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Nourriture pour l’âme

Simchat Torah

Suite aux sept jours de fête de Sukkot, nous arrivons à la joyeuse fete de Shemini Atzeret / Simchat Torah. Dans la diaspora, le premier jour est connu par son nom biblique, Shemini Atzeret. Nous vivons toujours dans la sukkah, mais sans bénédiction. Durant cette journée, nous faisons aussi rappel aux défunts en récitant le Yizkor.

Lors du deuxième jour, c’est-à-dire, Simchat Torah, nous terminons et commençons immédiatement le cycle annuel de la lecture de la Torah. Nous marquons cette étape importante et joyeuse en dansant, tout en tenant les parchemins de la Torah en l’air. Ces deux jours sont célébrés en allumant des bougies en soirée, en servant des repas de fête, le jour et le soir et, en s’abstenant du travail. En Israël, la fête entière est compactée en 24hres.

Noter : Avec les mesures et règlements du covide mise en place, les célébrations pour Simchat Torah seront surement raccourcies significativement, socialement éloignées, tenues à l’extérieur, et possiblement même, entièrement annulées. Nous priions pour le jour où cette joyeuse fête sera de nouveau restaurée à sa joie vigoureuse. Peu importe, même si nous célébrons en petits groupes, ou à la distance, ou bien même chez soi, nous ferons de tout notre possible de l’infuser avec la même joie qu’au paravent, et encore plus!

Heures pour allumer les bougies :

Vendredi, le 9 octobre : 18hres01

Samedi, le 10 octobre : après 19hres01, d’une flamme préexistante

Dimanche, le 11 octobre : Fête termine à 18hres59

Chabad.org


Chabbat Chalom

Grace sous feu

La danse de Hakafot (lit. ‘Cercles’) est à la hauteur de la joie de la fête Simcha Torah. Durant cette occasion, nous dansons et chantons avec les parchemins de la Torah. Ce Shabbat commémore la journée fatidique en 1977, lorsque le Rebbe Lubavitcher eut souffert une énorme crise cardiaque pendant la célébration du Hakafot, dans la compagnie de milliers de hassidim dans la synagogue Centrale-Lubavitch, à Brooklyn, NY. Malgré tant de douleur, le Rebbe est resté calme et a insisté de continuer le Hakafot. Seulement une fois terminé, il décida de partir.

Le jour suivant, le Rebbe a demandé que les hassidim célèbrent la fête de Simchat Torah avec la même joie et ferveur que toutes les autres années. Et c’était ainsi. Après la fête, le Rebbe, de son bureau (qui était maintenant converti en salle de soin cardiaque) a adressé et rassuré les hassidim qui étaient déjà très anxieux, à travers un système d’adressage publique. Pendant les prochaines semaines, le Rebbe est resté dans son bureau au siège social mondial Lubavitch, sous surveillance médical. Cinq semaines plus tard, le 1er de Kislev, (un jour pour célébrer et donner grâce) il fut retourné chez lui.


L’esprit sur la matière

Poursuivre l’impossible

Nous sommes ici pour atteindre l’impossible. Pour montrer au monde des trucs qu’il prétend être incapable de faire. Il ne sait comment l’illuminer ; donner vue à l’aveugle ; l’ouïe au sourd ; la douceur à ce qui est amer ; la clarté à l’obscurité. Rendre chaque journée d’ouvrage, un raccord mystique. Arracher le voile du monde et le mener à reconnaitre son unité secrète avec la Divinité.

Lorsqu’ils vous disent, « Vous ne pouvez prendre ce chemin car c’est plus fort que vous ! » - Saisissez et prenez-le comme destin.

D’un article par Rabbin Tzvi Freeman


Pensée du Moshiach

Simcha

La joie (simcha) est un concept central en Judaïsme, surtout dans les enseignements de Chassidim. Le Chassidim explique ce qu’est son importance : « Simcha franchit à travers toutes barrières » Grace à Simcha, il est possible de passer à travers toutes barrières et obstacles pour atteindre nos buts sublimes, surtout dans les affaires spirituelles.

