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Nourriture pour l’âme

Supprimer « le péché inconnu »

Avec l’antisémitisme de nos jours, il est facile d’oublier nos propres transgressions qui servent à aider nos ennemies. Parmi eux se trouve la haine sans raison que certains Juifs entretiennent envers d’autres Juifs. Le premier Temple a été détruit à cause de trois péchés dont les Juifs étaient coupables : l’idolâtrie, les indiscrétions sexuelles et le meurtre. Le deuxième Temple (lorsque les Juifs étaient impliqués dans la Torah, les mitsvot et les actes de bonté) a été détruit parce que nous étions coupables du « péché inconnu » : nourrir une haine sans fondement les uns envers les autres !

Le Rabbi de Lubavitch explique pourquoi la haine et les combats sont le « péché inconnu ». En moyenne, un idolâtre, un adultère, ou un meurtrier est parfaitement conscient de son péché. Les gens sont victimes de la tentation, mais le repentir est éminemment réalisable parce que la personne elle-même est consciente et troublée par les péchés qui souillent son âme. Cependant, la personne qui est coupable d’avoir participé à des querelles et à des propagandes haineuses croit rarement qu’elle est en faute. À son avis, l’autre partie mérite tous les abus qui lui sont infligés ! Ainsi, alors que la haine sans fondement est peut-être le péché le plus manifesté, si peu reconnaissent réellement leur propre culpabilité.

Cela est vrai à la fois dans nos relations interpersonnelles ainsi que dans la regrettable tendance de notre nation à être fortement préoccupée par les querelles entre les « groupes ». À gauche, à droite, au centre, Conservateur, Orthodoxe, Réformiste, Hassidique, Sioniste, et antisioniste. Et la liste continue…

Alors que nous commençons les Trois Semaines, une période de deuil annuel qui commence le 17 Tammuz (dimanche, 27 juin), il est facile de continuer à blâmer « les autres » pour le factionnalisme et la division. Il est beaucoup plus difficile de trouver les défauts en nous-mêmes. La rédemption viendra lorsque nous reconnaîtrons enfin que même si en fait « j’ai raison et il a tort », il n’y a jamais de raison valable de haïr un autre juif.

Inspiré d’un article de Rabbi Naftali Silberberg. Pour plus d’information sur les Trois Semaines visitez Chabad.org


Chabbat Chalom

Éthique des Pères : Sixième Chapitre

Ce Chabbat après-midi, nous lisons le sixième chapitre de l’Éthique des Pères (Pirkei Avot). Le troisième passage déclare : « Celui qui apprend de son prochain un seul chapitre, une seule loi, un seul verset, un seul mot, ou même une seule lettre [dans la Torah], il doit le traiter avec respect. Car c’est ce que nous trouvons avec David, roi d’Israël, qui n’a rien appris d’Achitofel sauf deux choses, mais il l’a appelé son « maître », son « guide » et son « intime », comme il est dit (Psaumes 55 :14) « Et tu es un homme de ma valeur, mon guide et mon ami intime. » Certes, on peut en déduire à fortiori : Si David, roi d’Israël, qui n’a rien appris d’Achitofel a part pour deux choses seulement l’a néanmoins désigné comme son maître, guide, et intime, on comprend que celui qui apprend de son prochain un seul chapitre, une loi, un verset, une phrase, ou même une seule lettre, est obligé de l’honorer… »


L’esprit sur la matière

Intrépide

La douleur est réelle. La peur ne l’est pas. La douleur est réelle, car nous ne sommes pas à notre vraie place. Rien n’est à sa vraie place. Cela s’appelle l’exil. Exil de l’âme.

La peur n’est pas réelle, il n’y a rien à craindre. Parce que peu importe où nous sommes, D.ieu est là avec nous. Car Il est partout. La seule chose que nous devons craindre, c’est de ne plus ressentir la douleur. Que nous puisons imaginer que c’est notre place après tout. Car c’est cette douleur de savoir que nous sommes au mauvais endroit qui nous élève plus haut, au-delà de cet endroit (Likkutei Sichot, vol. 30, p.234).

