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Nourriture pour l’âme

Chavouot

Chavouot 2021 (une fête de deux jours, célébré du coucher du soleil le 16 mai jusqu’à la tombée de la nuit le 18 mai) coïncide avec la date à laquelle D.ieu a donné la Torah au peuple juif au Mont Sinaï il y a plus de 3300 ans. La fête de Shavouot est célébrée en allumant des bougies, en restant réveiller toute la nuit pour étudier la Torah, en écoutant la lecture des dix commandements à la synagogue, en se régalant de produit laitiers et plus encore. 

Cette année, encore une fois, beaucoup d’entre nous allons célébrer seule, rendant nos maisons en lieux de culte. Visitez chabad.org pour des idées et de l’inspiration sur la façon de célébrer Chavouot à la maison.

Le rôle des enfants est important à Chavouot. Lorsque les Juifs étaient devant le Mont Sinaï pour recevoir la Torah, D.ieu a refusé de la leur donner jusqu’à ce qu’ils puissent trouver de dignes garants pour assurer le respect de ses lois. Après que D.ieu eut entendu (et refusé) diverses suggestions, Il accepta la suggestion finale que les enfants soient les garants.

Pourquoi D.ieu a-t-Il préféré l’étude de la Torah de l’enfant dont l’esprit est constamment distrait ? Le rabbin Naftali Silberberg suggère que c’est parce que contrairement à l’adulte, « l’enfant est curieux, mais il ne doute pas de ce qu’on lui enseigne ; il est conscient que sa sagesse et ses connaissances sont limitées et accepte donc ce que dit son parent ou son enseignant. Il pose des questions parce qu’il veut mieux comprendre, pas parce qu’il est sceptique quant aux informations qu’il a entendues. »

Cependant, les enfants ne sont pas les seuls garants de la Torah, ajoute le rabbin Silberberg. « L’adulte qui se consacre à la Torah de manière enfantine, lui aussi peut s’attribuer le mérite d’assurer la continuité de la Torah. »


Chabbat Chalom

L’éthique des pères, chapitre six

En préparation pour la fête de Shavouot, nous étudions l’un des six chapitres de l’Éthique des Pères du Talmud (Pirkei Avot) l’après-midi de chacun des six shabbatot entre la Pâque et Shavouot ; ce shabbat étant le shabbat avant Shavouot, nous étudions le sixième chapitre. 

Parmi les passages de ce chapitre figurent les paroles du rabbin Chananya ben Akashya, qui a dit : « Le Saint Béni soit-Il a voulu rendre le peuple d’Israël méritoire ; c’est pour cela qu’Il leur a donné la Torah et les mitsvot dans une mesure abondante, comme il est écrit (Ésaïe 42 :21) : L’Éternel désirait, pour la vertu [d’Israël], de rendre la Torah grande et glorieuse. (Makkot 23b).


L’esprit sur la matière

Interface

À l’extérieur, la Torah parle la langue de l’humanité. À l’intérieur, c’est une profondeur sans fin. 

La Torah est l’interface entre l’Infini et la création. À l’extérieur, il parle la langue de l’humanité. 

À l’intérieur, c’est une profondeur sans fin. Saisissez l’une ou l’autre extrémité et vous n’avez rien. Saisissez les deux et vous avez D.ieu Lui-même.

Rabbi Tzvi Freeman


Pensées de Machia’h

La fonction ultime du Moshiach

Il est dit de l’ère messianique que « la seule préoccupation du monde entier sera uniquement de connaître D.ieu ». Toute connaissance de D.ieu dérive de la Torah. La fonction ultime du Moshiach sera donc « d’enseigner le peuple tout entier et de l’instruire dans la voie de D.ieu, et toutes les nations viendront l’écouter ». Il révèlera de novelles idées, de nouvelles compréhensions, des enseignements cachés, inconnus et ésotériques de la Torah infinie, permettant aux gens « d’acquérir la connaissance de leur Créateur dans la mesure de la capacité humaine ». Afin de permettre au monde de prendre part à ces nouvelles révélations, l’ère messianique sera donc un temps de paix et d’harmonie, sans « ni famine, ni guerre, ni envie, ni conflit ».

D’apres un article par Rabbi J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

Sons du Sinaï

On dit que si vous parlez à D.ieu, vous êtes une personne religieuse ; si D.ieu vous parles, vous êtes fous. Je suppose que ça veut dire que je suis fou. D.ieu me parle – pas aussi souvent qu’Il le devrait, mais assez souvent.