Nous pouvons produire une analogie entre ce maxim et le fait que Moshiach aussi, est « Lui qui perce à travers » (Michah 2 :13). Ceci vient à nous montrer que simcha a le pouvoir de percer à travers les murs – les barrières – et les obstacles du ‘galut’, et accélérer l’arrivée du Moshiach!

D’un article par Rabbi J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire

Est-ce que Dieu a travaillé pendant Shabbat?

J’ai reçu un appel de nouveaux parents qui essayaient de céduler un rendez-vous pour le brit milah (circoncision) de leur fils. Le garçon fut ne dans l’après-midi, peu avant la soirée, et exactement une semaine avant la fête de Rosh Hashanah. Idéalement, le brit se fait le 8e jour de naissance, même si ça tombe sur Shabbat ou Yomtov (Une fête Juive comme Rosh Hashanah ou Pâques). Toutefois, si pour n’importe quelle raison, le brit est différé, nous n’effectuons pas le procès lors du Shabbat ni à Yom Tov, mais le remettons à la prochaine journée disponible.

Si le bébé aurait été né en journée, le brit aurait pris lieu la semaine d’après, le jour avant la fête. Inversement, si le petit était ne le soir, on aurait pu sans risque, faire le brit la semaine d’après, durant le festival.

Nous vivons toutefois, dans un monde imprécis. Il est presque impossible de déterminer exactement ou même avec un degré de précision, le moment ou un jour termine et un autre commence. Les halachistes ont répondu à ce soucis en créant un zone floue : une période de temps connu comme bein hashmashot. Ni pleine journée, ni carrément nuit, il est impossible de définir définitivement la date de naissance d’un enfant qui est ne pendant ces heures.

On ne pouvait pas risquer de tenir le brit le jour avant la fête, puisque ça aurait pu tomber que sur le septième jour de la naissance. Inversement, faire le brit au jour de la fête, aurait profané la fête par raison d’entreprendre une action, qui par droit, aurait dû être complété le jour d’avant. En fin de compte, le halachah (Loi de Torah) a dicté que l’on ne fait ni l’un ni l’autre, et donc, toute la cérémonie était remise jusqu’au jour après la fête.

Ceux qui pratique le Shabbat font de quoi pour cette ambigüité en surveillant le début du Shabbat et le commençant un tout petit peu plus tôt qu’il est exigé. Les heures indiquées pour allumer les bougies dans les calendriers Juives locaux, introduisent le Shabbat un peu plus tôt que nécessaire pour protéger la sainteté du Shabbat et aussi éviter toute impiété involontaire.

Il est intéressant de noter par contre, que Dieu n’a pas soumis à cette mesure de précaution. La semaine prochaine, nous allons lire dans Bereishit (Genèse 2 :2) que « Dieu a fini de créer le septième jour » ce qui pourrait dévoyer quelqu’un à croire que Dieu créer quand même durant le septième jour, s’arrêtant pour se reposer seulement une fois que le Shabbat avait commencé. Pourtant, tous les commentateurs traditionnels interprètent que le verset implique que Dieu continua de crée jusqu’au moment précis ou le sixième jour termina et le Shabbat commença.

Dieu créa la réalité. Le temps est une fonction de sa volonté. Dieu n’a aucun besoin d’ajouter à la sainteté du Shabbat ‘juste en cas’ parce qu’il a inventé cette sainteté et connait bien le moment précis où il l’apporte au monde. La leçon remarquable des six jours de création est non seulement que Dieu ait choisi de crée l’univers, mais qu’il ait continué de crée jusqu’à la dernière minute du sixième jour.

La tentation est toujours présente de faire beaucoup et ensuite arrêter. Se satisfaire avec nos réalisations passes et se diriger vers la ligne d’arrivée. La leçon de vie que la création de Dieu nous apprend, est que chaque moment est précieux, à chaque seconde une nouvelle opportunité se présente – que ce soit pour travailler, s’efforcer, produire, et achever. Nous ne devons surtout pas manquer notre chance de s’associer avec Dieu dans l’acte de création.

D’après un article par Rabbi Elisha Greenbaum

Nourriture pour l’âme

Sukkot

Cette année, la fête de Sukkot commence le 2 octobre, au coucher du soleil et dure jusqu’au soir du 9 octobre. Le travail est interdit les premiers deux jours, les bougies sont allumées en soirée, et les repas de fêtes sont servis, suite au Kiddush, y compris le geste de tromper le challah dans le miel.