Rabbi Tzvi Freeman


Pensée du Moshiach

Le message “intérieur” des trois semaines

Les Trois Semaines (entre 17 Tammuz et Tisha Beav) ne se limitent pas au jeûne et aux lamentations. Nos sages nous disent que ceux qui pleurent la destruction de Jérusalem mériteront de la voir reconstruite avec la venue du Mochiach. Que ce jour vienne bientôt, et alors toutes les dates tristes du calendrier seront transformées en jours de joie et de bonheur immenses.

Chabad.org


J’ai toute une histoire pour vous

Reconstruire le Temple avec amour

Parlez de « la culpabilité juive ». On dit que si nous n’assistons pas à la reconstruction du Temple c’est comme si nous assistions à sa destruction. Si ce n’est pas assez difficile, la clé de la reconstruction est simple à articuler mais difficile à faire : aimer un autre juif sans aucune raison (ahavat yisrael). Cet amour répare la « haine sans raison » (sinat chinam) qui a causé la destruction du Second Temple à Tisha Be’av, le 9 Av en 69 EC.

Jusqu’à ce que le Temple soit reconstruit, notre nation cesse de pleurer pendant les trois semaines précédant le 9 Av (cette année le 18 juillet, 2021). Pendant cette période (connue sous le nom de « Trois Semaines ») il n’y a pas de mariages, coupe de cheveux, ni musique. Pendant les neuf jours du 1er Av au 9 Av, on ne peut pas nager, ni manger de la viande (sauf Shabbat), et ni aller en vacances. Ensuite, il y a Tisha B’Av, un jour de jeûne de 25 heures qui semble généralement plus long car il fait chaud dehors. Mais ce que je n’ai jamais aimé à propos de cette période, c’est à quel point je pouvais clairement voir ce qui me manquait en moi.

Quand je grandissais, l’été était synonyme de plaisir. Et c’est ce que cela a continué à signifier pour ma famille, mes amis et voisins qui ne savaient pas c’est quoi les Trois Semaines, les Neuf jours, ni Tisha B’Av. Ils prenaient joyeusement des vacances et préparaient des barbecues, alors que j’étais assis à la maison au lieu de profiter de l’été avec un groupe d’enfants.

Je dois admettre que je ne voyais pas toujours ses autres juifs d’une bonne façon durant les Trois Semaines. Après-tout, j’ai rationalisé, qu’il me restait beaucoup de choses à faire pour que D.ieu reconstruit le Temple. Qu’en est-il de tous les juifs qui n’y pensaient pas ? Ceci était exactement la pire pensée que je pouvais avoir envers les autres juifs, surtout à cette période. En effet, je ne m’aimais pas moi-même à cette période de l’année.

Mais, même ainsi, j’ai toujours gardé une image du Temple dans mon esprit, me souvenant comment il m’a inspiré lors d’un Shabbaton auquel ma famille a assisté près de 30 ans plus tôt. Avant cette fin de semaine, je savais que le Temple avait existé (j’avais été à Jérusalem et j’avais vu le mur occidental) mais je pensais qu’il s’agissait essentiellement d’une version plus grande de notre synagogue géante à Pittsburgh. (Qu’aurais-je dû penser d’autre ? Tout le monde appelait notre synagogue « temple »).

Durant ce shabbaton, j’ai appris que D.ieu avait accompli des miracles ouverts dans le Temple de Jérusalem et que, jusqu’à sa destruction, les gens savaient réellement que D.ieu existait; j’ai été ravi de pouvoir confirmer mes soupçons sur l’existence de D.ieu. Le Temple de Jérusalem m’a fourni suffisamment de preuves que toute l’histoire de D.ieu et de la Torah était vraie. À partir de là, l’enchaînement des idées était assez simple : nos mitsvot accélèrent la venue du Mochiach, qui reconstruira le Troisième Temple, qui existera pour l’éternité. Apprendre sur le Temple a placé l’histoire juive, en fait toute la création, dans un contexte significatif. Mes questions existentielles avaient des réponses.