Je suis peut-être en train de me disputer avec ma femme (le même argument que nous avons déjà eu cent fois) quand une voix intérieure me dit : « Hé ! Attends une minute. Peut-être regardes les choses à sa façon pour une fois. »

Qui a dit ça, moi ? Je ne me parle pas de cette façon !

Ou peut-être quand je marche dans une rue ensoleillée, en pensant à mes pensées habituelles (le solde de mon compte bancaire, ou ce que je vais manger pour le déjeuner) lorsque je ressens une profonde tristesse, un désir soudain de m’accrocher à quelque chose de plus élevé, à quelque chose de plus significatif. Qui a dit ça ? Moi ? Je ne dis pas des choses comme ça, pas depuis l’âge de vingt ans, en tout cas.

Nos sages nous disent que « Chaque jour une voix céleste sort du Mont Sinaï » appelant pour notre retour à la vérité. Le fondateur de la chassidout, le rabbi Israël Baal Shem Tov, demande : Quel est le but de cette voix, si personne ne l’entend ?

Mais nous l’entendons tous, répond le Baal Shem Tov. Chaque fois que nous somme « frappés » par une pensée inattendue qui nous pousse dans la bonne direction (inattendue parce qu’elle est totalement hors de notre caractère) cela signifie que notre oreille interne a capté un écho de la voix divine appelant du Mont Sinaï.

Que vous preniez l’habitude de parler à D.ieu ou pas, vous devriez l’écouter vous parler. Ce sera le moment le plus sain de votre journée.

Rabbi Yanki Tauber

Le midrash nous dit que la voix de D.ieu a donné une sérénade aux Israelites dans les quatre directions, ainsi que d’en haut et d’en bas. 

Avant de transmettre votre message, posez-vous la question suivante : « Suis-je en train de diffuser ce message dans toutes les directions ? Ou y a-t-il une partie de moi qui signale un message complètement diffèrent ? Si tel est le cas, discutez avec vous-même avant d’essayer de convaincre les autres. Si vous n’avez pas intériorisé le message, il y a peu de chances que vous trouviez les autres réceptives.

D’après un article par Rabbi Naftali Silberberg

Nourriture pour l’âme

Entre la Pâque et Shavouot

La période entre la Pâque est Shavouot, les fêtes de la libération et le don de la Torah, est marquée par le comptage des jours du Omer. D’un côté, la fête de Shavouot est un accomplissement, un point culminant de la Pâque. En ce qui concerne le peuple juif, la signification est évidente – Israël n’est pas une nation en vertu de la liberté seule mais aussi en vertu de la Torah. Qu’est-ce que cela signifie pour l’individu ?

La Torah donne à la vie un but, un modèle qui donne une signification au banal. Les mitsvot confèrent une importance spirituelle même aux ordinaires de la vie ; ils rendent le juif toujours conscient de son Créateur. À aucun moment le Juif n’est « libre » ; il y a toujours une norme par laquelle chaque action est jugée. Il n’a pas de sanctuaire privilégié comme refuge contre la responsabilité. Pendant le travail et les repas, la prière et les loisirs également, le modèle de la Torah fait de ces activités des avenues vers D.ieu.

La liberté, pour le Juif, est la libération de l’oppression mais non de la maitrise de soi. La Pâque permet à l’homme de se développer librement, sans aucune interférence de quiconque dans ses activités religieuses. Cette liberté n’est devenue réelle que lorsqu’elle a reçu une direction, lorsque la Torah a montré à l’homme ce que l’homme peut devenir. La Pâque et Shavouot sont des fêtes complémentaires, délibérément liées par le comptage de l’Omer pour souligner leur inséparabilité. Ensemble, ils nous enseignent que l’accomplissement dans ce monde n’est pas un abandon, mais un accomplissement des obligations productives.