La célébration des sept jours de Sukkot sont passés en mangeant, en priant et en socialisant sous la cabane (sukkah). Ceci commémore l’hébergement que Dieu a procuré à nos ancêtres lorsqu’ils traversaient le désert, de l’Égypte jusqu’à la Terre Promise. Se tenir à l’extérieur, en plein air, la Sukkah peut servir comme un endroit d’assemblé favorable, tant qu’on suit les directives du virus corona, recommandé par les autorités de santé. Suite aux Fêtes hautes et stricte qui viennent de passées, Sukkot est plutôt une occasion de joie et de bonheur. Elle est ainsi suivie par une deuxième fête de joie : Shemini Atzeret/Simchat Torah.

Les quatre sortes

Chaque jour de Sukkot (sauf Shabbat), nous prenons le arba minim, ou bien « Quatre Sortes ». Ces branches sont ainsi : une de palme (lulav), deux de saule (aravot), un minimum de trois de myrtes (hadassim) et un de citron (etrog). Ces quatre sortes représentent quatre sortes de Juifs, dont chacun diffère au niveau de pratique et de connaissance de Torah. Les rassemblés démontre notre unité en tant que nation – malgré nos différences externes. Alors avec cet esprit d’unité, tachez de partager vos arba minim avec vos camarades et voisins juifs, même à travers Zoom si nécessaire !

Adapté de l’information sur Chabad.org


Chabbat Chalom

Prières et coutumes

Au moins une k’zayit (approx. 1 oz.) de pain devrait être mange dans la Sukkah durant la première soirée de la fête, entre la tombée du soir et minuit. Une bénédiction spéciale est aussi récité.Pour le reste de la durée de la fête, tous les repas doivent être consommés dans la Sukkah (voir le Code de la Loi Juive ou consulter une autorité Halachic pour avoir plus de clarté vis-à-vis de ce qui constitue un « repas »). La coutume Chabad exige les pratiquants de s’abstenir de manger et même de boire quoi que ce soit hors de la Sukkah, même si ce n’est qu’un verre d’eau.

Le 3 octobre / 15 Tishrei, on allume les bougies apres 19h14.

Les lectures de la Torah pour ce jour (lu dans la Sukkah) sont :

Lévitique 22 :26 – 23 :44

Nombres 29 :12-16

Zachariah 14 :1-21


L’esprit sur la matière

La progression ultime?

Lorsque la Torah nous ordonne de vivre temporairement dans des cabanes pour commémorer notre expérience dans le désert, il semble suggestif que nous recréons cette existence. Non-pèche que ce n’était pas une destination mais à peine une situation temporaire lors de notre trajet vers la Terre Sainte. Alors, pourquoi reconstituons-nous ce scenario ? Peut-être bien que la Fête de Sukkot n’était pas pour ne faire reculer dans un « passe plus simple et primitif ». Au contraire, peut-être que Sukkot est la progression ultime, un énorme saut en avant vers quelque part, sans lequel l’un n’aurai pu y atteindre. Lorsqu’on reste sur place, enracine dans une routine qui parait saine, nous risquons en fait le danger de stagnation. Le Sukkah nous oblige de continuer, de descendre de notre hamac et s’embarquer dans le trajet dont le but est de rendre ce monde une place plus pieux. Privés de la sécurité de chez soi, nous nous retrouvons à faire face à notre responsabilité d’accomplir encore plus.

D'un article par Rabbin Barch Epstein


Pensée du Moshiach

La réalisation des prophéties

Les quatre espèces (donnent effets) a l’accomplissement des prophéties dont «Alors je donnerai aux peuples des lèvres pures, afin qu’ils invoquent tous le nom de l’Éternel, pour le servir d’un commun accord» (Zephaniah 3 :9), et « L’Éternel sera roi de toute la terre ; En ce jour-là, l’Éternel sera le seul Éternel, Et son nom sera le seul nom » (Zacharie 14 :9), ce qui viendra avec la rédemption rapide du Moshiach.