À la fin du shabbaton, mon mari et moi avons signé sur la ligne pointillée spirituelle, convaincus que nous voulions faire partie de la campagne de reconstruction. Mais chaque année, les Trois Semaines me faisaient reculer et je tombais dans le piège de regarder ce que les autres Juifs ne faisaient pas pour D.ieu.

Ce n’est que récemment que j’ai vu un changement dans ma relation avec D.ieu et le monde. Je suis capable de voir les autres Juifs d’une manière que je ne pouvais pas voire auparavant : les accepter, m’occuper d’eux et les aimer quoi qu’ils fassent, même pendant les Trois Semaines.

Il m’a fallu de nombreuses années pour intérioriser que soumettre ma volonté de D.ieu serait mon ticket pour le bonheur personnel, et que ce qu’Il veut le plus de moi, c’est d’aimer les autres Juifs. Ce qui me surprend encore, c’est à quel point je suis heureux quand je le fais.

Lieba Rudolph

Nourriture pour l’âme

Conduite Inconvenante

Une peine à perpétuité pour traverser la rue au mauvaise endroit ? Vingt ans pour avoir mâcher de la gum en public ? C’est sûr que c’est exagéré ! Eh bien, était-ce si différent pour Moïse, qui, dans la Paracha Chukat (Nombres 19 : 1-22 : 1), est puni et se voit refuser l’entrée à la Terre Promise pour avoir frappé un rocher au lieu de lui parler ? Les gens réclament de l’eau dans le désert, D.ieu dit à Moïse de parler à un certain rocher (il était censé demander gentiment) et promet que, miraculeusement, de l’eau coulera du rocher. Les commentaires nous éclairent sur les raisons cachées pour lesquelles Moïse frappe le rocher au lieu de lui parler, mais à la fin le miracle se produit quand même et le peuple eu de l’eau.

Si votre rabbin aujourd’hui faisait produire de l’eau d’une roche, même si la roche avait besoin de plus qu’une simple persuasion douce, il serait surement salué comme le plus grand miracle du siècle et le rabbin gagnerait le prix Nobel de chimie. Mais pour Moïse c’était un péché ? Même si (comme le souligne la Torah) cela aurait été une plus grande sanctification du Divin s’il avait simplement parlé au rocher, est-il juste pour une infraction aussi mineure, une peine aussi sévère ?

La réponse, nous dit-on, est que la responsabilité est à la mesure de l’individu. Si un enfant se trompe, c’est tout à fait pardonnable. Pour un adulte qui devrait mieux savoir, nous sommes moins susceptibles d’être aussi indulgents. De même, chez les adultes, on attend plus d’une personne de grande taille que d’un homme ordinaire. Un défaut sur un vêtement grossier n’est pas aussi grave que sur un morceau de tissu fin. Une tache sur une paire de jeans n’est pas seulement acceptable, elle est absolument souhaitable. En fait, certaines personnes paient un supplément pour des jeans pré-teints. Mettez la même tache sur une cravate en soie et c’est tout simplement inutilisable. Moïse était comme la soie la plus fine et, par conséquent, même le plus petit et subtil soupçon de péché était considéré comme une grave violation de la conduite et les répercussions étaient graves.

Moïse était le plus grand prophète qui ait jamais vécu. Pour lui, la norme ne pouvait être plus élevée. Heureusement pour nous, simples personnes, nous ne serons pas tenus à cette référence exaltée, mais nous serons tenus à nos propres normes. L’étendard des Juifs qui ont été appelés par D.ieu à être « un royaume de prêtres et une nation sainte ».

