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Nourriture pour l’âme

Choisissez la vie

J’invoque aujourd’hui le ciel et la terre comme témoins pour vous. J’ai mis devant vous la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Et vous choisirez la vie, afin que vous et vos enfants puissiez vivre. (Deutéronome 30:19).

Avons-nous vraiment besoin que la Torah nous dise de choisir la vie ? Quelle personne saine d’esprit choisirait la mort ?

Une réponse possible est que l’on doit prendre une décision consciente de vivre et pas seulement végétater. Et je ne veux pas dire en vivant dans la voie rapide. « Choisir la vie » signifie choisir de vivre une vie significative, une vie engagée dans des valeurs et un but supérieur. Est-ce que cela a fait une différence quelconque en ce que j’ai habité la planète Terre pendant tant d’années? Quelqu’un remarquera-t-il vraiment une différence si je suis parti? Ma vie est-elle productive, utile ?

Il est dit du premier Rebbe de ‘Habad, le rabbin Schneur Zalman de Liadi, que lorsque voulut bénir de richesses Reb Yekutiel Liepler, celui-ci déclina l’offre, disant qu’il avait peur que cela ne le distraie de recherches plus spirituelles. Lorsque le Rebbe a alors offert de le bénir de longévité, Reb Yekutiel stipula que ce ne devrait pas être « des années paysannes, avec des yeux qui ne voient pas et des oreilles qui n’entendent pas, où l’on ne voit ni ne ressent la Divinité ».

Reb Yekutiel était semble-t- il, plutôt difficile. Le saint Rebbe lui offre une incroyable bénédiction, et lui, pose des conditions! Oui, il a choisi la vie, et il a choisi de vivre une vie qui serait utile et productive, et qui ferait vraiment une différence tangible. Il n’était pas intéressé par une longue vie si, essentiellement, cela équivalait à une vie vide de sens. Alors que nous nous trouvons juste avant Roch Hachana, décidons de choisir la vie. Vivons des vies de valeurs de la Torah et de nobles actions. Et puissions-nous être bénis avec une bonne et douce nouvelle année.

Rabbin Yossy Goldman


Chabbat Chalom

Se préparer à Roch Hachana

Le 12 septembre est le dernier Chabbat de l’année juive 5780. La semaine prochaine, nous commençons une nouvelle année - Rosh Hashana - au coucher du soleil à la veille de Tishrei 1, 5781 (Sept. 18) et se terminant après la tombée de la nuit de Tishrei 2, 5781 (Sept. 20). Certaines synagogues ont rouvert de façon limitée. Pourtant, des millions de Juifs attendent patiemment leur heure avant de se mêler à nouveau aux autres. N’oubliez pas que vous n’êtes pas seul. Le site www.chabad.org est rempli d’inspiration sur les Fêtes (y compris les prières) que vous pouvez imprimer avant le Yom Tov. Si vous prévoyez d’aller à Synagogue, consultez leur localisateur Habad House pour savoir où vous pouvez assister aux services près de chez vous. À MADA, au lieu de tenir nos dîners habituels des Fêtes, nous apportons des repas des Fêtes à ceux qui s’y inscrivent. Pour en savoir plus sur la façon de recevoir un repas, de faire du bénévolat et de faire un don à ce programme, visitez www.madacenter.com


L’esprit sur la matière

Qu’est un Juif Cachère?

Rabbi Lazer Gurkow écrit : "J’ai rencontré une fois un couple juif dans un immeuble où j’avais cachérisé la cuisine de quelqu’un. Quand je leur ai dit qu’une nouvelle famille juive allait emménager dans leur immeuble, ils se sont réjouis. Lorsque j’ai mentionné que je venais de cachérisé la cuisine de la nouvelle famille, ils ont dit : « Aaah, ce genre de Juif. » Après une brève pause, ils se reprirent et dirent : « Ce n’est pas grave, nous accueillons toutes sortes de gens dans notre immeuble. » C’est l’erreur vitale que D.ieu veut que nous évitions lorsque nous lisons la Torah… Les lois de la cacherout ne sont pas pour l’autre genre de Juif. Ils sont pour vous, moi et tous les Juifs de la planète… Le Juif cachère n’est pas un autre genre de Juif. Il est votre genre. Vous aussi êtes un Juif cachère. Même si vous ne le savez pas encore. »


Pensée du Moshiach

Se préparer pour Machia’h

Le Rebbe de Loubavitch signala divers phénomènes mondiaux qui sont des indicateurs clairs que le processus de rédemption a effectivement commencé, et a demandé que nous nous préparions à la Rédemption en commençant à « vivre avec Machia’h, » - en vivant une vie dominée par les valeurs qui caractériseront l’ère messianique. Une façon primaire que ceci est accompli est par l’étude de sujets de l’ère messianique. Étudier ces sujets en fait une réalité dans nos vies, et nous permet de vivre une vie de rédemption, même dans ces derniers moments, avant d’être témoins de la rédemption complète et véritable. Chabad.org


J’ai toute une histoire

Où chercher le sens ?

