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Nourriture pour l’âme

Nos combats de la vie

Combien de batailles avez-vous livrées aujourd’hui? Aucune, dites-vous? Pensez-y encore. Avez-vous combattu la fatigue afin de garder les yeux ouverts ce matin? Avez-vous combattu les fous embouteillages pour vous rendre au travail? Chaque jour, chaque heure, chaque minute, nous engageons d’innombrables batailles. La Paracha Ki Tetzei commence par nous parler de nos batailles et nous indique les choses vitales à savoir pour les remporter. « Lorsque vous irez à la guerre contre vos ennemis, le Seigneur votre D.ieu vous les livrera en vos mains et vous les capturerez parmi eux des captifs. » (Deut 21:10) La Torah n’écrit pas, si vous allez à la guerre, mais quand. Turbulence et lutte sont inévitables. Nous combattons les vraies guerres tout comme nous en combattons une morale. Nous combattons les traits de caractère tout comme nous luttons pour utiliser notre temps sagement et développer pleinement nos talents. Nous luttons pour protéger nos chers. Voici 3 choses importantes à savoir sur vos guerres.

1. Vos batailles ne vous définissent pas. Ce n’est pas parce que nous sommes constamment engagés dans la lutte que nous sommes définis par eux. Nous gagnons et inévitablement nous perdons. Ne vous concentrez pas sur vos pertes; vous êtes bien plus que vos conflits.

2. Vous ne vous battez pas seul. Lorsque vos batailles deviennent oppressives, lorsque votre ennemi prend le dessus, vous devrez peut-être prendre du recul et réévaluer. Affirmez qu’il n’y a pas d’autre existence que D.ieu. Cela signifie que rien de contraire à la bonté et à la vérité de D.ieu n’a de pouvoir réel sur vous.

3. Vous pouvez grandir de par votre expérience. Tout ce qui est négatif chez l’homme ou dans le monde peut être exploité pour le bien. Vous avez été exposé à cette situation pour une raison. Tirez une leçon de chaque situation.

D’un article par Chana Weisberg


Chabbat Chalom

N’égarez pas votre compassion

Ce Chabbat... nous écouterons une lecture de la Torah (Deutéronome 25:17-19) qui nous dit de haïr. "Rappelez-vous ce qu’Amalek vous a fait..." nous lisons. "Éradiquer la mémoire d’Amalek de dessous les cieux ; n’oubliez pas !" Amalek n’était pas la seule nation à nous attaquer ; au cours de nos 4000 ans d’histoire, beaucoup d’autres ont fait de même, et pire encore. Pourtant Amalek est identifiée comme l’essence même du mal. Il n’y avait aucune raison rationnelle pour l’attaque d’Amalek sur nous, aucun gain concevable en le faisant. Amalek déteste simplement la bonté et cherche à la détruire partout où elle fleurit dans le monde de D.ieu. Oui, nous sommes enjoints d’aimer toutes les créatures et créations de D.ieu, y compris les moins adorables d’entre elles. Mais quand la haine pure redresse la tête, elle doit être détruite. Dans les sages paroles de nos maîtres : "Celui qui est compatissant envers le cruel finit par être cruel envers le compatissant."

D’un article par Rabbin Yanki Tauber


L’esprit sur la matière

Main-forte sur le mal

Lorsque nous luttons contre le mal, nous « partons à la guerre ». Nous « sortons » de nous-mêmes, car mener une guerre n’est pas naturel. L’environnement d’origine de notre âme est la conscience divine paisible et infinie qu’elle a vécue avant d’entrer dans le corps. Puisque nos âmes proviennent de l’essence de D.ieu, et que le mal n’a aucun pouvoir contre l’essence de D.ieu, nous avons le dessus sur le mal avant même que la bataille n’ait commencé. Nous sommes « sur » – c’est-à-dire au-dessus de – nos ennemis. De plus, D.ieu, en premier lieu n’a créé le mal que pour nous permettre de le vaincre. Pour ces deux raisons, la Torah poursuit en nous assurant que « D.ieu livrera votre ennemi entre vos mains ».