D’un article par Rabbin Yossy Goldman


Chabbat Chalom

L’Éthique des Pères : Cinquième Chapitre

Ce chabbat après-midi, nous lisons le cinquième chapitre de l’Éthique des Pères (Pirkei Avot). Dans le chapitre, il est écrit : « Il y a sept choses qui caractérisent un rustre, et sept choses qui caractérisent un homme sage. Un homme sage ne parle pas devant quelqu’un qui est plus grand que lui en sagesse ou en âge. Il n’interrompt pas les paroles de son compagnon. Il ne s’empresse pas de répondre. Ses questions portent sur le sujet et ses réponses vont droit au but. Il répond aux premières choses d’abord et aux dernières choses plus tard. Concernant ce qu’il n’a pas entendu, il dit : Je n’ai pas entendu. Il concède à la vérité. Avec le rustre, c’est l’inverse qui se produit. »

Chabad.org


L’esprit sur la matière

La génisse rouge

La pureté n’est pas atteinte en supprimant ou en faisant la guerre au désir. La Torah nous apprend à regarder tout droit vers la « génisse rouge » passionnée et énergique. Regardez son essence et comprenez que la « génisse rouge » n’est ni négative, ni spirituellement neutre. La Torah veut que nous comprenions que la « génisse rouge » peut-être l’agent de pureté le plus puissant de notre vie. Le pouvoir du désir, sa force et son énergie incroyables, ne sont pas mauvais. Car tandis que l’expression extérieure du désir peut être négative et doit être brûlée, les cendres de la génisse rouge, son essence intérieure, sont la source de la pureté. Lorsque les cendres sont mélangées aux « eaux vives », lorsque le pouvoir du désir est dirigé vers un objectif positif, la génisse elle-même sera une force débridée qui fournira une pureté spirituelle et émotionnelle.

D’après un article par Rabbi Menachem Feldman


Pensée du Moshiach

La génisse rouge et la rédemption

La « génisse rouge » ainsi que la rédemption messianique ont toutes les deux un effet de purification. Les cendres de la « génisse rouge » sont utilisées pour éliminer l’impureté. La rédemption purifiera tout le peuple d’Israël (y compris ceux qui sont purs selon la halakha) de toute trace de défiance dans le lien avec notre Père dans le ciel. Une des prophéties messianiques dit ainsi de cette époque, en des termes analogues aux « eaux de purification » de la « génisse rouge » : « Je vous aspergerai d’eaux pures afin que vous soyez purifiées. Je te purifierai de toutes tes impuretés et de toutes tes idoles ! (Ézéchiel 36 : 25) Maïmonide cite une Mishna avec les mots suivants : « Neuf « génisse rouges » ont été préparées à partir du moment où ce précepte a été ordonné jusqu’à ce que le Second Temple a été détruit ; le premier été préparée par Moïse notre Maître, la seconde par Ezra, et il y en eut sept depuis Ezra jusqu’à la destruction du Temple. Le dixième sera préparé par le roi Machia’h – qu’il soit bientôt révélé, amen, peut-être ainsi la volonté de D.ieu ! » (Hilchot Parah Adumah 3 : 4).

D’un article par Rabbi J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

Ne faites pas passer les potins

Assis dans l’avion, tout ce que je voulais faire, c’était lire ou dormir, mais le monsieur bavard assis dans le siège à côté avait d’autres plans. Il se lança dans une discussion interminable de la visite qu’il emmenait chez sa mère pour ses 80 ans. Il a décrit en détail sa maison de retraite, puis m’a donné l’âge et la situation familiale de chacun de ses enfants et petits-enfants. J’ai feint un intérêt poli pendant qu’il continuait, mais je dois avouer que je n’ai commencé à faire attention à ce qu’il disait lorsqu’il a commencé à décrire la chorégraphie complexe que sa famille avait conçue pour s’assurer que lui et sa jeune sœur ne se verraient jamais durant cette visite, ou même être dans la maison de leur mère en même temps. Ils ne se parlent pas. Ils se détestent depuis des nombreuses années. Les conjoints ont également adhéré à la lutte au fil des temps et leurs enfants respectifs ne se sont jamais rencontrés. Le combat a éclaté il y a des décennies pour quelque chose de mineur et a dégénéré en une guerre.