Il y a une histoire bien connue d’un homme cherchant ses clés sur le trottoir et regardant frénétiquement sous le réverbère. Interrogé par un passant sur l’endroit où il a pu perdre ses clés, l’homme admet qu’il a perdu les clés à l’intérieur de sa maison. Cependant, comme la lumière était beaucoup plus intense à l’extérieur sous le réverbère, il avait pensé qu’il valait mieux chercher là.

Nous lisons ceci et pensons…. Quel imbécile, cherchant son objet perdu, de toute évidence au mauvais endroit, juste parce que c’est l’endroit le “plus facile“ pour chercher. Mais au moins, cet imbécile sait ce qu’il a perdu et où il l’a perdu. Pouvons-nous dire la même chose? Beaucoup d’entre nous, non seulement recherchons nos objets perdu au mauvais endroit, mais nous ne sommes même pas sûrs de ce que nous cherchons. Et malgré cela, quelque chose nous pousse à chercher encore et encore, À quelle fin?

Selon Freud, la motivation première de l’homme est la poursuite du plaisir. “Faux“ dit Nietzsche, “ la motivation première de l’homme est la poursuite du pouvoir.“ Viktor Fränkel, le psychiatre Viennois de renommée mondiale qui pendant trois ans connut la souffrance dans les camps de concentration (et qui endura le meurtre de toute sa famille et de sa femme enceinte) a néanmoins fondé la « logothérapie », qui est la théorie selon laquelle la motivation première de l’homme n’est pas le plaisir ou le pouvoir, mais la recherche du sens.

Donc si la motivation première d’un être humain est la recherche de sens, où cherchons-nous ? Si ce n’est pas dans l’Himalaya, l’ashram, le canapé du psy, la section d’entraide de la librairie, le bureau, le laboratoire, le studio, le terrain ou même le sanctuaire, alors où ?

Dans la portion de la Torah Nitzavim, Moïse nous dit exactement où regarder. « Ce n’est pas dans le ciel. Ce n’est pas non plus de l’autre côté de la mer. Au contraire, la chose est très proche de vous — dans votre bouche et dans votre cœur — pour la réaliser. » Moïse prononça ces paroles au peuple juif le dernier jour de sa vie, sachant que c’était le dernier jour de sa vie. L’enjeu ne pouvait être plus élevé. Qu’y a-t-il de « proche et cher à accomplir » ? « Aimer D.ieu, marcher dans Ses voies et observer Ses commandements ». En un mot, incarner la Torah.

Attendez …. Je vous ai perdu? “pardon,” vous dites, ”Mais la Tora n’est pas le but de ma vie. ” Si votre vision de la Torah est qu’il s’agit d’un tas de « faire » et de « ne pas faire » arides et archaïques, qui commandent une adhésion stricte, semblable à un automate, à un rituel creux et vide de sens, alors je suis tout à fait d’accord avec vous. Je ne trouverais pas du tout cela significatif. Mais ce n’est pas mon point de vue sur la « question de la Torah ».

Si votre religion ne fait pas de vous une meilleure personne, un conjoint, un parent, un ami et un amant de votre prochain, il n’est pas « question de la Torah ». Si votre religion ne vous rend pas compatissant et désireux d’alléger la souffrance, il n’est pas « question de la Torah ». Si vous n’êtes pas inspirés à aimer la justice et la vérité et à vous efforcer de vivre humblement avec intégrité, alors il n’est tout simplement pas « question de la Torah ».

La « question de la Torah »que Moise nous dit de rechercher est en nous, dans nos cœurs. Cela doit être réel et être nôtre. Sinon, cela peut aussi bien être haut dans les cieux ou à travers la mer lointaine; cela ne signifie rien car c’est trop loin de notre orbite pour être pertinent. Mais soyons clairs. C’est nous qui repoussons la Torah, qui disons qu’elle n’est pas pertinente ou accessible. Et tant que nous garderons ce mensonge sur nos lèvres, nous continuerons à chercher un sens sous ce réverbère.