TheRebbe.org


Pensée du Moshiach

Préparer le monde à la connaissance de D.ieu

Parce que la tâche de raffiner le monde est souvent comparée à une bataille, l’un des critères donnés pour identifier Machia’h… c’est qu’il « fera les guerres de D.ieu ». Car il est possible que la tâche de raffiner le monde exige un conflit réel, de sorte que Machia’h « remplisse le monde de justice » en « détruisant le pouvoir des méchants et en livrant les guerres de D.ieu ». Mais ce n’est là qu’une étape. En fin de compte, Machia’h « vaincra toutes les nations qui l’entourent… et perfectionnera le monde entier, [en motivant toutes les nations] à servir D.ieu ensemble, » inaugurant ainsi l’ère où « il n’y aura ni famine, ni guerre, ni envie, ni concurrence… [et] l’occupation du monde entier sera uniquement de connaître D.ieu. »

Extrait d’un article du rabbin Eliyahou Touger


J’ai toute une histoire

Au-delà des étiquettes

J’ai récemment lu une fascinante dissertation où l’auteur décrit une rencontre qu’elle a eue avec un couple dans les rues de Jérusalem. Le couple se décrit comme « ‘hilonim » (laïques). Plutôt que d’être d’accord avec leur autodéfinition, l’auteur commença à les sonder gentiment, dans le but de les aider à réaliser combien orientés vers le Judaïsme ils étaient vraiment.

« Vous vivez en Israël, n’est-ce pas », les a-t-elle défiés. « Vous êtes des personnes honnêtes, décentes et morales qui honorent leurs parents, célèbrent un Seder Pascal, circoncisez vos fils et contribuez à l’amélioration de la société israélienne. Vous n’êtes pas « laïque »; vous êtes de bons Juifs. »

C’est un point subtil, mais important à soulever. Nous devons tous nous améliorer. Nous avons tous des défauts qui nous empêchent d’avancer, mais ce n’est pas une raison pour nous étiqueter par rapport à notre judaïsme.

Cependant, je me demande, juste parce que les gens honorent leurs parents, est-ce que cela signifie qu’ils suivent un mode de vie juif? Peut-être vont-ils à la synagogue une fois par an par habitude plutôt que par croyance. Ils sont peut-être honnêtes en affaires, mais agissent-ils ainsi pour D.ieu, ou par moralité personnelle? Peut-être que l’autodéfinition de ce couple n’était pas si inexacte ?

Il y a une fascinante perspective du Rebbe sur la Mitzva de shik’hah, dont il est question dans la Paracha Ki Tetzei. Il y a certains cadeaux bibliquement mandatés que nous sommes commandés de donner à la charité. Dix pour cent de notre revenu est donné pour ma’asser, nous laissons Péah (les coins de nos champs) non récoltés pour les pauvres, et tout ce que nous oublions dans le champ par accident, shik’hah, nous sommes commandés de laisser derrière pour les moins fortunés.

Lorsque vous récoltez votre récolte dans votre champ et oubliez une bale derrière, vous ne pouvez pas revenir en arrière pour elle. Elle doit être laissé pour le converti, l’orphelin et la veuve, de sorte que votre Seigneur D.ieu vous bénisse dans tout ce que vous faites (Deut. 24:19)

Le commentateur Rashi se demande : pourquoi D.ieu vous bénirait-Il si en premier lieu vous ne vouliez pas laisser la bale de grain derrière? C’était un oubli, mais pas nécessairement de la générosité. Il souligne que vous n’avez pas besoin d’avoir une intention parfaite pour accomplir une Mitzva. Même si quelqu’un laisse tomber de l’argent qui est ensuite trouvé et gardé par une personne pauvre, la Mitzva de donner la charité a été accomplie.

Le Rebbe questionne : Comment est-ce une Mitzva ? Vous ne vouliez pas donner la charité. Vous n’aviez aucune intention positive. Il est même possible que vous ayez été en colère ou déçu lorsque vous vous êtes rendu compte de votre erreur. Où est le mérite de vos actions?