Quelle tragédie pour la famille, me suis-je dit. Une vieille mère forcée de siéger en deux parties distinctes, n’ayant probablement jamais la satisfaction de voir tous ses descendants en paix. Mais alors qu’il se frayait un chemin à travers les détours de son histoire familiale, j’ai commencé à réaliser que sa mère et ses frères et sœurs étaient loin d’être irréprochables. Il semblait, d’après la façon dont il racontait l’histoire, qu’ils avaient par inadvertance attisé les feux du ressentiment en rapportant fidèlement chaque accusation ou commentaire méchant à sa cible. Dans ses mots : « Je peux faire confiance à mes frères pour me dire tout ce que ** dit à mon sujet. »

Je me suis demandé à l’époque pourquoi quelqu’un se sentirait obligé de transmettre des informations dont il sait qu’elles ne feront qu’envenimer une situation déjà malheureuse. Pourquoi répéteriez-vous tous les points malveillants que vous entendez ? Si vous savez que vous n’améliorez pas la situation, vous feriez sûrement toujours mieux de ne rien dire que d’en dire trop.

Nous nous sommes séparés à l’aéroport, tandis que je pensais toujours à ses dilemmes familiaux. Je me demandais encore pourquoi tant de familles tombent en amour et dégénèrent en petites querelles internes, quand, dès le lendemain, je suis tombée sur une histoire fascinante sur le premier Rabbi Chabad, le Rabbi Shneur Zalman de Liadi et son célèbre contemporain, le Rabbi Barouch de Mezhibouj.

Rabbi Barouch n’était pas homme à faire des compromis ou à reculer sur ce qu’il croyait être la vérité, et par conséquent, il était souvent impliqué dans des conflits. Il s’est plaint une fois au Rabbi Shneur Zalman qu’un certain nombre de fausses allégations contre lui (Rabbi Barouch) avaient récemment été diffusées par ses ennemis, et bien que Rabbi Shneur Zalman était au courant de ces insultes, il ne l’a pas informé. Le Rabbi Shneur Zalman a admis qu’il avait effectivement entendu les accusations, mais plutôt que de s’excuser de ne pas avoir transmis les détails, il a défendu son droit au silence.

Le Rabbi Shneur Zalman a rappelé au Rabbi Barouch l’incident des serpents, trouvé dans la parasha de cette semaine. Les Israelites se sont plaints de D.ieu et Moïse, et en conséquence D.ieu a envoyé une invasion de serpents pour les attaquer (Chukat 21 :6). Contrairement à d’autres occasions où D.ieu discute à l’avance de la punition proposée avec Moïse, cette fois Moïse ignorait la raison pour laquelle ils étaient attaqués jusqu’à ce que les Israelites eux-mêmes l’approchent ; « Nous avons péché, car nous avons parlé contre D.ieu et contre vous. Priez à D.ieu qu’Il enlève les serpents ! » (21 :7) Bien sûr, Moïse, en tant que chef aimable et toujours indulgent, a prié pour eux et les serpents ont disparu. Mais, nous devons nous demander pourquoi D.ieu lui a caché la cause de l’invasion des serpents ?

Évidemment, a conclu le Rabbi Shneur Zalman, non seulement il n’y a pas de mitsva pour faire savoir aux gens les méchancetés que les autres disent à leur sujet, mais nous apprenons que vous devriez vraiment pas répéter ce type de commérages.