Cela ne veut pas dire que nous devons décider nous-mêmes ce qu’est la Torah ou ce qu’elle signifie. Cela ne veut pas dire que nous pouvons superposer la Torah avec l’approbation de nos émotions ou de nos points de vue politiques. De nombreux phénomènes existent objectivement et indépendamment de nous. Il y a des choses qui « sont » comme la gravité, qui n’a pas besoin de notre « adhésion » pour être réelle et nous affecter. Cependant, alors que la Torah a aussi une vérité et une réalité indépendantes, la Torah veut vraiment notre « adhésion ». D.ieu veut notre partenariat.

Résumé d’un article de Hanna Perlberger

Nourriture pour l’âme

Avertissement

Cela ressort de manière proéminente dans la Paracha Ki Tavo : cinquante-cinq versets consécutifs de misère cauchemardesque et de torture, tous destinés à arriver au peuple juif quand ils seront exilés de leur terre à cause de leurs péchés. Même si D.ieu avait l’intention d’infliger toutes ces punitions à son peuple, quel est le but de les décrire dans la Torah à travers des détails aussi horribles ? Malheureusement, chacune de ces terribles prophéties s’est produite. En effet, si ces versets ne faisaient pas partie de la Torah, on pourrait les confondre avec un mémoire de l’Holocauste écrit par un survivant d’un camp de concentration.

Après avoir vécu de telles horreurs, il n’est que naturel de demander, "Où était D.ieu?" et, "S’il y a vraiment un Dieu, comment a-t-Il pu permettre l’inhumanité et la cruauté de l’Holocauste?" Personne ne remet en question la source de nos bénédictions, mais après avoir enduré une telle douleur atroce, les gens commencent à avoir des doutes. C’est peut-être pour cela que toutes les souffrances sont si vivement décrites dans la Torah. Comment l’Holocauste peut-il être utilisé pour nier l’existence de D.ieu quand D.ieu lui-même nous a informés que cet événement se produirait? Cela ne veut pas dire que nous puissions comprendre les raisons de l’histoire tourmentée de notre nation, mais nous savons que tout cela vient de .Dieu – et donc, en fin de compte, pour notre bien.

Lire cette Parsha et voir comment tout cela s’est passé nous offre une certaine espérance. Cela renforce notre conviction que nous verrons aussi certainement la réalisation de la conclusion de cette prophétie (dans la Paracha de la semaine prochaine) : "Le Seigneur, votre Dieu, ramènera vos exilés, et Il aura pitié de vous… Même si vos exilés sont au bout des cieux, Le Seigneur, votre Dieu, vous rassemblera de là… Et Le Seigneur, votre Dieu, mettra toutes ces malédictions sur vos ennemis et sur tes adversaires qui vous poursuivaient. "

Résumé d’un article du rabbin Naftali Silberberg


Chabbat Chalom

Du vin avant le festin

Le Chabbat entre avec des paroles d’émerveillement répandues sur un vin riche, pour accomplir le verset « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier ». Nous l’appelons kidouchkidouch, un rituel de mots et de boisson, un pont magique du jour de la semaine au jour du repos. Si enchanté nous sommes par le kidouch que nous le répétons sous une forme différente durant le jour. Le kidouch sert de coup d’envoi pour les repas du Chabbat le soir et le jour.

Le kidouch nocturne se compose de trois parties : 1) Trois versets de la Genèse qui racontent comment D.ieu s’est reposé le septième jour et l’a sanctifié. 2) La bénédiction sur le vin. 3) Une bénédiction remerciant D.ieu de nous avoir donné le Chabbat.

Le kidouch de jour se compose de plusieurs versets de l’Exode, suivi de la bénédiction sur le vin.

Pour savoir comment faire, visitez www.chabad.org


L’esprit sur la matière

L’amour selon le Rebbe

Une personne qui aime D.ieu et qui est ouverte à cet amour finira par aimer ce que D.ieu aime — tous Ses enfants. Et son amour le poussera à vouloir rapprocher les enfants de D.ieu de la Torah — parce que c’est ce que D.ieu aime. Celui qui aime la Torah, finira par intérioriser la reconnaissance que le but et la raison d’être de la Torah est de rassembler affectueusement D.ieu et tous Ses enfants. Et celui qui aime vraiment un Juif aimera inévitablement D.ieu, car l’amour de son prochain est, en substance, l’amour de D.ieu, et il sera poussé à rapprocher ses compatriotes juifs de la Torah, qui est l’expression et l’actualisation de leur lien avec D.ieu.