D’un article par Rabbi J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire

Dans la rue pendant Sukkot

Ce qui rend Sukkot si mémorable pour moi, c’est quelque chose que j’aime beaucoup faire depuis la fois où je venais de recevoir mon premier arba minim, (ensemble de quatre sortes). Durant tous les sept jours de Sukkot (sauf Shabbat), nous devons secouer les arba minim chaque matin et le Rebbe, Rabin Menachem Schneerson, de mémoire vertueuse, nous a instruit de prendre notre lulav et etrog et de les passer autour à n’importe qui, qui voudrait réciter la bénédiction et aussi les secouer.

Souvent, les quatre sortes sont corrélé avec les parties du corps. Le etrog (citron) est associé avec le cœur humain, le lulav (feuille de palmier) est relié à la colonne vertébrale, le aravot (saule) représente la bouche, et le hadassim (myrtes) sont assimilés aux yeux.

Lorsque j’approcha mes vingtaines, j’ai eu la détermination de surmonter ma timidité, et d’avoir le chutpah et la fermeté « colonne vertébrale » (lulav) d’approcher le monde cœur à cœur (etrog), les adresser avec ma parole (aravot) et les regarder directement dans les yeux (hadassim) et demander s’ils aimeraient bien citer une bénédiction sur les quatre sortes, dont les sages disent que cela apporte de l’unité chez le peuple Juif.

Au début, juste le mot « non » m’intimidé, comme ceux qui disent qu’ils sont trop occupés, ou bien pas assez savant pour citer une bénédiction en Hébreu. J’aimais surtout fréquenter les hôpitaux et maisons de retraite, jusqu’à qu’ils sont devenus tellement stricte qu’aucun étranger n’était plus capable d’entrer dans une chambre, ni même de lire le nom sur la porte pour voir s’il le résident était Juif.

Au début, je réservais mes visites aux personnes dont je connaissais ou au références personnelles. Petit à petit, j’ai commençai à inclure les voisins, les résidents de salles adjacentes. Après un peu de temps j’ai même eu le courage d’approcher les docteurs et les infirmières dans l’ascenseur. Il est arrivé une fois que j’ai rencontré un docteur dans l’ascenseur et j’ai dû le suivre jusqu’au dernier étage du bâtiment, tellement il était dur à convaincre de citer la bénédiction et secouer !

Et les miracles furent venir ! Une fois, je suis entré dans une salle où une relation était évidemment assise avec un malade. Sciemment, je me suis dirigé vers le malade et la femme dit, ”Ne vous déranger pas, ça fait un an qu’il n’a pas dit un mot.” Je répondis, ”Ce n’est pas grave, je vais simplement placer ceci dans ses mains.” Je place le lulav et etrog bien comme il faut dans ses mains. Le patient a lui-même récité la bénédiction. Tout le monde autour de lui, moi inclus, étaient bouche-bé, et la femme, elle commença à pleurer. Je suis tranquillement sorti de la salle, tout en restant ému.

Il y avait aussi les moments plus comique. Dans une maison de retraite en particulier, j’ai approché une femme ainée, assise sur une berceuse. J’ai doucement placé le lulav et etrog dans ses mains. Elle les approcha de ses yeux qui s’alluma tout de suite. etrog closer to them. I thought she wanted to examine it for flaws. Instead, she proceeded to try and take a bite out of the etrog. Fortunately, my hand was quicker than hers! Oh well, win some, lose some.

En fait, si l’on observe d’une perspective élevée, on sort toujours gagnant. Le Rebbe avait parlé d’un étudiant rabbinique découragé qui avait voyagé pour introduire le Judaïsme à une petite ville dans le Midwest. A son retour, il explique au Rebbe qu’il n’avait même pas trouvé un seul Juif.

Le Rebbe raconte au jeune homme qu’il a reçu une lettre d’une dame qui habite la même ville dont il venait d’avoir visité. De plus, l’écrivain explique qu’elle avait guetté le jeune homme d’une fenêtre portant à un haut étage d’un immeuble. Tellement inspirée de voir ce jeune étudiant se promener dans les rues et montrer son couvre-tète (kippah) avec fierté ainsi que ses franges rituelles blanches (tzitzit), que son âme s’est éveillée en elle, ce qui a lancé un procès d’initialisation qui la reconduira vers son chemin du Judaisme.