Personnellement, j’ai vu trop de cas où des personnes bien intentionnées ont transformé de petites disputes en d’énormes combats en jouant le rôle de soi-disant courtier honnête. Le plus souvent, les gens auraient résolu leurs propres problèmes s’ils avaient été laissés seuls assez longtemps pour se calmer. Ce sont les gens qui « se sentent obligés » de relayer les propos, qui sont souvent la cause des disputes sans fin. Si vous avez la malchance d’entendre des mots sur les autres, ne les transmettez pas aux autres ; cela n’aidera pas et fera probablement que du mal.

D’après un article par Rabbi Elisha Greenbaum

Nourriture pour l’âme

La philosophie de Korach « rate le bateau »

Dans la Parasha Korach (Nombres 16 :1 – 18 :32), nous lisons comment Korach, membre de la tribu Lévitiques, incite à une révolte défiant la direction de Moïse et l’octroi de la prêtrise à Aaron. La Torah enseigne que Korach et ses disciples ont été punis pour leur insubordination lorsque la terre « a ouvert sa bouche » et les a engloutis.

Ne faites pas d’erreur. Korach n’a pas commencé comme un rebelle jaloux et avide de pouvoir. En fait, expliquent les kabbalistes, Korach avait une philosophie différente de celle à Aaron et de sa spiritualité. Aaron inspirer les gens à allumer la lumière spirituelle dans leur vie à travers l’étude de la Torah et l’observance des mitsvot, à consacrer du temps et de l’énergie à des activités spirituelles et à illuminer leur âme avec un amour pour D.ieu. Par contre, Korach regarder la lumière avec arrogance. À son avis, l’obscurité était ce qui englobait la vérité absolue du créateur Infini. Selon le plan de Korach, le peuple vivrait une vie matérialiste, sans le fardeau de rechercher l’inspiration spirituelle. Finalement, de plus en plus de gens en viendraient à apprécier ce que Korach avait compris. Ils comprendraient qu’ils pourraient être satisfaits du matérialisme comme témoignage du fait que D.ieu ne peut pas être exprimé dans une mesure limitée de lumière.

Korach avait raison de dire que les ténèbres ont une source plus élevée que la lumière. Il avait raison de dire que le matériel a une source plus élevée que le spirituel. Et pourtant, sa philosophie était complètement fausse. Il avait tort car pour comprendre la vérité des ténèbres, une personne a besoin de lumière. La seule façon pour qu’une personne puisse casser la coquille du matériel et de se connecter à sa source est de subjuguer le matériel au spirituel. Ce n’est que lorsque nous permettons à la Torah d’illuminer la vie avec une lumière spirituelle, avec un désir de sainteté, que nous pourrons apprécier que le matériel est une expression de l’essence de D.ieu. Seule une âme inspirée par Aaron peut être révéler et se connecter à l’essence supérieure du corps. Seule la lumière peut reconnecter l’obscurité à sa source élevée.

Une âme illuminée de lumière spirituelle peut trouver D.ieu où qu’elle regarde. Non seulement dans la lumière, mais aussi dans les ténèbres ; non seulement dans le saint, mais aussi dans le banal ; non seulement au ciel, mais aussi sur terre.

Adapté d’un article par Rabbi Menachem Feldman


Chabbat Chalom

Éthiques des Pères: Quatrième Chapitre

Ce chabbat après-midi, nous lisons le quatrième chapitre de l’Étiques des Pères (Pirkei Avot). Dans ce chapitre, il y a deux avertissements de ne pas utiliser la Torah pour satisfaire notre propre « ego » et gain personnel. Rabbi Tzaddok disait : « Ne faites pas de la Torah une couronne avec laquelle vous magnifier ou une bêche avec laquelle vous creuser. » Ainsi disait Hillel : « Celui qui utilise personnellement la couronne de la Torah périra. Par conséquent, celui qui profite des paroles de la Torah, retire sa vie du monde. »


L’esprit sur la matière

Vivez-vous près de Korach ?