D’après un article du rabbin Yanki Tauber


Pensée du Moshiach

Soyez heureux

Rochel Holzkenner écrit : « L’engagement à vivre sa vie avec joie [même en période de difficulté] a été mis en relief au cours de la révolution hassidique. Et, comme toutes les directives de D.ieu, il faut souvent beaucoup d’engagement et d’autodiscipline. En 1988, le Rebbe dit que la façon de réaliser la transformation globale finale et la rédemption est d’augmenter dans la joie, avec l’intention d’apporter la rédemption complète. Simplement en étant heureux, nous avons le pouvoir de briser nos barrières personnelles et les barrières de l’exil. En termes simples, soyez heureux. Cela vous sera bénéfique. Cela profitera au monde entier. »


J’ai toute une histoire

Juif et sans joie ?

Au milieu des malédictions terrifiantes et inquiétantes de Ki Tavo, il est une phrase unique qui semble suggérer la cause profonde de nos problèmes. Toutes ces calamités vous arriveront « parce que vous n’avez pas servi le Seigneur votre D.ieu dans la joie et la bonté de cœur, quand tout était abondant ».

Le simple sens de ce verset est que nous ferons l’expérience de ces malédictions parce que nous n’avons pas servi D.ieu dans les « bons moments », lorsque nous jouissions de la prospérité et de l’abondance. Nous sommes devenus arrogants, complaisants, et avons oublié notre Créateur et notre ultime mission – ce pourquoi nous avons été mis ici en premier lieu.

Les commentaires offrent diverses autres interprétations, y compris l’idée que nous n’avons tout simplement pas servi D.ieu b’sim’ha, avec joie. Nous avons peut-être fait toutes les bonnes choses, mais nous les avons faites avec le cœur lourd. Nous avons servi D.ieu et observé Ses commandements avec réticence et sans aucun sentiment. Il n’y avait pas d’enthousiasme, pas de joie. Être juif était devenu un fardeau. Nous avons trouvé notre joie et notre satisfaction dans d’autres domaines de la vie, peut-être même dans les domaines indésirables et impies.

L’histoire est racontée d’un juif en Russie d’autrefois qui faisait des affaires avec le poretz, l’écuyer russe local. L’écuyer invita le juif à un déjeuner d’affaires, où il lui offrit des côtelettes de porc et du vin non casher. Lorsque le Juif refusa d’en manger, citant les lois alimentaires juives, l’écuyer demanda : « Et si vous étiez bloqué dans un désert et que vous n’aviez rien à manger à part cela? Ne le mangeriez-vous pas pour sauver votre vie? »

«Eh bien, si c’était une question de vie ou de mort, il me serait permis d’en manger», répondit le Juif. Soudain, l’écuyer sauta de table, sortit un revolver et, le pointant vers le juif, cria : « Bois le vin ou je tire! » Immédiatement, le Juif avala le vin. L’écuyer éclatait de rire et dit : « Je plaisantais seulement. » Alors le Juif rougit de colère et jeta un regard furieux vers l’écuyer. « Pourquoi êtes-vous si en colère? » demanda l’écuyer. « Pourquoi suis-je si en colère? « Je vais vous dire pourquoi! » répondit le Juif. « Vous n’auriez pas pu me forcer à manger les côtelettes de porc! » Ce Juif gardait cachère, mais le faisait-il avec plaisir ou à contrecœur ? Tout en gardant cachère, fantasmait-il sur les côtelettes de porc ?

Les tsars russes du XIXe siècle essayèrent de russifier les jeunes garçons juifs en les enrôlant dans l’armée pendant 25 ans. Ces enfants, appelés cantonistes, seraient séparés de leur famille, de leur peuple et de leur foi. En dépit de leurs souffrances extrêmes, beaucoup ont maintenu leur allégeance au D.ieu d’Israël avec un engagement et un héroïsme total. En effet, trop d’entre eux ont payé de leur vie. On raconte l’histoire de certains de ces jeunes hommes qui ont été enrôlés de force et emmenés loin de leur famille. Ils ont écrit une lettre à l’un des grands rabbins de Russie, demandant son avis sur ce qu’il faut faire au sujet de la cacherout. Devraient-ils manger de la nourriture non cachère, ou se permettre de souffrir de malnutrition et peut-être même mourir de faim? Le sage rabbin leur répondit : « Si, pour rester en vie, vous n’avez pas d’autre choix que de manger du treif, qu’il en soit ainsi. Mais, je vous en prie, ne sucez pas les os à la moelle. »

Où est notre satisfaction, notre plaisir, notre geshmak?