Il est possible que le témoignage d’une jeune femme qui se promène dans le couloir d’un hôpital, tout en agitant une branche de palme et un citron jaune-vert, est assez pour agiter les gènes Juives. Même si aucun n’avait été recruté cette journée-là, mon âme Juif chantait et dansait et surement que la musique aurait été entendu de quelque part.

D’un article de Yehudis Fishman.

Nourriture pour l’âme

Yom Kippur

Yom Kippur, le Jour du Grand Pardon, est un jeûn de 26 heures qui commence avant le coucher de soleil dimanche le 27 septembre, jusqu’à la nuit le lundi 28 septembre.

D’Habitude, nous passons la journée à la synagogue mais étant donne la situation ces jours-ci, il y a beaucoup qui seront à la maison, à observer soi seul ou entre famille. De toute manière, nous nous abstenons de manger, de boissons, de se laver, de se sanctifier, de porter du cuir et de relations conjugales. A Yom Kippur, nous prions cinq prières qui correspondent aux cinq niveaux de l’âme, incluant ”Yechida”, qui veut dire l’âme du Moshiach.

Il est coutume de demander pour et de recevoir du gâteau au miel et aussi de donner de la charité juste avant Yom Kippur. De plus, c’est une Mitzvah de manger et de boire la veille de Yom Kippur. Deux repas sont consommés, un dans la matinée et un juste avant le lancement de Yom Kippur. Il est suggéré que le deuxième repas soit assez léger (comme du poulet cuit simple et de la soupe au poulet).

La fête est inaugurée en allumant des bougies (les femmes mariées en allument au moins deux, et les filles célibataires en allument juste une). Pour les hommes qui habitent un foyer uniquement avec hommes, seul un, devrait allumer les bougies pour tous.

A Yom Kippur, ce n’est pas seulement avec Dieu qu’on fait réconciliation, mais aussi entre nous, dans l’espoir de renouveler nos relations et de réparer les blessures etc. Il y a ceux qui considère les pardons comme un geste de faiblesse ou défait, mais en réalité, c’est vraiment le contraire. Un pardon est un signe de puissance et d’amour.

Adapte du pamphlet ”Experimeter les Fêtes” par le Chabad Lubavitch Organisation de Jeunes avec information du Chabad.org


Chabbat Chalom

Chabbat Shouvah

Le Shabbat qui tombe entre Rosh Hashanah et Yom Kippur s’appel Chabbat Shouvah, “Le Shabbat du Retour”. Ce terme viens du Haftarah (les Prophètes) pour ce Shabbat, et commence avec les mots (Osée 14 :2), “Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu….” Ayant lieu durant les “Dix Jours de Repentir” (voir “Lois & Coutumes” pour Tishrei 3), c’est vraiment un temps propice pour rectifier nos échecs ainsi que nos opportunités manquées et à la place, influencer positivement la nouvelle année. Le maitre Rabin Kabbalist, Isaac Luria (”Ari”) a enseigné que les sept jours entre Rosh Hashanah et Yom Kippur (qui comprend toujours un dimanche et un lundi, etc), correspond aux sept jours de la semaine. Le dimanche entre Rosh Hashanah et Yom Kippur contient tous les dimanches de l’année ; de même, le lundi contient tous les lundis de l’année et ainsi de suite. Shabbat Shuvah est donc un genre de jonction (croisement) et se présente à un moment spécifique ou l’on est capable d’influencer tous nos Shabbats de l’année.

Chabad.org


L’esprit sur la matière

Vous êtes une âme

”Je ne sais aucune façon de faciliter le jeûn,” écrit le Rabin Aron Moss. Mais certainement, le jeûn peut être une expérience spirituelle. Au lieu d’ignorer la faim du corps, pourquoi ne pas prendre cette occasion pour vous rapprocher de votre âme !