Par Rabbi Zalman Posner


Chabbat Chalom

Bénédictions, harmonie et équilibre

Toute la semaine, quand nous nous « luttons » pour gagner de la spiritualité, nous opérons dans un mode masculin de conquête et d’assaut. Nous sommes dans un état de conflit constant, choisissant entre les éléments de notre monde que nous devons développer et ceux qui doivent être rejetés. Mais à chaque shabbat, nous entrons à nouveau dans un cycle d’harmonie, de sérénité et de paix. Le shabbat, nous nous abstenons complètement du processus de sélection et de suppression, alors que nous entrons dans un mode « féminin » en nous-mêmes et dans la création, un état d’harmonie, de paix, de repos et de réceptivité. Pour cette raison, shabbat est appelé au féminin, « Shabbat hamalkah– la reine du shabbat » ou « kallah– épouse ». Le shabbat, nous pouvons enfin absorber la bénédiction du travail de la semaine précédente et nous revigorer pour continuer le nouveau voyage de la semaine à venir. Nous donnons du sens au passé tout en renouvelant nos énergies pour la semaine de travail à venir. Avec les nombreuses exigences de la vie moderne, nous avons plus que jamais besoin du jour saint du shabbat, pour apporter des bénédictions, de l’harmonie et de l’équilibre dans nos vies.

D’après un article par Chana Weisberg


L’esprit sur la matière

Pouvez-vous attendre ?

Les délices du monde nous ont été donnés pour en profiter. Mais la maitrise de soi et la discipline nous rappellent que la vie ne se limite pas à manger de délicieux fruits. Créer des limites autour de nos indulgences aide à créer une concentration et une conscience qu’il y a une plus grande image. Profiter des bénédictions de la vie n’est qu’une petite partie d’une existence aussi remplie de sens, de valeurs et d’un but plus élevé. La cupidité, le manque de contrôle, le besoin de gratification instantanée et l’hédonisme sont destructeurs et créent des vies vides et une existence sans but.

D’après un article par Rabbi Michoel Gourarie


Pensées de Machia’h

Viens à la maison

La plus grande destruction et le plus grand exil ont commencé il y a soixante-dix ans. Car, jusque-là, si une personne juive cherchait un enseignant et un guide pour trouver son chemin vers D.ieu, ou s’il était simplement à la recherche d’une certaine spiritualité dans la vie, il y avait des tsadikim juste au coin de la rue, et tout le monde le savait. Mais lorsque les communautés européennes ont été soudainement et brutalement détruites, restant seulement presque une « poignée » de grands tsadikim, c’est là que les plus grandes ténèbres ont commencé. C’est là qu’a commencé ce détour bizarre, que si une âme juive veut trouver un sens, elle va boire au puits des autres. 

Certes, elle ne sera jamais satisfaite de ces puits, car ils ne sont pas les siens. Une âme qui a vécu pendant 3300 ans en se prélassant dans la spiritualité ne peut tout simplement pas supporter la terre sèche et desséchée. Et, aussi insondable que cela puisse être, cela avait aussi un but. Mais, le moment est venu pour nous de tous rentrer chez nous. 

Par Rabbi Tzvi Freeman 


J’ai toute une histoire pour vous

Être un Cohen

Vous n’avez peut-être pas entendu l’histoire de l’homme qui rend visite à son rabbin et le supplie de le rendre un Cohen. D’après la loi juive, un Cohen doit appartenir à la tribu des prêtres et cet homme était prêt à payer le rabbin n’importe quelle somme d’argent pour cela. Le rabbin explique patiemment que ni lui ni personne d’autre ne peut faire de l’homme un Cohen. Ce n’est tout simplement pas du pouvoir du rabbinat de faire ces choses. L’homme était désespéré. Il était prêt à offrir au rabbin un énorme don s’il lui accordait cette seule faveur. Le rabbin est exaspéré mais intrigué et demande à l’homme pourquoi il est si important pour lui qu’il devienne un Cohen. L’homme répond : « Rabbin, mon père était un Cohen, mon grand-père était un Cohen, je dois aussi devenir Cohen! » La vérité est que même si un homme qui est né dans une famille Cohen qui veut acheter sa place dans sa propre famille, cela n’est pas aussi simple. Être un Cohen n’est pas une blague.

Dans mon expérience, j’ai été impliqué dans un certain nombre de tragédies qui ont émané de l’ignorance « juive » sur le rôle d’un Cohen et les règlements qui concernent les membres de la tribu des prêtres. Malgré que la conduite et le protocole à suivre au cimetière est une importante mitsva pour un Cohen male, le non-respect de ces règlements est entre lui et D.ieu. Cela n’affecte personne d’autre, du moins sous aucune forme tangible. Cependant, lorsqu’il s’agit de choix de mariage, il y a toujours quelqu’un d’autre impliqué et, par la suite, très affecté.