Y a-t-il de la joie dans notre judaïsme, ou est-ce fastidieux et fatigué? Il ne suffit pas de faire la bonne chose. D.ieu veut notre joie, notre enthousiasme, notre ferveur et notre feu. Alors que nous approchons de Rosh Hashanah, décidons de faire tout ce qu’il faut pour trouver l’inspiration dont nous avons besoin pour dynamiser et revigorer notre vie juive. Servons D.ieu Et servons-Le avec joie.

Résumé d’un article du rabbin Yossy Goldman

Nourriture pour l’âme

Nos combats de la vie

Combien de batailles avez-vous livrées aujourd’hui? Aucune, dites-vous? Pensez-y encore. Avez-vous combattu la fatigue afin de garder les yeux ouverts ce matin? Avez-vous combattu les fous embouteillages pour vous rendre au travail? Chaque jour, chaque heure, chaque minute, nous engageons d’innombrables batailles. La Paracha Ki Tetzei commence par nous parler de nos batailles et nous indique les choses vitales à savoir pour les remporter. « Lorsque vous irez à la guerre contre vos ennemis, le Seigneur votre D.ieu vous les livrera en vos mains et vous les capturerez parmi eux des captifs. » (Deut 21:10) La Torah n’écrit pas, si vous allez à la guerre, mais quand. Turbulence et lutte sont inévitables. Nous combattons les vraies guerres tout comme nous en combattons une morale. Nous combattons les traits de caractère tout comme nous luttons pour utiliser notre temps sagement et développer pleinement nos talents. Nous luttons pour protéger nos chers. Voici 3 choses importantes à savoir sur vos guerres.

1. Vos batailles ne vous définissent pas. Ce n’est pas parce que nous sommes constamment engagés dans la lutte que nous sommes définis par eux. Nous gagnons et inévitablement nous perdons. Ne vous concentrez pas sur vos pertes; vous êtes bien plus que vos conflits.

2. Vous ne vous battez pas seul. Lorsque vos batailles deviennent oppressives, lorsque votre ennemi prend le dessus, vous devrez peut-être prendre du recul et réévaluer. Affirmez qu’il n’y a pas d’autre existence que D.ieu. Cela signifie que rien de contraire à la bonté et à la vérité de D.ieu n’a de pouvoir réel sur vous.

3. Vous pouvez grandir de par votre expérience. Tout ce qui est négatif chez l’homme ou dans le monde peut être exploité pour le bien. Vous avez été exposé à cette situation pour une raison. Tirez une leçon de chaque situation.

D’après un article par Chana Weisberg


Chabbat Chalom

N’égarez pas votre compassion

Ce Chabbat... nous écouterons une lecture de la Torah (Deutéronome 25:17-19) qui nous dit de haïr. "Rappelez-vous ce qu’Amalek vous a fait..." nous lisons. "Éradiquer la mémoire d’Amalek de dessous les cieux ; n’oubliez pas !" Amalek n’était pas la seule nation à nous attaquer ; au cours de nos 4000 ans d’histoire, beaucoup d’autres ont fait de même, et pire encore. Pourtant Amalek est identifiée comme l’essence même du mal. Il n’y avait aucune raison rationnelle pour l’attaque d’Amalek sur nous, aucun gain concevable en le faisant. Amalek déteste simplement la bonté et cherche à la détruire partout où elle fleurit dans le monde de D.ieu. Oui, nous sommes enjoints d’aimer toutes les créatures et créations de D.ieu, y compris les moins adorables d’entre elles. Mais quand la haine pure redresse la tête, elle doit être détruite. Dans les sages paroles de nos maîtres : "Celui qui est compatissant envers le cruel finit par être cruel envers le compatissant."

D’après un article du rabbin Yanki Tauber


L’esprit sur la matière

Main-forte sur le mal

Lorsque nous luttons contre le mal, nous « partons à la guerre ». Nous « sortons » de nous-mêmes, car mener une guerre n’est pas naturel. L’environnement d’origine de notre âme est la conscience divine paisible et infinie qu’elle a vécue avant d’entrer dans le corps. Puisque nos âmes proviennent de l’essence de D.ieu, et que le mal n’a aucun pouvoir contre l’essence de D.ieu, nous avons le dessus sur le mal avant même que la bataille n’ait commencé. Nous sommes « sur » – c’est-à-dire au-dessus de – nos ennemis. De plus, D.ieu, en premier lieu n’a créé le mal que pour nous permettre de le vaincre. Pour ces deux raisons, la Torah poursuit en nous assurant que « D.ieu livrera votre ennemi entre vos mains ».