Le Rebbe souligne que c’est un axiome de la croyance hassidique que, en son fort intérieur, chaque juif veut vraiment faire la bonne chose et servir D.ieu. Ainsi, la personne qui a laissé tomber l’argent a réellement voulu donner la Tsédaka. Ceux qui respectent leurs parents sont des êtres moraux et éthiques qui, peut-être inconsciemment, aiment servir D.ieu C’est cela le vrai vous et le vrai juif.

Vous voulez être bon. Vous voulez faire la charité. Vous adoreriez vous asseoir et apprendre la Torah toute la journée. Vous aimez les gens, vous voulez garder le Chabbat et rêvez de vivre une bonne vie juive. Vous ne le savez tout simplement pas (encore).

Quoi que vous fassiez de bien — même les actions involontaires et imprévues qui, rétrospectivement, s’avèrent être pour le mieux — viennent de l’âme et, parce que dans votre cœur, vous aimez D.ieu et vous consacrez aux mitzvot, D.ieu vous bénira dans tout ce que vous faites.

Rabbin Elisha Greenbaum

Nourriture pour l’âme

Essayer de voir le bon chez les autres

La Paracha Choftim commence par le commandement biblique de nommer des juges dans chaque ville pour juger et maintenir une société juste, ordonnée et civile. Fait intéressant, ceci se produit dans la première semaine d’Ellul, le mois dans lequel nous devons nous préparer sérieusement pour les jours de jugement à venir, Rosh Hashanah et Yom Kippour.

Il y a cependant des différences significatives entre les juges terrestres de chair et de sang et le Juge céleste. Dans un tribunal terrestre, si après un procès équitable un accusé est reconnu coupable, alors il n’y a pas vraiment de place pour la clémence de la part du juge. La loi est la loi et elle doit suivre son cours. L’accusé peut verser des torrents de larmes, mais aucun juge humain ne peut être certain si ses remords sont authentiques. Toutefois, le Juge suprême sait si l’accusé regrette sincèrement ses actes ou s’il ne s’agit que d’un acte. Par conséquent, Lui seul est capable de pardonner. C’est pourquoi dans les jugements célestes, Techouvah (le repentir) est efficace.

Une fois, un enseignant fit une expérience. Il tenait une assiette blanche et la montrait à la classe. Au centre de l’assiette se trouvait une petite tache noire. Il demanda ensuite à la classe de décrire ce qu’ils avaient vu. Un élève dit qu’il a vu une tache noire. Un autre dit que ce doit être une cible pour l’entraînement au tir. Un troisième laissa entendre que l’assiette était sale ou endommagée. L’enseignant a alors demandé : « Est-ce que personne ne voit une assiette blanche? »

Il y avait peut-être une petite tache noire, mais c’était essentiellement une assiette blanche. Pourquoi ne voyons-nous que la saleté? Apprenons à trouver le bon dans les autres. Personne n’est parfait, pas même nous-mêmes. Ne soyons pas aussi critiques. Essayons de voir le bien des autres.

Résumé d’un article du rabbin Yossy Goldman


Chabbat Chalom

Faites l’expérience de l’énergie

La qualité unique du Chabbat provient de deux types de mitzvot : les mitzvot de sanctification comme l’allumage des bougies et le Kidouch; et les mitzvot tout aussi importantes qui exigent que nous nous abstenions de certaines activités et de certains travaux. Les interdictions contre le "travail", loin d’être négatives ou lourdes, font partie intégrante de l’expérience du Chabbat comme un jour où le corps et l’âme sont en véritable harmonie. Le rabbin Pinchas Taylor écrit : « Classer quelque chose comme un travail n’est pas évalué en fonction de la quantité de sueur qui s’écoule du front, mais plutôt en fonction du changement créatif ou de la maîtrise humaine de la nature. Le fait de s’abstenir de ces actes, même dans les manifestations les plus mineures, ouvre la voie à l’expérience de l’énergie d’harmonie et de tranquillité que D.ieu a rendue disponible pendant cette journée. » Pour en savoir plus sur l’observance du Shabbat, visitez Chabad.org