Certaines tragédies sont inévitables. La maladie n’est pas quelque chose qu’une personne saine d’esprit choisit consciemment. Mais la tragédie la plus frustrante de toutes est celle qui était évitable. Et lorsque l’ignorance de nos traditions conduit à la douleur et à l’angoisse, se familiariser avec ces traditions pourrait contribuer grandement à empêcher qu’une tragédie se produise.

Imaginer cette scène : Un jeune homme annonce ses fiançailles et arrive à la synagogue pour réserver sa date de mariage. Le rabbin découvre qu’il est un Cohen et que sa fiancée est divorcée, converti, ou peut-être la fille d’un père non juif. Très sensible, il avise le jeune couple qu’il peut y avoir un obstacle halachique à la célébration de leur union « conformément à la loi de Moïse et d’Israël ». La parasha Emor nous donne les lois de base régissant qui un Cohen peut marier. S’il est vraiment un véritable Cohen et qu’elle appartient en fait à l’une des catégories mentionnées ci-dessus, nous avons un problème.

Maintenant, ma question est la suivante : pourquoi au cours des deux ou trois ans de leur relation, ce problème n’a-t-il jamais fait surface ? La réponse est l’ignorance. Personne ne leur a jamais dit qu’il y avait un problème. Qui est à blâmé ? Eh bien, le rabbin, bien sûr. Il est accusé d’être un fondamentaliste religieux, intolérant, insensible, rigide et inflexible. Eh bien, laissez-moi vous assurer que mes collègues et moi aimons être accueillants en tout temps. Il existe, cependant, des situations où la loi et la tradition juive, qui pour nous sont sacrées et inviolables, peuvent bien sembler faire obstacle au bonheur. Et nous ne sommes pas dans la possibilité de modifier la loi en fonction de l’occasion. Personnellement, je dis qu’éduquer nos jeunes à ce sujet particulier est la responsabilité des parents. Surtout un père qui est un Cohen et qui a transmis cette lignée à son fils a l’obligation morale d’informer son fils de ce que signifie être un Cohen. Certes, il y a des privilèges, comme être le premier à être appelé à la Torah, mais il y a aussi des responsabilités, comme choisir très soigneusement une femme à marier.

Ces types de douleur et de misère sont absolument évitables si nous éduquons nos enfants. Bien avant de s’engager dans une relation amoureuse, les parents doivent informer leurs enfants de savoir avec qui ils sortent. De la même manière qu’aucun mariage mixte ne s’est jamais produit sans une relation sexuelle préalable, aucun Cohen ne souffrirait de déception pour un mariage non autorisé s’il ne sortait qu’avec des filles qu’il pouvait épouser. Il ne devrait pas en entendre parler pour la première fois quand il s’adresse au rabbin avec une date de mariage.

Aujourd’hui, le mariage est un sujet fragile. C’est un énorme défi de rester du bon côté des statistiques. Si la Torah nous dit qu’une union particulière n’est pas casher, plutôt que de ressentir de l’ingérence, nous devrions la considérer comme si le Tout-Puissant Lui-même descendait et nous chuchotait un mot de conseil aimant à nos oreilles : « Faites-moi confiance ; celui-ci n’est pas bon pour toi. » Parfois, nous pensons que la Torah fait obstacle à notre bonheur mais c’est l’inverse. À long terme, cela pourrait bien protéger les deux contre une grave erreur aux ramifications de la vie.

Le sacerdoce est aussi vieux que le peuple juif. Être un Cohen est quelque chose qu’aucun argent ne peut acheter. Qu’il suffise de dire que c’est une bénédiction très spéciale. Faisons-en sorte que nos enfants ne considèrent jamais cette bénédiction comme une malédiction.

D’après un article par Rabbi Yossy Goldman

Nourriture pour l’âme

Lag BaOmer

Lag BaOmer (cette année Vendredi, le 30 avril, 2021) est une journée festive du calendrier juif, célébrant la hilloula (l’anniversaire du décès) du grand sage Rabbi Shimon Bar Yochai, auteur du Zohar. Il commémore également un autre événement. Dans les semaines entre la Pâque et Chavouot, un fléau a fait rage parmi les disciplines du grand sage Rabbi Akiva « parce qu’ils n’agissaient pas respectueusement les uns envers les autres ». Ces semaines sont donc observées comme jour de deuil, avec diverses activités joyeuses proscrites par la loi et la coutume. À Lag BaOmer, les étudiants de Rabbi Akiva ont cessé de mourir. Ainsi, Lag BaOmer porte également le thème de l’amour et du respect envers son prochain (Ahavat Yisrael).