Les co-conspirateurs de Korach vivaient à proximité de cet homme riche, excitant et ambitieux. Il n’est donc pas surprenant qu’ils aient été influencés par lui. Rashi dit : « Malheur à l’homme vicieux ; malheur à son voisin. »

Nous sommes tous influencés par la société. Celui qui vit dans un endroit avec faible niveau moral finira par croire que c’est ce qu’est la moralité. C’est pour cette raison qu’il est important de bien choisir nos quartiers. Reflètent-ils nos valeurs ? Comment voulons-nous que no enfants grandissent ? Si, cependant, nous devons vivre dans un endroit où la définition populaire du bien et du mal n’est pas compatible avec la morale juive, nous devrions prendre ces mots du Rabbi à cœur : « Vous affecterez votre environnement, ou l’environnement vous affectera. Il n’y a pas de juste milieu. » Nous devons essayer d’élever nos communautés à un niveau supérieur ; pour enseigner, inspirer, être fier de qui nous sommes et de ce que nous représentons.

Inspiré d’un article par Rabbi Levi Avtzon


Pensée du Moshiach

Korach et le mauvais moment

Dans les prophéties d’Ézéchiel de l’ère messianique, il y a une expression déroutante : « Hakohanim – Haleviyim (les prêtres, les Lévites) » (Ézéchiel 43 :19 et 44 :15), mélangeant ces deux catégories habituellement séparées. Le rabbin Isaac Luria explique cette expression en déclarant qu’à l’époque messianique, les Lévites seront élevés au rang supérieur des Kohanim (prêtres). Korach voulait déjà en profiter à son époque, et il a cherché, prématurément, à atteindre ce statut. Ce désir est essentiellement louable. Cependant, Korach a commis une erreur en rassemblant ses disciples pour se lever et se rebeller contre Moïse. Il pensait qu’en agissant ainsi, il pourrait forcer la réalisation de la rédemption avant son temps. Il ne se rendait pas compte que cela ne pourrait pas arriver tant que le raffinement du monde ne serait pas accompli.

D’un article par Rabbi J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

Soyez fier de la spécificité Juive

Malgré tout le drame d’un monde en ébullition, j’ai parfois le sentiment que nous vivons dans un monde ennuyeux. Tout le monde est si « politiquement correct ». Que D.ieu préserve si nous devrions dire ce que nous pensons vraiment ! Récemment, j’ai assisté à un diner pour une organisation locale et l’animateur était comédien. Il s’est levé et a dit au public que le rabbin l’avait appelé et lui avait fait promettre qu’il n’utiliserait aucun matériel risqué. Ensuite, un autre membre du comité lui a rappelé de ne pas être raciste, antireligieux ou discriminatoire. Un troisième lui a fait promettre de ne pas offenser les groupes minoritaires. Ayant été dûment dépouillé de toute opportunité de satire, le comédien a dit : « Mesdames et messieurs, bonne nuit », et il est sorti de la scène.

L’argument de Korach, le révolté dans la lecture de la Torah cette semaine, avait aussi ce ressentiment d’être « politiquement correct ». Korach accuse Moïse et Aaron de favoritisme, de s’emparer de positions de pouvoir. Ce faisant, il insiste sur le fait que « toute la communauté est sainte. Pourquoi vous exaltez-vous sur la congrégation de D.ieu ? » En fait, le même argument pourrait être utilisé contre les Juifs en général. « Qui pensez-vous être ? Peuple élu ! Tous les hommes ne sont-ils pas créés égaux ? » Le fait est que les Juifs sont différents. Demandez à n’importe quel antisémite et il le confirmera. L’hypocrisie flagrante qui consiste à maintenir constamment Israël à un niveau de moralité plus élevé que ses voisins arabes ne fait que réaffirmer que les Juifs adhèrent généralement à un système de valeurs distinctif et unique.