TheRebbe.org


Pensée du Moshiach

Préparer le monde à la connaissance de D.ieu

Parce que la tâche de raffiner le monde est souvent comparée à une bataille, l’un des critères donnés pour identifier Machia’h… c’est qu’il « fera les guerres de D.ieu ». Car il est possible que la tâche de raffiner le monde exige un conflit réel, de sorte que Machia’h « remplisse le monde de justice » en « détruisant le pouvoir des méchants et en livrant les guerres de D.ieu ». Mais ce n’est là qu’une étape. En fin de compte, Machia’h « vaincra toutes les nations qui l’entourent… et perfectionnera le monde entier, [en motivant toutes les nations] à servir D.ieu ensemble, » inaugurant ainsi l’ère où « il n’y aura ni famine, ni guerre, ni envie, ni concurrence… [et] l’occupation du monde entier sera uniquement de connaître D.ieu. »

Extrait d’un article du rabbin Eliyahou Touger


J’ai toute une histoire

Au-delà des étiquettes

J’ai récemment lu une fascinante dissertation où l’auteur décrit une rencontre qu’elle a eue avec un couple dans les rues de Jérusalem. Le couple se décrit comme « ‘hilonim » (laïques). Plutôt que d’être d’accord avec leur autodéfinition, l’auteur commença à les sonder gentiment, dans le but de les aider à réaliser combien orientés vers le Judaïsme ils étaient vraiment.

« Vous vivez en Israël, n’est-ce pas », les a-t-elle défiés. « Vous êtes des personnes honnêtes, décentes et morales qui honorent leurs parents, célèbrent un Seder Pascal, circoncisez vos fils et contribuez à l’amélioration de la société israélienne. Vous n’êtes pas « laïque »; vous êtes de bons Juifs. »

C’est un point subtil, mais important à soulever. Nous devons tous nous améliorer. Nous avons tous des défauts qui nous empêchent d’avancer, mais ce n’est pas une raison pour nous étiqueter par rapport à notre judaïsme.

Cependant, je me demande, juste parce que les gens honorent leurs parents, est-ce que cela signifie qu’ils suivent un mode de vie juif? Peut-être vont-ils à la synagogue une fois par an par habitude plutôt que par croyance. Ils sont peut-être honnêtes en affaires, mais agissent-ils ainsi pour D.ieu, ou par moralité personnelle? Peut-être que l’autodéfinition de ce couple n’était pas si inexacte ?

Il y a une fascinante perspective du Rebbe sur la Mitzva de shik’hah, dont il est question dans la Paracha Ki Tetzei. Il y a certains cadeaux bibliquement mandatés que nous sommes commandés de donner à la charité. Dix pour cent de notre revenu est donné pour ma’asser, nous laissons Péah (les coins de nos champs) non récoltés pour les pauvres, et tout ce que nous oublions dans le champ par accident, shik’hah, nous sommes commandés de laisser derrière pour les moins fortunés.

Lorsque vous récoltez votre récolte dans votre champ et oubliez une bale derrière, vous ne pouvez pas revenir en arrière pour elle. Elle doit être laissé pour le converti, l’orphelin et la veuve, de sorte que votre Seigneur D.ieu vous bénisse dans tout ce que vous faites (Deut. 24:19)

Le commentateur Rashi se demande : pourquoi D.ieu vous bénirait-Il si en premier lieu vous ne vouliez pas laisser la bale de grain derrière? C’était un oubli, mais pas nécessairement de la générosité. Il souligne que vous n’avez pas besoin d’avoir une intention parfaite pour accomplir une Mitzva. Même si quelqu’un laisse tomber de l’argent qui est ensuite trouvé et gardé par une personne pauvre, la Mitzva de donner la charité a été accomplie.

Le Rebbe questionne : Comment est-ce une Mitzva ? Vous ne vouliez pas donner la charité. Vous n’aviez aucune intention positive. Il est même possible que vous ayez été en colère ou déçu lorsque vous vous êtes rendu compte de votre erreur. Où est le mérite de vos actions?