Partout dans le monde, il est de coutume de passer la journée à l’extérieur, en profitant de la beauté naturelle du monde de D.ieu. En cette période de restrictions quant à la manière et à l’endroit où les gens peuvent se rassembler en groupes, certaines communautés juives ont organisé des défilés de voitures et d’autres événements innovants pour célébrer Lag BaOmer. Renseignez-vous auprès des synagogues locales et des centres Chabad pour un évènement près de chez vous. Si vous pouvez vous rentre dans un parc de votre région en toute sécurité, allez-y. Sinon, faites comme vous pouvez, que ce soit dans votre jardin, ou même sur votre balcon. Trouvez de la musique juive ou écoutez simplement vos propres favoris aussi fort que possible, sans déranger vos voisins. Si vous pouvez avoir votre propre barbecue, des hot-dogs ou des steaks casher, selon votre budget, faites un après-midi mémorable et amusant en plein air. 

Lag BaOmer est également un jour où certains des secrets les plus profonds du Zohar, le texte fondateur du mysticisme juif, ont été communiqués. Quelle meilleure activité pour votre célébration de Lag BaOmer (en particulier pour les adultes) que d’apprendre du Zohar ? Visitez Chabad.org pour des informations et de l’inspiration sur Lag BaOmer.


Chabbat Chalom

4ème chapitre

En préparation pour la fête de Chavouot, nous étudions l’un des six chapitres de l’Éthique des Pères du Talmud Avot), l’après-midi de chacun des six Shabbatot entre la Pâque et Chavouot. Demain, nous commençons à étudier le quatrième chapitre. Parmi les merveilleuses paroles de ce chapitre, voici une citation de Ben Zoma. Il disait : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque personne. Comme il est dit (Psaumes 119 :99) : « Grace à tous mes professeurs, je suis devenu sage, car vos témoignages sont ma méditation. » Qui est fort ? Celui qui domine ses inclinations. Comme il est dit (Proverbes 16 :32), « Mieux vaut celui qui est lent à la colère que celui qui a de la force ; celui qui gouverne son esprit plutôt que le « ravisseur » d’une ville. »


L’esprit sur la matière

Délires de colère

Il y a des gens qui vivent leur vie en croyant que D.ieu est en colère contre eux. « Après tout » disent-ils, « pourquoi ne devrait-Il pas l’être ? je l’ai abandonné. J’ai fait des choses qu’Il n’aime pas. En fait, je ne pense presque plus à Lui. Pourquoi devrait-il se soucier de moi ? »

Au contraire, ils se font des illusions. Au cœur de leur conscience brille une étincelle de D.ieu, éveillé et palpitant dans tout ce qu’ils font. En effet, cette étincelle ne les laisse pas seuls ; Et d’en haut ne déverse que l’amour infini qui ne s’apaise ni ne change. Qu’est-ce qui bloque l’entrée de cet amour ? Qu’est-ce qui retient l’étincelle intérieure ? Rien d’autre que ces illusions.

Rabbi Tzvi Freeman


Pensées de Machia’h

« Vous aimerez votre prochain comme vous-même » (Kedoshim 19 :18)

C’est la mitsva éternelle d’Ahavat Yisrael, aimer nos frères et sœurs Juifs, que Rabbi Akiva a appelé « le grand principe de la Torah ». C’est aussi une mitsva qui amènera la rédemption messianique. 

Dans le même contexte, on nous enseigne dans les Pirkei Avot 1 :12 : « soyez des disciples d’Aaron : aimant la paix et recherchant la paix, aimant les créatures (de D.ieu) et les rapprochant de la Torah ». 

Il est certain qu’aujourd’hui, comme nous sommes si proches de la rédemption de la galout (exil) causée par la haine gratuite, nous nous sommes grandement améliorés dans l’observance de cette mitsvaÀ l’heure actuelle, nous devons donc passer à un nouveau niveau. Au cours de ces derniers jours de la galout , nous devons essayer de « goûter » à la qualité merveilleuse de d’Ahavat Yisrael de l’ère messianique, un absolu d’Ahavat Yisrael d’âme à âme, qui transcende toutes les différences insignifiantes qui causent des conflits.  

D’apres un article par Rabbi J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

Colère, colère !