L’esprit sur la matière

D.ieu est avec vous

Dans Choftim, nous lisons : « Quand tu pars en guerre contre tes ennemis et que tu verras un cheval et un char, un peuple plus nombreux que toi, tu n’auras pas peur d’eux, car le L’Éternel ton D.ieu est avec toi. » 

Rashi explique que ceci est une question de perspective. Quand nous regardons les forces disposées contre nous, nous voyons un ennemi imprenable, plus nombreux que nous et entièrement équipé pour conquérir. Pourtant, du point de vue de D.ieu, il n’en n’est rien. C’est statistiquement aussi insignifiant qu’un seul cheval. Si nous cessions de chercher des problèmes, nous pourrions commencer à œuvrer aux solutions. La multitude d’ennemis que nous pensions nous attaquaient était tout aussi insignifiante qu’un seul cheval et, avec l’aide de D.ieu, nous vaincrons.

Extrait d’un article du rabbin Elisha Greenbaum


Pensée du Moshiach

L’ère des “conseillers”

Une grande partie de notre monde est malheureusement plongée dans l’obscurité et la nécessité d’avoir des agents attitrés à l’application de la loi ne fait aucun doute. Cependant, pendant l’ère messianique, où toutes les nations du monde poursuivront l’étude de D.ieu et de la Torah, « au lieu d’officiers, il y aura des conseillers », a écrit le rabbin J. Immanuel Schochet. « La tâche des conseillers est d’expliquer et de clarifier aux plaideurs les paroles et les décisions du juge afin qu’ils comprennent et réalisent comment ces décisions sont dans l’intérêt du peuple et pour son propre bénéfice. Ainsi, les gens eux-mêmes voudront suivre les jugements de la cour. Il s’ensuit donc que, à l’ère messianique, les agents n’auront plus besoin d’appliquer la loi, car tous voudront s’acquitter volontairement de leurs obligations.»


J’ai toute une histoire

Êtes-vous objectifs ?

Il était une fois un roi qui aimait beaucoup le tir à la cible. Il pratiquait quotidiennement et organisait des compétitions. Avec le temps, il estima qu’il était devenu assez bon dans ce sport, mais il continuait à essayer de s’améliorer. Un jour, alors qu’il parcourait la campagne, le roi remarqua plusieurs cibles en bois près de la petite hutte d’un paysan. En regardant attentivement, il fut étonné de voir que chacune des nombreuses fléchettes sur les cibles était précisément au centre! Ce simple paysan était apparemment un expert; il avait frappé en plein dans le mille à chaque tentative!

Curieux d’apprendre comment l’homme faisait, le roi frappa à la porte de la hutte. Le paysan qui répondit riait de tout son cœur à la question du roi. « Mais c’est très simple », répondait-t-il naïvement. « Au lieu de dessiner la cible et de la viser, je lance les fléchettes, puis je dessine les cercles autour d’elles. Cela fonctionne à chaque fois. »

La Paracha Choftim interdit aux juges d’accepter des pots-de-vin. La Torah explique ensuite la raison de ce commandement : « Car la corruption aveugle les yeux des sages. »

Vous vous dites probablement : « Sérieusement! c’est la définition d’un pot-de-vin! Quel raisonnement est-ce là? »

Bon point. Mais, en fait, la Torah n’essaie pas d’expliquer ce qu’il y a de mal à payer un juge; il est évident que corrompre un jugement juste est immoral. La Torah cherche plutôt à clarifier un fait. Souvent, les gens disent : « Je peux être objectif dans ce cas, malgré mon lien avec lui. » Reconnaissant la difficulté du bon jugement lorsque des préoccupations personnelles sont en jeu, nous pouvons néanmoins nous convaincre que nous sommes immunisés contre la corruption, intellectuellement et émotionnellement capables de séparer les faits des sentiments.