Lorsque le grondement de votre estomac commence à résonner à travers vos prières de Yom Kippur, essayez cette méditation : Ne suis-je pas plus qu’un repas? La réponse dépend :

Si le corps n’est simplement qu’un corps, alors oui, vous vous égaler avec le manger. Mais en réalité, votre corps n’est pas votre totalité. Vous n’êtes pas juste qu’un corps. Vous êtes une âme. Pendant Yom Kippur, devenait un observateur du corps, du point de vue de votre âme. Observer comment votre corps souffre de faim ; comment il fait pitié avec sa faiblesse et décidez, en vous-même qu’avec la nouvelle année qui arrive, vous n’allez pas estimer votre corps et ses plaisirs temporelles le contenu total de votre vie. Au contraire, faites-vous la promesse de prendre bien soins de votre corps pour qu’il sert comme véhicule de bonneté, afin d’achever la mission pour laquelle votre âme est en fait venu à ce monde et de l’accomplir ”


Pensée du Moshiach

La Troisième Temple Sacrée

If Moshiach should appear during the Ten Days of Penitence, it is conceivable that people should eat and drink on Yom Kippur, if it falls during the seven days’ dedication of the Third Beis HaMikdash (Temple Sacrée). Ceci était le cas avec la Première Beis HaMikdash, and the people of that time ate and drank on Yom Kippur. How much more would this be the case with the Third HaMikdash, auquel le Zohar relates the verse, “The glory of this latter House shall be greater than that of the first.” It is reasonable to assume that its greater glory will be apparent not only (as with the Second Beis HaMikdash ) dans sa structure et durée, mais aussi dans son dévouement – qui serait tout au moins égal à celle de la Première Beis HaMikdash. Chabad.org


J’ai toute une histoire

Le Yom Kippur de Zaidy

Je suis debout au shul, incapable de rester sur place, je me penche sur une jambe et ensuite sur l’autre, je fais tout pour oublier le grondement de mon pauvre et misérable estomac vide. Je feuillette à travers le machzor to see how many pages remain until the end of the service. My mind begins to wander; I am transported back to another Yom Kippur, years ago.

Dans ma petite rêverie, je me vois retourné à l’enfance, et je vois aussi mes grands-parents qui sont venus passer les Fêtes avec la famille. Mon grand-père, malgré qu’il n’était que dans ses soixante dixièmes, avec sa longue barbe blanche et ses sourcils noirs touffu, il me paraissait une centaine d’années au minimum ! Ce Yom Kippur là, j’avais tant essayer de rester au shul instead of running outside to play with my friends. I sit in my seat listening intently and trying to follow along. Suddenly, my ears perk up to the sound of a familiar voice ringing out—it is an old voice, but powerful and steady. It is my zaidy (grandfather); he is saying the mourner’s kaddish du deuil pour son père, dont son yahrtzeit (date de décès) tombe sur Yom Kippur.

Mes pensées me prennent à un autre Yom Kippur, à la Russie Communiste. Le Rabin Aryeh Leib Kaplan vient tout juste d’organiser un minyan in a private house in Ch’ili, after being exiled there for the illegal activities of spreading Jewish teaching and observance in his hometown of Kiev. The ever-watchful KGB, infuriated at Aryeh Leib’s persistence in his “crimes” even in his place of exile, send a goon squad to beat him up on his way home from the clandestine Yom Kippur prayer group. Aryeh Leib’s friend is beaten to unconsciousness, and Aryeh Leib just manages to drag himself to the nearest Jewish family to tell them about his injured friend before he collapses and dies. He leaves a young widow and four orphans. One of them is Zaidy.

Encore un autre Yom Kippur qui me vient à l’esprit. C’est une image de Zaidy sauf que là il est jeune et fort. Il est entouré de criminels impitoyables dans une prison sombre. Comme son père, lui aussi se trouve emprisonné pour le crime odieux d’observer et pratiquer le Judaïsme en Russie Communiste. En prison, chaque prisonnier reçoit un morceau de pain par jour. Zaidy sait qu’il doit absolument garder ce pain jusqu’à après le jeûn, sinon il mourra de faim. Non pèche, s’il ne bouffe le pain tout de suite, un des prisonniers l’arrachera surement de ses mains. Zaidy approche ”Le Chef” de la cellule – un homme durcie par la vie criminelle et quelqu’un dont tous les autres prisonniers craint et respect. Zaidy lui présente son dilemme et par miracle, Le Chef décide de l’aider. Le Chef place le morceau de pain sur un rebord et préviens à tous les prisonniers qu’il tuera n’importe qui, qui le touche.