Le Rebbe souligne que c’est un axiome de la croyance hassidique que, en son fort intérieur, chaque juif veut vraiment faire la bonne chose et servir D.ieu. Ainsi, la personne qui a laissé tomber l’argent a réellement voulu donner la Tsédaka. Ceux qui respectent leurs parents sont des êtres moraux et éthiques qui, peut-être inconsciemment, aiment servir D.ieu C’est cela le vrai vous et le vrai juif.

Vous voulez être bon. Vous voulez faire la charité. Vous adoreriez vous asseoir et apprendre la Torah toute la journée. Vous aimez les gens, vous voulez garder le Chabbat et rêvez de vivre une bonne vie juive. Vous ne le savez tout simplement pas (encore).

Quoi que vous fassiez de bien — même les actions involontaires et imprévues qui, rétrospectivement, s’avèrent être pour le mieux — viennent de l’âme et, parce que dans votre cœur, vous aimez D.ieu et vous consacrez aux mitzvot, D.ieu vous bénira dans tout ce que vous faites.

Rabbin Elisha Greenbaum

Nourriture pour l’âme

Essayer de voir le bon chez les autres

La Paracha Choftim commence par le commandement biblique de nommer des juges dans chaque ville pour juger et maintenir une société juste, ordonnée et civile. Fait intéressant, ceci se produit dans la première semaine d’Ellul, le mois dans lequel nous devons nous préparer sérieusement pour les jours de jugement à venir, Rosh Hashanah et Yom Kippour.

Il y a cependant des différences significatives entre les juges terrestres de chair et de sang et le Juge céleste. Dans un tribunal terrestre, si après un procès équitable un accusé est reconnu coupable, alors il n’y a pas vraiment de place pour la clémence de la part du juge. La loi est la loi et elle doit suivre son cours. L’accusé peut verser des torrents de larmes, mais aucun juge humain ne peut être certain si ses remords sont authentiques. Toutefois, le Juge suprême sait si l’accusé regrette sincèrement ses actes ou s’il ne s’agit que d’un acte. Par conséquent, Lui seul est capable de pardonner. C’est pourquoi dans les jugements célestes, Techouvah (le repentir) est efficace.

Une fois, un enseignant fit une expérience. Il tenait une assiette blanche et la montrait à la classe. Au centre de l’assiette se trouvait une petite tache noire. Il demanda ensuite à la classe de décrire ce qu’ils avaient vu. Un élève dit qu’il a vu une tache noire. Un autre dit que ce doit être une cible pour l’entraînement au tir. Un troisième laissa entendre que l’assiette était sale ou endommagée. L’enseignant a alors demandé : « Est-ce que personne ne voit une assiette blanche? »

Il y avait peut-être une petite tache noire, mais c’était essentiellement une assiette blanche. Pourquoi ne voyons-nous que la saleté? Apprenons à trouver le bon dans les autres. Personne n’est parfait, pas même nous-mêmes. Ne soyons pas aussi critiques. Essayons de voir le bien des autres.

Résumé d’un article du rabbin Yossy Goldman


Chabbat Chalom

Faites l’expérience de l’énergie

La qualité unique du Chabbat provient de deux types de mitzvot : les mitzvot de sanctification comme l’allumage des bougies et le Kidouch; et les mitzvot tout aussi importantes qui exigent que nous nous abstenions de certaines activités et de certains travaux. Les interdictions contre le "travail", loin d’être négatives ou lourdes, font partie intégrante de l’expérience du Chabbat comme un jour où le corps et l’âme sont en véritable harmonie. Le rabbin Pinchas Taylor écrit : « Classer quelque chose comme un travail n’est pas évalué en fonction de la quantité de sueur qui s’écoule du front, mais plutôt en fonction du changement créatif ou de la maîtrise humaine de la nature. Le fait de s’abstenir de ces actes, même dans les manifestations les plus mineures, ouvre la voie à l’expérience de l’énergie d’harmonie et de tranquillité que D.ieu a rendue disponible pendant cette journée. » Pour en savoir plus sur l’observance du Shabbat, visitez Chabad.org


L’esprit sur la matière

D.ieu est avec vous

Dans Choftim, nous lisons : « Quand tu pars en guerre contre tes ennemis et que tu verras un cheval et un char, un peuple plus nombreux que toi, tu n’auras pas peur d’eux, car le L’Éternel ton D.ieu est avec toi. » 

Rashi explique que ceci est une question de perspective. Quand nous regardons les forces disposées contre nous, nous voyons un ennemi imprenable, plus nombreux que nous et entièrement équipé pour conquérir. Pourtant, du point de vue de D.ieu, il n’en n’est rien. C’est statistiquement aussi insignifiant qu’un seul cheval. Si nous cessions de chercher des problèmes, nous pourrions commencer à œuvrer aux solutions. La multitude d’ennemis que nous pensions nous attaquaient était tout aussi insignifiante qu’un seul cheval et, avec l’aide de D.ieu, nous vaincrons.