Le rabbin Michoel Gourarie écrit à propos d’un homme qui a raconté l’incident suivant : « L’autre jour, quelqu’un m’a interrompu pendant que je conduisais, provoquant presque un accident. J’ai perdu mon sang-froid, j’ai maudit le chauffeur et j’ai continué à crier pendant un moment. Ma femme m’a suggéré de me calmer et d’apprendre à contrôler ma rage. J’ai argumenté que même si je savais que la colère est un trait négatif et destructeur, cette fois cela n’avait pas d’importance car la personne qui m’a énervé ne pouvait pas entendre ce que je disais, j’étais juste en train de me défouler pour me sentir mieux. Qu’en penses-tu ? »

La réponse du Rabbin Gourarie a été la suivante : « Perdre son sang-froid et maudire le conducteur qui ne peut pas entendre est mauvais pour vous en tant que personne.. Dans le livre du Lévitique, il y a un verset (19 :14) qui déclare : « Vous ne maudirez pas une personne sourde. » Nos sages expliquent que cette interdiction n’est évidemment pas limitée à quelqu’un qui n’entend pas. Se mettre en colère, insulter ou utiliser un mauvais langage envers qui que ce soit est une interdiction. Pourquoi alors la Torah sélectionnerait-elle les sourds ?

Le grand philosophe Maïmonide explique que la Torah nous enseigne une leçon fondamentale dans notre croissance en tant qu’être humain. Parfois, nous croyons qu’un comportement ou un langage négatif n’est problématique que lorsqu’il fait du mal à quelqu’un d’autre. Nous pensons que nous avons le droit de nous comporter comme nous le souhaitons, du moment que nous le gardons pour nous. On pourrait donc croire que maudire une personne sourde n’est pas si grave parce qu’elle n’entend pas ce qui se dit. Cependant, cela est complètement faux.

En se concentrant sur la personne sourde, la Torah corrige cette erreur. Le but et l’avantage d’un comportement approprié sont autant pour nous-mêmes que pour les autres. Nous avons la responsabilité non seulement d’aider les autres et de protéger leur dignité, mais aussi de nous assurer que nous raffinons et développons une identité sensible, compatissante et respectueuse pour nous-mêmes.

« Perdre votre sang-froid et maudire le conducteur qui n’entend pas est mauvais pour vous. Vous devrez explorer des stratégies alternatives et efficaces pour contrôler votre colère. Si vous apprenez à le faire dans votre voiture, vous serez également plus calme avec vos amis et votre famille. Encore une fois, votre femme a raison. Conduisez prudemment et calmement. »

*****

Le rabbin Yossy Goldman écrit : « il y a plusieurs années, j’essayais d’aider un homme à organiser un get (divorce religieux juif) pour sa femme séparée et déjà divorcée civilement. Le problème était qu’elle refusait de coopérer. (Habituellement, le problème est l’inverse.) J’ai donc engagé un de mes amis avocat pour m’aider. Le lendemain, il m’a appelé pour me dire que tout est réglé. Je n’en croyais pas mes oreilles. « Comment avez-vous fait ? » J’ai demandé. Il a répondu avec une sincère sincérité que j’ai été complètement surpris. « Je l’ai appelée et lui ai dit : « je crois que tu n’es pas un ogre. » Immédiatement, j’ai reçu une réponse favorable et l’affaire a été réglé. »  

Personne n’est vraiment un ogre, ajoute le rabbin Goldman. « Si nous pouvons apprendre à donner aux gens le bénéfice du doute, nous pourrions être surpris de voir à quel point ils peuvent être amicaux et coopératifs. »

Nourriture pour l’âme

Deuxième chance

Cette année, le 26 avril (14 Iyar) est « Pessach Sheni » (la deuxième Pâque). Ce jour-là donne la chance à ceux qui ont été incapable de participer à l’offrande de la Pâque de faire cette mitsva exactement un mois plus tard. Il est de coutume de marquer ce jour en mangeant de la matsa et en omettant Tachanun de la prière (consultez Chabad.org pour plus de détails).  

Comment cela c’est passer ? Le rabbin Elisha Greenbaum écrit : « Il y avait un groupe de Juifs qui ont approché Moïse avec un « problème ». Ils étaient rituellement impurs durant la Pâque et avaient manqué l’opportunité d’offrir le sacrifice pascal ; y avait-il quelque chose que Moïse pouvait faire ? D.ieu a dit à Moïse de leur donner une deuxième chance. Exactement un mois après la Pâque, nous célébrons Pessach Sheni, donnant la chance à tous ceux qui n’ont pas pu observer la fête la première fois de le faire.

