Elle a donné sans cesse d’elle-même mais ne s’est jamais sentie privée d’accomplissement. Je l’aimais tellement, et je savais juste que c’est exactement là qu’elle voudrait – où elle exigerait ! – d’être enterrée. Être enterrée sur la route de Bethléem pour qu’elle puisse un jour venir en aide à ses enfants est tout à fait en phase avec l’héritage de sa vie. »

Le vrai martyre est le choix conscient de mettre en attente le bénéfice personnel pour un plus grand bénéfice. Ne laissant aucune place à l’apitoiement ou même à l’auto-amplification. Et le Saint, béni soit-Il, lui répond : " Il y a une récompense pour votre travail. "

D’après un article de Rochel Holzkenner

Nourriture pour l’âme

Ce à quoi l’âme aspire

Rabin Schneur Zalman de Liadi, décrit dans le Tanya, que l’âme est comme une flamme qui cherche à quitter sa mèche et d’embrasser les cieux. « L’âme, » il dit, « constitue la poursuite en l’homme, de transcender les paramètres de son ego et de s’immerger dans la source de toute existence ». Autrement dit, l’âme est cette dimension de la psyché qui ne cherche pas à s’agrandir, à dominer, ni du matérialisme excessif. Il déteste la politique, la manipulation et la malhonnêteté. Il est repoussé par le comportement immoral et par les fausses façades.

Quelles sont ses aspirations ? L’âme nourrit un seul désir : de fondre dans la vérité omniprésente de Dieu

Néanmoins, combien parmi nous sont même conscient d’une telle dimension dans notre personnalité ? Combien parmi nous prêtent attention aux désirs de notre âme ? Pour répondre aux rêves et inspirations continuels de l’âme, qui confondent nos horaires qui sont basés sur l’ego, et qui interrompent nos envies de gratification instantanée, nous prenons souvent le « Joseph » en nous et le plongeons dans une fosse. Nous essayons de reléguer ses rêves et ses passions aux caves subconscientes de notre psyché.

Lorsque ceci ne marche pas, car nous pouvons toujours entendre ses plaidoyers silencieux, alors nous vendons notre « Joseph » comme esclave aux étrangers, permettant à notre âme de devenir subjugué à des forces et des pulsions, étrangères à son identité même. Pourtant, il arrive le moment dans la vie de chacun, quand notre « Joseph » intérieur, qui était forcé de cacher son identité pour tant d’années, s’effondre et nous révèle son identité. C’est à ce moment, nous découvrons la beauté et profondeur de notre âme, et hélas, nos cœurs sont remplis de honte.

Dans le Parsha Vayigash (Genèse 44 :18-47 :27), l’humiliation qu’ont souffert les frères de Joseph, lorsqu’il s’est révélé à eux, ne provenait pas du fait qu’il les avait réprimandés pour l’avoir vendu en esclavage. Il ne suffisait que sa présence pour effectuer le plus grand grondement : Ils avaient réalisé pour la première fois qui c’était exactement, qu’ils avaient soumis à un tel abus horrible, et par conséquence, leurs cœurs, par la honte, s’effondrée.

De même, quand le jour viendra, où nous réaliserons le caractère sacre pieux et spirituelle de nos propres personnalités, nous serons complètement surpris. Nous nous poserons la question encore et encore, comment nous sommes-nous permis de chasser une âme si belle est innocente, dans une fosse obscure et morne ?

A partir d’un article du Rabin Yosef Y. Jacobson


Chabbat Chalom

Pourquoi allumons-nous les bougies de Shabbat 18 minutes avant le Shabbat ?

En général, le Shabbat commence au coucher du soleil, et à partir de ce moment-là, il est interdit de d’effectuer certaines activités (allumer les bougies, y compris). Non pèche, si on se base sur la langue dont la Torah se sert vis-à-vis de Yom Kippur, on lit que les sages de la Talmud ont appris qu’il y a en fait une mitzvah à ajouter quelques minutes avant et après le Shabbat. Ceci s’appelle tosefet Shabbat, « ajouter du temps le Shabbat ». Selon la plupart, ceci est bibliquement obligatoire. Non seulement, commencer le Shabbat tôt nous assure de ne pas manquer le début par accident ni d’effectuer des activités interdites, mais aussi, cet acte démontre notre affection pour le Shabbat.

A partir d’un article du Rabin Yehuda Shurpin


L’esprit sur la matière

Rester humain malgré les difficultés

Joseph avait toutes les raisons d’être durci. Sa jeunesse ayant été si traumatique, remplie de peine et souffrance. Son chemin n’était pas celui d’un enfant normal, ayant était haïe par ses frères, vendu en captivité, au centre d’un scandale national, et ayant passé des années en prison. Malgré son passé difficile et obscure, son tempérament émotionnel est preuve qu’il n’avait pas perdu son humanité et c’est comme ça qu’il a pu charmé son peuple. Il est maintenant temps de réévaluer et redéfinir le sens de leadership. Aujourd’hui le monde a besoin de véritables dirigeants plus que jamais. De bons dirigeants, comme Joseph, le Prince d’Égypte.