Pourtant, la Torah nous avertit que le danger de corruption n’est pas seulement une possibilité, ni même une probabilité. C’est un effet automatique. La corruption -- monétaire ou autre -- fausse la perception d’une personne, l’aveuglant littéralement à la réalité. Personne n’est à l’abri.

Nous sommes tous des juges, tout le temps. Nous avons constamment des décisions importantes à prendre, et celles-ci nécessitent une réflexion claire et un examen des faits. Mais souvent, nous pouvons être influencés par les pots-de-vin -- les préoccupations personnelles, les intérêts et les sentiments. Nous avons peut-être les meilleures intentions, mais la possibilité d’une décision purement objective est techniquement hors de notre portée, « car la corruption aveugle les yeux des sages ».

Pour cette raison, il est crucial que chacun d’entre nous ait un mentor, une personne objective sur laquelle nous comptons pour prendre des décisions. Avant de signer sur la ligne pointillée, prenez conseil chez quelqu’un d’impartial. C’est une sorte de vérification de la réalité, une façon de s’assurer que nous visons la cible, plutôt que d’ajuster l’objectif pour qu’il nous convienne.

Par le rabbin Mendy Wolf..

Nourriture pour l’âme

Nous sommes ce que nous mangeons

La Paracha Re’eh mentionne les lois alimentaires cachères.

Nous connaissons tous la phrase : Vous êtes ce que vous mangez. Si omniprésent que ce soit, ce n’est pas si loin de la vérité. Selon la Kabbale, tout ce que nous consommons devient non seulement une partie de nous physiquement, mais aussi spirituellement.

Si nous regardons les animaux cachère, par exemple les cerfs, les moutons et les vaches, nous constatons qu’ils sont naturellement timides, modestes, non prédateurs, des animaux calmes. Les oiseaux qui sont cachères sont ceux qui ne sont pas des oiseaux de proie. Nous voyons qu’au niveau le plus simple, les caractéristiques des animaux cachères sont celles que nous chercherions à imiter - des créatures pacifiques, modestes, non prédatrices, "civilisées".

La Torah nous enseigne les signes à rechercher sur un animal cachère, c’est-à-dire qu’il doit ruminer et qu’il doit avoir des sabots fendus. Qu’apprenons-nous de l’idée de ruminer? Que nous ne disons pas immédiatement ce que nous pensons, que nous n’agissons pas toujours sur l’impulsion. Nous "mâchons les choses", nous réfléchissons soigneusement avant d’agir. Qu’en est-il des sabots fendus? Un sabot fendu comporte une fente — le sabot relie l’animal au sol, mais en même temps, il y a une distinction, une séparation. Cela reflète notre approche du monde physique. Nous devons être impliqués dans des affaires matérielles banales, mais nous maintenons également une séparation consciente, une prise de conscience qu’il y a quelque chose de plus au-delà du monde physique, une dimension supérieure, une dimension spirituelle.

Tant de vie juive tourne autour de la nourriture. La Torah nous donne les moyens d’élever cet aspect autrement routinier de notre vie, de l’imprégner de sainteté et d’en tirer des leçons.

Résumé d’un article du rabbin Mordechai Wollenberg


Chabbat Chalom

Chabbat Mévar’him

Ce Chabbat est Chabbat Mévar’him (le Shabbat qui bénit le nouveau mois). Une prière spéciale est récitée pour bénir le Rosh ‘Hodech ("Tête du Mois") du prochain mois d’Ellul, qui tombe le jeudi et vendredi de la semaine prochaine. 

Avant la bénédiction, nous annonçons l’heure précise du molade, la "naissance" de la nouvelle lune. C’est une coutume ‘Habad de réciter tout le livre des Psaumes avant les prières du matin, et d’organiser des farbrengens (réunions ‘hassidiques) au cours du Chabbat.

Chabad.org


L’esprit sur la matière

L’effet miroir

Si vous voyez les défauts d’une autre personne et qu’elle ne vous laisse pas en paix, regardez à l’intérieur de vous-même. Nous sommes tous des miroirs les uns pour les autres. C’est là l’immense bonté que D.ieu a pour nous, car sans cet effet miroir comment pourrions-nous jamais déterminer ce qui a besoin de réparation?