Extrait d’un article du rabbin Elisha Greenbaum


Pensée du Moshiach

L’ère des “conseillers”

Une grande partie de notre monde est malheureusement plongée dans l’obscurité et la nécessité d’avoir des agents attitrés à l’application de la loi ne fait aucun doute. Cependant, pendant l’ère messianique, où toutes les nations du monde poursuivront l’étude de D.ieu et de la Torah, « au lieu d’officiers, il y aura des conseillers », a écrit le rabbin J. Immanuel Schochet. « La tâche des conseillers est d’expliquer et de clarifier aux plaideurs les paroles et les décisions du juge afin qu’ils comprennent et réalisent comment ces décisions sont dans l’intérêt du peuple et pour son propre bénéfice. Ainsi, les gens eux-mêmes voudront suivre les jugements de la cour. Il s’ensuit donc que, à l’ère messianique, les agents n’auront plus besoin d’appliquer la loi, car tous voudront s’acquitter volontairement de leurs obligations.»


J’ai toute une histoire

Êtes-vous objectifs ?

Il était une fois un roi qui aimait beaucoup le tir à la cible. Il pratiquait quotidiennement et organisait des compétitions. Avec le temps, il estima qu’il était devenu assez bon dans ce sport, mais il continuait à essayer de s’améliorer. Un jour, alors qu’il parcourait la campagne, le roi remarqua plusieurs cibles en bois près de la petite hutte d’un paysan. En regardant attentivement, il fut étonné de voir que chacune des nombreuses fléchettes sur les cibles était précisément au centre! Ce simple paysan était apparemment un expert; il avait frappé en plein dans le mille à chaque tentative!

Curieux d’apprendre comment l’homme faisait, le roi frappa à la porte de la hutte. Le paysan qui répondit riait de tout son cœur à la question du roi. « Mais c’est très simple », répondait-t-il naïvement. « Au lieu de dessiner la cible et de la viser, je lance les fléchettes, puis je dessine les cercles autour d’elles. Cela fonctionne à chaque fois. »

La Paracha Choftim interdit aux juges d’accepter des pots-de-vin. La Torah explique ensuite la raison de ce commandement : « Car la corruption aveugle les yeux des sages. »

Vous vous dites probablement : « Sérieusement! c’est la définition d’un pot-de-vin! Quel raisonnement est-ce là? »

Bon point. Mais, en fait, la Torah n’essaie pas d’expliquer ce qu’il y a de mal à payer un juge; il est évident que corrompre un jugement juste est immoral. La Torah cherche plutôt à clarifier un fait. Souvent, les gens disent : « Je peux être objectif dans ce cas, malgré mon lien avec lui. » Reconnaissant la difficulté du bon jugement lorsque des préoccupations personnelles sont en jeu, nous pouvons néanmoins nous convaincre que nous sommes immunisés contre la corruption, intellectuellement et émotionnellement capables de séparer les faits des sentiments.

Pourtant, la Torah nous avertit que le danger de corruption n’est pas seulement une possibilité, ni même une probabilité. C’est un effet automatique. La corruption -- monétaire ou autre -- fausse la perception d’une personne, l’aveuglant littéralement à la réalité. Personne n’est à l’abri.

Nous sommes tous des juges, tout le temps. Nous avons constamment des décisions importantes à prendre, et celles-ci nécessitent une réflexion claire et un examen des faits. Mais souvent, nous pouvons être influencés par les pots-de-vin -- les préoccupations personnelles, les intérêts et les sentiments. Nous avons peut-être les meilleures intentions, mais la possibilité d’une décision purement objective est techniquement hors de notre portée, « car la corruption aveugle les yeux des sages ».

Pour cette raison, il est crucial que chacun d’entre nous ait un mentor, une personne objective sur laquelle nous comptons pour prendre des décisions. Avant de signer sur la ligne pointillée, prenez conseil chez quelqu’un d’impartial. C’est une sorte de vérification de la réalité, une façon de s’assurer que nous visons la cible, plutôt que d’ajuster l’objectif pour qu’il nous convienne.

Par le rabbin Mendy Wolf..