Pessach Sheni est devenu une fête célébrant la deuxième chance que la vie nous donne. Selon les mots du sixième Rabbi de Loubavitch, et répété à plusieurs reprises par le Rebbe, « Es iz nitoh kein farfalen – il n’est jamais trop tard. Vous pouvez toujours réparer les erreurs du passé. D.ieu est toujours prêt de nous recevoir. Il attend que nous exprimions nos sincères regrets et que nous soyons accueillis de nouveau dans le bercail ».

Malgré que pas toutes les erreurs ne puissent être corrigée, Rabbin Greenbaum dit que « tout peut être modifié ». [Par exemple], « La douleur que vous avez causée dans vos relations était réelle, mais en vous engagent à recommencer et à faire tout ce que vous pouvez pour changer, vous avez la possibilité de construire une toute nouvelle relation, fondée sur la fondation d’un engagement partagé et une nouvelle croissance.

D.ieu n’a jamais promis que nous ne tomberions pas, mais Il nous aidera à remonter. Le passé est mon signe vers l’avenir et les leçons que j’ai apprises de mes trébuchements me protégeront, alors que je cherche mon nouveau chemin dans la vie. Tout ce qu’il faut, c’est de la détermination, du courage et beaucoup de travail. »


Chabbat Chalom

Compter le Omer

Dans la Torah, il est écrit : « Et vous compterez pour vous-même à partir du lendemain du Shabbat, à partir du jour où vous apporter l’Omer (offrande), il y aura sept semaines complètes ; jusqu’au lendemain de la septième semaine, vous compterez cinquante jours (» (Lévitique 23 : 15-16). Ces versets nous commandent de compter sept semaines à partir du moment où l’Omer, la nouvelle offrande d’orge, a été apportée au Temple, c’est-à-dire à partir du seizième jour du mois de Nissan. Nous commençons à compter le deuxième soir de la fête de Pâque (la nuit du deuxième seder dans la diaspora) et continuons jusqu’à Chavouot, qui est le cinquantième jour après l’offrande. En fait, nous comptons quarante-neuf jours, car nos sages avaient une tradition que l’utilisation du mot cinquante, d’après la Torah, signifiait jusqu’au cinquantième jour.

C’est une mitsva pour chacun de compter les jours du Omer. Pour plus d’informations, visitez Chabad.org.


L’esprit sur la matière

Soyez dans le siège du conducteur

La section de la Torah, Acharei-Motsignifie « après la mort » et fait référence à la mort des deux fils d’Aaron, Nadab et Avihu, qui étaient entrés dans le « Saint des Saints » (Kodesh Hakodashim) sans aucune autorisation, et ont amené avec eux « un feu étrange », un mélange de leur choix. Bien que cette action soit venu d’un désir sincère de se connecter avec D.ieu et de Le servir, leurs actions ont causés leurs morts instantanés. Les commentaires de la Torah expliquent que malgré que leur motivation était réellement la proximité avec D.ieu, leur comportement ignorait complètement les exigences et les directives que D.ieu leur avait données. Ils ont agi émotionnellement et non rationnellement, et leur comportement les a littéralement « consumés », entraînant leur mort. Dans cette portion de la Torah, nous devons comprendre comment les émotions conduisent les pensées et les pensées conduisent les émotions. Ne soyez pas esclave de l’un ou de l’autre, mais intégrez-les pour que vous soyez dans le siège du conducteur.

D'après un article de Hanna Perlberger


Pensées de Machia’h

Faire des Mitsvot

Le but ultime est que le monde se « découvre ». Découvrir que sa beauté est sans fin et sa sagesse insondable, car c’est l’expression ultime du mystère du divin. C’est pour cette raison que les mitsvot de la Torah sont absolument nécessaires. Lorsque vous mettez vos téfilines sur votre tête et votre bras, vous dévoilez ce mystère en vous. Lorsque vous rendez votre consommation de nourriture sacrée en gardent casher, vous dévoilez ce mystère dans le monde qui vous nourrit.

Il en est de même pour chaque mitsva – tous vous relient, vous et votre monde, à un dessein divin supérieur ; à sa réelle signification.

D’après un article par Rabbi Tzi Freeman


J’ai toute une histoire pour vous

Moyen ou normal ?