Rabbi Tzvi Freeman


Pensée du Moshiach

D.ieu Se révèlera

En ces temps difficiles, les prédictions apocalyptiques sur les médias sociaux et dans la fiction populaire ne manquent pas. Mais, écrit le rabbin Aron Moss, « la vision juive de la fin des temps diffère grandement des autres visions apocalyptiques. Elle n’aura pas besoin d’être violente, et il n’y aura pas besoin de plus de guerres. Même la punition des méchants peut se faire par des moyens pacifiques… Quand le Messie viendra, D.ieu se révélera, Sa lumière brillera sans retenue, le voile sera levé, et nous verrons que c’était Sa main guidant le monde tout au long. Rien n’était aléatoire, rien n’était une erreur et tout faisait partie de son plan ultime. »


J’ai toute une histoire

Le jeu de la vie

Un rabbin passa une fois une commande avec le tailleur de la ville pour une nouvelle paire de pantalons. Le temps passa, et le tailleur manqua délai promis après délai promis. Finalement, des mois après la date de livraison d’origine, les pantalons était prêt.

Il est vrai qu’ils étaient bien adaptés, mais le rabbin, piqué par ce retard, décida de signaler doucement son mécontentement. "Expliquez-moi quelque chose s’il vous plaît. D.ieu n’a mis que six jours à créer le monde, et vous avez mis près de six mois sur une seule paire de pantalons ? » [Dit le tailleur] « A’hh, comment pouvez-vous comparer, il suffit de regarder quel désordre D.ieu a fait... et regardez cette magnifique paire de pantalon!"

Être juif, c’est se plaindre de D.ieu et être secrètement convaincu que, si on en avait eu l’occasion, on aurait pu faire mieux.

Voici ma question à D.ieu: Dans [la Paracha Re’eh], nous commençons avec le choix immortel : « Voyez, Je mets devant vous aujourd’hui la bénédiction et la malédiction », c’est-à-dire le bien face au mal, la vie face à la mort. Ma question : Ne me donnez pas le choix; ne créez pas le mal. Détendez-vous, laissez-nous nous détendre et nous sommes tous contents.

Le grand maître ‘hassidique, le rabbin Levi Yitzchak de Berditchev, avait une plainte parallèle : "D.ieu, ce n’est pas juste. Pour qu’un Juif soit confronté au mal, tout ce qu’il a à faire est de descendre la rue principale et de découvrir les tentations par pleins wagons, parées de toutes leurs permutations attrayantes. Essaye de lui faire peur sur le droit et étroit, et vous devrez le diriger vers un vieux livre moisi qui détaille les descriptions poignantes des punitions de l’enfer. Je Te le promets, D.ieu, si Tu avais poussé les scènes et les sons de l’enfer à la vue de tous, et enterré les tentations terrestres dans un vieux tome poussiéreux, personne ne serait jamais attiré au péché. Tout est de ta faute!

Il y a quelques années, certains de ces brillants esprits que nous employons pour siéger au département de l’Éducation et émettre des directives amusantes en inventèrent une bonne: désormais, aucun score ne devait être conservé lors de l’arbitrage des sports pour enfants. Perdre, concurrencer et tous ces autres vices méchants sont allés à l’encontre du dernier manifeste de rectitude politique.

Je me souviens avoir argumenté à l’époque que s’ils étaient sérieux au sujet de l’initiative, ils devraient abandonner les poteaux de but (ce qui encourage le comportement égoïste à court terme), pour le développer à sa conclusion logique, qui est de mettre tous les enfants dans la même équipe. Le seul problème, c’est que les enfants n’y ont pas cru.

Le sport, par définition, est compétitif. Sans méthode de pointage, sans gagnant ni perdant, l’exercice devient inutile. C’est la même chose avec la vie.