D’après un article du rabbin Mendel Kalmenson


Pensées de Machia’h

« …Ne craint point de descendre en Égypte…Moi-même je descendrai avec toi en Égypte, et moi-même je te ferai remonter ; »

Jacob n’a pas été envoyé seul en exil : le Tout Puissant est descendu avec lui et l’a surveillé là-bas. Notre patriarche Jacob possédé une âme si complète qu’il composé l’âme de tous les Juifs. Donc, « Jacob » représente chaque Juif, et sa descente en Égypte fait allusion à la descente d’Israël en exil (galut), même l’exil (galut) du présent. Le Tout-Puissant est avec nous, comme il est dit, « où qu’ils soient exilés, le Shecinah (présence Divine) est avec eux. » (Megilah 29a). De plus, « Dans toutes leurs afflictions, Il est affligé » (Isaiah 63 :9) Lui-même souffre dans leurs afflictions, pour ainsi dire. Alors, de la même manière qu’Israël n’est point capable d’endurer la souffrance de l’exil, c’est ainsi de même, pour ainsi dire, avec le Tout-Puissant. Surement alors, il accéléra la rédemption, car au moment que nous quitterons l’exil (galut), Il le quittera aussi, comme c’est écrit dans notre texte, « et moi-même je te ferai remonter ».

D’après un article du rabbin J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

Le Pain selon les jeunes

Pourquoi est-ce que mes enfants gâchent tout ?

D’accord, j’avoue : J’ai émis ce cri exaspéré au moins une ou deux fois. Peut-être même une fois par semaine. Comme la fois où ma fille de deux ans avait jeté tous ses jouets dans le toilette et avait tiré la chasse. Ou la fois que ma très intelligente fille de dix ans avait figuré le mot de passe de mon ordinateur portable et avait réussi à complètement supprimer mon disque dur. Ou bien, toutes les fois qu’ils ont vidé mes tiroirs, mon réfrigérateur, mes placards, mes étagères, et ont créé des désordres glorieux. Dois-je continuer ? Mais lorsque je me trouve au milieu du chaos et l’aggravation, il y a une petite phrase qui m’aide à garder un esprit saint. « Le pain selon les jeunes ».

Dans la portion de la Torah pour cette semaine, Vayigash, nous lisons sur le soutien généreux que Joseph offre à ses frères et leurs familles pendant la famine, après être installés en Égypte : « Joseph fournit du pain à son père et à ses frères, et a toute la famille de son père, selon le nombre des enfants. Rashi interprète les mots « pain selon les jeunes » pour vouloir dire que Joseph avait fourni assez pour répondre aux besoins de chaque membre de la famille.

Le Midrash explique que en fait, Joseph avait fourni plus qu’ils en avaient besoin, car les enfants « émiettent plus qu’ils en mangent ». Autrement dit, ça y fait partie. Les enfants émietteront leur manger. Ils feront des dégâts. Ils gaspilleront la moitié de ce qu’on leur donne. Ils iront dans vos affaires et les détruiront. Tout ce gaspillage doit être pris en compte dans le budget familial.

Joseph a provisionné pour ses frères d’une manière si exemplaire, que nous demandons à Dieu même de prendre note : « Prête l’oreille, berger d’Israël, Toi qui conduit Joseph comme un troupeau ».4 Sur ce verset, Rashi donne commentaire, « Tout Israël est appelé par le nom Joseph car il les a soutenus et maintenus en temps de famine ». Le Midrash interprète le verset comme une supplication à Dieu, pour nous « conduire comme Joseph conduit ses moutons ».

Joseph a préservé durant les années de surplus pour les années de faim ; alors, de même, préserver pour nous de ce monde, pour le monde à venir. Joseph avait fourni pour ses frères selon leurs actes, tel que c’est dit, « pain selon les jeunes » ; alors, de même, fournissez pour nous selon nos actes. Rabin Menachem a dit au nom du Rabin Avin : « Les frères de Joseph l’ont mal traité et il les a repayés avec gentillesse ; nous aussi, nous Vous avons mal traité mais Vous demande de nous repayer avec gentillesse ».

En pourvoyant a ses frères en Égypte, non seulement Joseph leur a accordé plus qu’il ne suffisait pendant les années de famine, mais aussi, leur a tous donné la force de démontrer la patience et tolérance, de repayer le mal avec le bien, d’ignorer les défauts et de pardonner les erreurs.

Et c’est de la même façon dont Joseph a traité ses frères que nous voulons que Dieu s’occupe de nous.

Nous sommes les enfants de Dieu et Il nous provisionne avec tous ceux dont on a besoin, que ce soit matériel ou spirituel. Mais nous sommes des enfants et n’apprécions pas la moitié de ceux qui nous est donné. Nous gaspillons les cadeaux offerts par Dieu ; nous gâchons. Même lorsqu’on fait des mitzvahs, la vraie valeur de ces actes nous échappes. Nous les faisons tout en ayant la tête ailleurs, nous les faisons avec des arrières pensées. De tout ce que nous étudions de la Torah, nous ne nous en souvenons qu’un peu.6 Alors que Dieu nous donne par sa grâce, encore et encore, « le pain selon les enfants », tel que Joseph a fait pour ses frères.

Dieu sait que notre plus grand désir est de se rapprocher vers Dieu et d’accomplir sa volonté. Il est vrai que notre immaturité spirituelle nous mène à des actions qui ne reflète pas cette volonté intérieure, non pèche, nous demandons à Dieu de « s’occuper de nous selon nos actions » - de prendre compte de la vraie valeur spirituelle de nos mitzvahs, même dans les moments où nos pensées et intentions sont moins que parfaits. Nous Lui demandons de fermer les yeux sur nos imperfections, de pardonner tous ce que nous gâchons, et de se concentrer plutôt, sur notre valeur intérieure – comme Joseph a fait pour ses frères.

D’après un article de Chana Weisberg