Plus tard, Zaidy a besoin de savoir quand le jeûn termine, mais il est impossible de voir l’heure de sa cellule car la toute petite fenêtre se trouve carrément en haut du mur. Zaidy approche encore une fois Le Chef et lui explique sa situation – qu’il doit savoir lorsqu’il fait complètement nuit pour terminer le jeûn. Le Chef donne certains ordres et voilà qu’une pyramide prend forme ! Un criminel sur les épaules d’un autre, jusqu’à qu’ils arrivent à la fenêtre. Les prisonniers répètent cette pyramide chaque quelques minutes jusqu’à que Zaidy confirme que le jeûn est effectivement fini.

La voix du chantre perce à travers ma petite rêverie et me ramène brusquement à ma machzor. Je me remets à prier tout en pensant à Zaidy et à mon arrière-grand-père. Je les sens me sourire d’en haut.

Zaidy, Moshe Binyamin Kaplan, of blessed memory, passed away on the 13th of Tammuz 5765 (2005), at the age of 87. The story of his Yom Kippur in prison is just one of many of his heroic acts in order to keep Judaism in Communist Russia.

Par Devora Leah Reisenberg

Nourriture pour l’âme

Roch Hachana

Rosh Hashanah est l’anniversaire de l’univers, le jour où D.ieu a créé Adam et Eve, et il est célébré en tant que la tête de l’année juive. Les Kabbalistes enseignent que l’existence continuelle de l’univers dépend du désir de D.ieu d’un monde, désir qui se renouvelle lorsque nous acceptons Sa royauté à nouveau chaque année à Roch Hachana.

Rosh Hashanah commence au coucher du soleil à la veille de Tishrei (18 sept. 2020) et se termine après la tombée de la nuit du 2 Tishrei (20 sept. 2020). L’observance centrale est de sonner du chofar (corne de bélier) les deux matins de la fête (sauf le Shabbat), qui se fait normalement à la synagogue dans le cadre des services de la journée, mais peut être fait ailleurs pour ceux qui ne peuvent pas y assister.

Les festins de Roch Hachana comprennent traditionnellement du pain ‘halla rond (parsemé de raisins secs) et des pommes trempées dans du miel, ainsi que d’autres aliments qui symbolisent nos souhaits pour une douce année. Beaucoup de gens mangent des parties de la tête d’un poisson ou d’un bélier, exprimant le souhait que « nous soyons de la tête et non de la queue ».

D’autres observances de Roch Hachana incluent l’allumage des bougies le soir et l’abandon du travail créatif.

Avec Yom Kippour (qui suit 10 jours plus tard), il fait partie du Yamin Nora’im (Jours de crainte, ou les grandes fêtes). En savoir plus sur Roch Hachana sur www.chabad.org.


Chabbat Chalom

Allumage des bougies du Chabbat et des fêtes

Les filles et toutes les femmes qui sont dans la maison (ou s’il n’y a pas une femme dans la maison, le chef de la maison), allument des bougies pour inaugurer chaque nuit de la fête. Le rabbin Menachem Posner écrit : "Avant le début de la fête le vendredi après-midi et encore une fois après la nuit tombée le samedi soir (d’une flamme préexistante), nous allumons des bougies festives pour inaugurer la fête. Qu’elles donnent sur une grande salle de bal ou placées sur une table avec un seul couvert, nos bougies des Fêtes apportent une lumière sacrée et une lueur festive à nos dîners des Fêtes. »

Le vendredi 18 septembre, allumez les bougies du Shabbat et des Fêtes à 18 h 41.

Le samedi 19 septembre, allumez les bougies des Fêtes après 19 h 41 à partir d’une flamme préexistante.

Le dimanche 20 septembre Fin de la Fête à 19 h 39


L’esprit sur la matière

Ne soyez pas votre propre avocat

En tant qu’êtres humains pensants, nous avons une capacité illimitée de trouver des excuses, de découvrir des façons ingénieuses et novatrices de distancer l’auteur de l’acte. On peut mettre le blâme sur la jeunesse, sur la vieillesse, sur les parents, sur les enfants, sur les difficultés financières, sur l’environnement quotidien, sur l’état psychologique. Nous pouvons facilement décharger n’importe qui de n’importe quelle responsabilité pour des actes négatifs qui souillent leurs mains.