D.ieu aurait pu créer tous les anges qu’il voulait, se comportant d’une manière exemplaire et marquant des 10 parfaits à chaque fois. Au lieu de cela, il nous a fait. Nous nous efforçons, nous essayons. Nous en gagnons. Nous en perdons. Lorsque nous faisons les choses correctement, nous avançons de quelques places sur le tableau. Trompez-vous, et vous vous retrouverez au bas de la pente, à la recherche d’une échelle pour remonter.

Les récompenses de la vie sont fondées sur notre défaite du mal. Pour nous de changer, de grandir, nous avons besoin d’un adversaire contre qui lutter et finalement la vaincre.

Dans le grand jeu appelé vie, le mal représente les pions venant à vous. Défaites-les, atteignez la ligne d’arrivée, et vous serez couronné reine.

Rabbin Elisha Greenbaum

Nourriture pour l’âme

Marcher la tête haute

Beaucoup a été dit et écrit sur la mentalité de la galout, l’asservissement ressenti par des générations de juifs vivant dans la diaspora. En tant que citoyens de seconde classe depuis tant de générations en Europe de l’Est et dans les pays arabes, les Juifs sont arrivés à perdre leur estime de soi. Enfin, à notre époque, le vieux juif du ghetto fut remplacé par l’Israélien fier, fort et indépendant. Les Juifs aujourd’hui marchent la tête haute.

In the Parsha Eikev, Moses reminds his people never to forget that it was G‑d who took them out of Egypt and who led them through the wilderness into the Promised Land. And he describes the wilderness as “that great and awesome desert.” The wilderness before we reach the Promised Land represents the state of exile. And the problem with this wilderness is that we are impressed with it. In our eyes it is “great.” The big, wide world out there is great, powerful, impressive and all too overwhelming to the Jew.

On oublie que la vraie mentalité de galout ne se limite pas à ceux qui vivent dans un ghetto du XVIIIe siècle. L’exil réel est l’exil intérieur, celui se trouvant dans nos propres têtes et cœurs. L’exil est quand nous considérons le monde non-juif comme tellement grand. Quand nous attachons tant d’importance au monde extérieur, alors nous vivons toujours dans un état d’exil et avec un état d’esprit galouteux, peu importe où nous sommes géographiquement.

Rappelez-vous que la première étape pour quitter l’exil est de cesser d’en être impressionné. Afin de racheter notre terre et notre peuple, nous devons d’abord racheter nos propres âmes et notre propre amour. Puisons-nous ne jamais oublier où réside notre vraie force. Lorsque nous nous souviendrons de Celui qui nous a fait sortir d’Égypte et nous a conduits à travers le désert, et qui est vraiment le plus grand et le plus impressionnant, alors nous pourrons vraiment marcher haut et rester fiers, toujours.

D’après un article du Rabin Yossy Goldman


Chabbat Chalom

l’Éthique des Pères du Talmud

Pendant les mois d’été, du Chabbat après la Pâque jusqu’au Chabbat avant Roch Hashanah, nous étudions un chapitre hebdomadaire de l’éthique des Pères du Talmud ("Avot") chaque après-midi du Chabbat. Dans ce chapitre se trouve la sagesse de Ben Zoma, qui a dit : "Qui est sage? Celui qui apprend de tout homme... Qui est fort? Celui qui domine ses penchants... Qui est riche? Celui qui est heureux de son sort... Qui est honorable? Celui qui honore ses semblables.

Chabad.org


L’esprit sur la matière

Libre Arbitre

La caractéristique principale qui distingue l’être humain de toutes les autres créatures est le libre choix d’action que le Créateur nous a accordé.

Nous pouvons utiliser ce don Divin soit pour l’autodestruction et la destruction de tout ce qui nous entoure ; ou nous pouvons choisir le bon mode de vie, qui nous élèverait ainsi que notre environnement à la perfection la plus élevée possible.

Le Rebbe de Loubavitch


Pensée du Moshiach

Écoutez….