Un rabbin judicieux a écrit qu’il ne faut pas confondre entre « normal » et « moyen ». Puisqu’il y a des gens qui, tragiquement, peuvent avoir perdu une jambe ; cela voudrait dire que la personne « moyenne » a environ 1,97 jambes. Mais, ce n’est pas « normal ». Une personne normale a deux jambes. Ainsi, lorsque la Torah nous enseigne à être saint et distinctif, cela nous rappelle d’être normaux, et non « à la moyenne ». 

Pour les Juifs, la « normalité » est énoncée distinctement dans la Parasha Acharei Mot (Lévitique 16 : 1-18 : 30). Notre code moral, les relations interdites, qui peut épouser qui et qui ne peut pas – viennent tous de cette Parasha.

Nous lisons ce même chapitre chaque année durant la prière de l’après-midi de Yom Kippour. Chaque année, dans chaque synagogue du monde entier, quelqu’un pose exactement la même question : « Rabbin, pourquoi spécifiquement le jour de Yom Kippour ? N’y avait-t-il pas d’autre section de la Torah à choisir que celle des relations sexuelles interdites ? Est-ce un choix approprié pour le jour le plus saint de l’année ? »

Bonne question. Les rabbins expliquent que c’est, en fait, le test ultime de notre sainteté. Le plus difficile pour l’être humain, ce qui met vraiment à l’épreuve le courage de notre moralité, n’est pas la façon dont nous nous comportons à la synagogue, mais plutôt la façon dont nous nous comportons dans nos chambres. Se conduire de manière convenable en public est beaucoup plus facile que d’être moralement cohérent dans nos vies intimes.

Démodé ? évidemment. Dans un monde de moralité relative en constante évolution, la Torah semble en effet plutôt ancienne.

Les lois établies par l’humain sont constamment modifiées pour s’adapter à l’évolution des temps et des circonstances. Lorsqu’une nouvelle super-autoroute est construite, les agents de la circulation peuvent décider s’il est sécuritaire d’augmenter la limite de vitesse. En cas de pénurie de carburant, ces mêmes fonctionnaires peuvent décider d’abaisser la limite de vitesse afin de conserver l’approvisionnement en énergie. La législation humaine s’adapte constamment aux réalités fluctuantes. Cependant, les lois de D.ieu sont constantes, cohérentes et éternelles. La législation divine régit les questions morales. Les valeurs, l’éthique, le bien et le mal, ce sont des bases éternelles et qui ne changent jamais. L’humanité est confrontée à ces problème depuis des temps immémoriaux. Depuis l’époque des hommes des cavernes, les questions essentielles n’ont vraiment pas beaucoup changé. Les questions de principe moral, bien et mal, sont présentes depuis le tout début. Les choix de vie sont faits par chacun de nous à chaque génération. Ces questions sont intemporelles.

Nous lisons donc que l’adultère était interdit à l’époque de Moïse et est toujours interdit pour nous ; c’est pareil pour l’inceste. Par contre, ça ne me choquerait pas si ceux motivées pour de nouvelles libertés sexuelles commençaient bientôt à faire campagne pour que les relations incestueuses deviennent légales, D.ieu préserve. Et pourquoi pas ? S’il s’agit d’adultes consentants, pourquoi refuser les frères et sœurs ? Étant donné de « la pente glissante de nos montagnes morales », rien n’est plus impensable.

En fin de compte, la moralité ne peut être décidée par référendum. Nous avons désespérément besoin d’une autorité supérieure pour nous guider dans les dilemmes souvent déroutants de la vie. En Égypte et en Canaan, de nombreux comportement dégénérés étaient acceptables, voire populaires. Dans la Parasha, D.ieu dit à Son peuple qu’Il s’attend à ce que nous marchions sur un chemin différent. Nous sommes commandés à être « une nation sainte », distinctement différente surtout dans ce département ; le test le plus difficile de notre moralité. Peu importe ce qui est légal ou à la mode en Égypte, en Canaan, en Amérique ou en Scandinavie, nous avons notre propre guide moral, notre propre livre qui ne nécessite aucune nouvelle édition ou édition révisée pour la nouvelle ère. Cela est parce que le bien est bien et le mal est mal et il sera toujours ainsi.

La moyenne peut être plutôt médiocre. Soyez juste « normal » et conservez votre unicité juive. Ce n’est peut-être pas facile ; Ce n’est peut-être pas politiquement correct. Vous ne gagnerez probablement aucun concours de popularité. Mais, vous serez fidèle aux vérités éternelles de la vie. Et à long terme, vous aurez raison.

Adopté d’un article par Rabbi Yossy Goldman