Nous pouvons tous être de merveilleux défenseurs et avocats les uns pour les autres, et le Miséricordieux d’en haut aime sûrement entendre de telles choses.

Mais si tu veux avancer dans la vie, ne sois pas ton propre avocat.

Rabbi Tzvi Freeman


Pensée du Moshiach

Qui sera le Machia’h?

Voici les critères pour identifier le Machia’h, comme écrit par Maïmonide : Si nous voyons un chef juif qui (a) travaille à l’étude de la Torah et est méticuleux sur l’observance des mitzvot, (b) influence les Juifs à suivre les voies de la Torah et (c) livre les "batailles de D.ieu"—une telle personne est le " Machia’h présomptif." Si la personne a réussi dans tous ces efforts, puis reconstruit le Temple Saint à Jérusalem et facilite rapatriement des Juifs en Terre d’Israël—alors nous sommes certains qu’il est le Machia’h. Chabad.org


J’ai toute une histoire

Célébrer Roch Hachana Seul

Je suis une femme âgée, vivant seule, avec des problèmes de santé, et pour ceux comme moi, cette année ne sera pas comme les autres. J’observerai les fêtes à la maison, toute seule.

J’ai l’habitude de prier au centre ‘Habad de mon quartier, d’écouter le ‘hazan (cantor) faire le « gros du travail » de réciter les prières, de laisser mon esprit vagabonder à volonté, de laisser le rabbin rendre le service significatif avec son commentaire, d’écouter la sonnerie du Chofar.

Pendant les services, j’étais plus comme un passager qu’un conducteur. Je pouvais regarder par la fenêtre et profiter du paysage parce que je n’avais pas à conduire la voiture. Cette année, tout sera différent. Mais est-ce que différent signifie mauvais? Est-ce que quelque chose ne peut pas être différent et bon?

Alors, j’ai décidé de chercher de nouvelles façons de rendre cette année fraîche et excitante. Et vraiment, ne devrions-nous pas le faire chaque année? Chaque année, nous nous tenons devant Dieu, Lui demandant de pardonner nos défauts, Lui demandant de nous voir favorablement, Lui demandant de nous donner une autre année pour grandir et s’améliorer. Cela devrait-il se faire en pilotage automatique?

C’est vrai, nous vivons des temps difficiles. Mais la tradition hassidique enseigne que toutes les expériences - même les plus difficiles - sont des occasions de révéler la bonté qui existe en tout. D.ieu a mis la bonté dans toutes ses créations, mais nous devons choisir de la chercher. Parfois c’est facile, parfois c’est difficile, mais c’est toujours notre choix.

Cette année, j’ai été forcée de sortir de ma zone de confort par des circonstances que je ne peux pas contrôler. Même si je le voulais, je ne peux pas me mettre en mode pilote automatique. Mais être le chauffeur signifie que je serai en contrôle du voyage. Et c’est là, je crois, que réside la bonté dans cette période de fêtes très différente. Je vais contrôler le voyage, et je choisis de prendre la route panoramique.

J’ai hâte d’aller à mon propre rythme et de prendre le temps de réfléchir à ce que je lis. J’ai aussi commencé à écouter des interprétations musicales des prières que nous chantons (vous pouvez en trouver d’excellentes sur Chabad.org) pour apprendre les mélodies. J’ai appelé mon magasin Judaica local et j’ai acheté un chofar. Mon propre chofar!

Il sera difficile de ne pas être avec mes amis pendant les repas de fête, et rien ne peut remplacer cela, mais je vais m’assurer que j’ai une bonne compagnie sous la forme de livres juifs édifiants. J’en ai rassemblé beaucoup d’excellents au fil des ans, et mes bibliothèques me donnent l’impression que les plus grands esprits juifs de l’histoire sont dans la pièce avec moi, prêts à enseigner et à converser.

Oui, cette année sera différente. On m’a remis mon permis de conduire et les clés de la voiture. J’ai hâte de prendre la route, d’ouvrir les fenêtres et de profiter de la balade. Que votre propre voyage cette saison soit sain, sans obstacle et constructif.

Résumé d’un article de Karen Kaplan