Dans chaque chose que nous voyons, le Machia’h habite, tel l’embryon qui attend de sortir de son œuf. Dans le rythme d’un pissenlit frissonnant dans la brise, dans les yeux des enfants que nous élevons, dans les buts que nous nous fixons dans la vie, dans les machines que nous utilisons et l’art que nous créons, dans l’air que nous respirons et le sang qui coule dans nos veines.

When the world was made, the sages say, the moshiach was the wind hovering over all that would be.

Aujourd’hui, ceux qui savent écouter peuvent entendre sa voix appelant : « Ne me lâchez pas après tous ces temps ! Car le fruit de votre travail et celui de vos saintes mères et de vos saints pères est sur le point de mûrir. »

L’écoute seule suffit pour casser la coquille de l’œuf.

Le Rebbe de Loubavitch


J’ai toute une histoire

Pas de tours de manège gratuits

Il est notoire que l’âge de deux ans a été surnommé « Les terribles deux » alors que les tout-petits commencent à affirmer leur indépendance. Comme si elle était sur la bonne voie, ma douce petite-fille est devenue déterminée à faire les choses « toute seule ». L’un de ses refrains les plus populaires est « Fais-le toi même! ». Sa solution pour les tâches qu’elle préfère repousser, comme l’heure du coucher, c’est simplement « Maman, va-t’en! »

Mais alors qu’un instant elle essaiera de faire les choses par elle-même, la minute suivante elle se blottira ardemment pour se faire lire un livre. Elle exprimera sa reconnaissance quand j’habillerai sa poupée après sa propre tentative frustrante, mais elle va obstinément refuser de me tenir la main en montant l’escalier. Le regard victorieux dans ses yeux lorsqu’elle atteint le sommet est inestimable.

À partir d’environ six mois, la graine d’indépendance est plantée et continue de croître, pour certains d’entre nous farouchement. L’indépendance ne signifie pas que nous n’avons pas besoin des autres, mais plutôt que nous contribuons notre juste part, nos propres efforts, à nos relations et aux circonstances de notre vie.

In this week’s Torah portion, we read the second paragraph of the Shema prayer, while last week’s Torah portion contained the verses of its first paragraph. We are obligated to recite the Shema, a central prayer, every morning and evening. It contains fundamental beliefs about loving and serving G‑d, learning and teaching Torah, and practicing mitzvot. Much of the second paragraph, however, seems to repeat the first, with a few important differences.

Le deuxième chapitre parle de la récompense et du châtiment que nous mériterons en suivant ou non les commandements, alors que le premier omet entièrement cela. En outre, le premier chapitre s’adresse au peuple juif à la deuxième personne du singulier (toi, en tant qu’individu), tandis que le deuxième chapitre nous parle à la deuxième personne pluriel (vous, collectivement).

Il y a deux aspects à l’entretien notre relation avec D.ieu, et chacun est reflété dans le paragraphe respectif de la Chéma. Le premier est le don de connexion de D.ieu avec nous, sans lequel nous ne pourrions jamais avoir une relation avec Lui. Le deuxième, ce sont nos efforts et nos luttes, utilisant nos capacités intellectuelles et émotionnelles limitées pour atteindre des sommets toujours plus hauts et se rapprocher de D.ieu.

La récompense n’est mentionnée que dans le deuxième paragraphe parce que, par définition, une récompense est quelque chose qui doit être gagné par nos propres mérites, pas accordé en cadeau. Ce n’est qu’une fois que nous transpirons pour quelque chose que nous pouvons vraiment ressentir la joie de son accomplissement. De plus, en luttant pour améliorer notre caractère moral, nous devenons des êtres plus accomplis. Dans le cadre de tout nouveau projet, nous développons d’autres éléments de notre personnalité — la résilience, la détermination, l’empathie, la générosité. Nous ne devenons pas des êtres singuliers avec un seul don, mais des êtres pluralistes, multidimensionnels.

Le deuxième chapitre du Chéma nous enseigne que si les fruits de nos labeurs peuvent être moins glorieux et moins brillants, ils sont plus réels. Demandez à ma petite-fille de 2 ans.

Par Chana Weisberg