En effet, nous le faisons. Le concept du peuple élu signifie une plus grande responsabilité, pas un privilège. Au lieu de les rendre pompeux et condescendants à ce sujet, il a rendu les Juifs en nation la plus sensible et la plus humaine de la terre. Et c’est précisément pourquoi si nous nous écartons parfois de ces principes, c’est une telle aberration que cela est considéré comme des nouvelles qui appartient sur la première page des journaux.

Notre croyance et notre respect de la valeur inhérente de chaque être humain ne contredisent pas notre conviction que le judaïsme est unique. Toutes les religions ne soutiennent-elles pas que son chemin est le bon ? Presque tous, outre le judaïsme, évangélisent activement pour sauver gracieusement les âmes perdues des autres religions. Nous, les juifs, ne cherchons pas de convertis car nous croyons que « les justes de toutes les nations ont une part dans le monde à venir » et ils n’ont pas besoin de devenir juifs pour avoir une part du paradis.

Il y a quelques années, l’université de Cape Town envisageait de construire un établissement religieux pour étudiants qui unirait les trois religions principales dans un seul lieu de culte. Il s’agissait de servir les musulmans, les chrétiens et les juifs dans une mosquée/église/synagogue combinée sous le nom de « MosChuraGogue ». Un journal local m’a demandé ce que je pensais de l’idée. Ma réponse été que c’est une présomption erronée dans la pensée des fondateurs que trois religions distinctes ne peuvent pas s’accorder. Le fait est que nous sommes chacun distincts avec notre propre ensemble de croyances et de pratiques, mais il n’y a aucune bonne raison pour que chaque religion ne respecte pas l’autre. Pourquoi devons-nous supprimer l’individualité pour parvenir à l’harmonie ?

Les distinctions sont une réalité nécessaire de la vie. Bien que nous ne cherchions pas à créer des divisions entre les gens, tout le monde n’est pas médecin, par exemple. Imaginez si chaque homme qui avait envie de jouer au médecin accrocherait une pancarte devant sa maison et commencerait à distribuer des médicaments ! Nous aurions une société très malade.

Le Rabbi était un grand humanitaire. Il était préoccupé par chaque nation et chaque individu – juif ou pas – et a essayé de faire une différence dans la société au sens large, comme en témoignent ses efforts pour un « moment de silence » sacré dans les écoles publiques américaines et son accent sur l’éducation pour tous. En même temps, il a insisté sur le fait qu’Israël doit être intransigeant dans sa stratégie territoriale pour garder la sécurité de ses citoyens.

L’humanitarisme ne signifie pas nécessairement de brouiller toutes les lignes. Imaginez, la chanson de paix de John Lennon où il n’y a plus de religions, ce n’est pas seulement impraticable et anarchique, c’est un déni de la vérité. Nous n’avons pas besoin d’être tous les mêmes pour nous accorder.

Au sein de notre propre peuple, certains sont « Kohanim », d’autres « Lévites » tandis que la plupart d’entre nous appartenons au reste des tribus d’Israël. Il y a des médecins et des avocats, des prêtres et des prophètes. Le défi de ceux qui occupent de hautes fonctions légitimes et authentiques est d’empêcher les distinctions de se désintégrer en divisions.

D’un article par Rabbin Yossy Goldman

Nourriture pour l’âme

La majorité n’a pas toujours raison

Dans la Parasha Shelach (Nombres 13 :1-15 :41), douze espions sont envoyés par Moïse dans la Terre Promise. Seuls deux d’entre eux, Joshua et Caleb, sont restés fidèles à leur chef, au but de leur mission et à la promesse de D.ieu que la terre est bonne. Les dix autres espions ont mal réagi.

Les espions été envoyés pour déterminer la meilleure façon d’aborder la conquête à venir du pays de Canaan. Au lieu de faire ce pour laquelle ils ont été envoyés (suggérer la meilleure voie à suivre) dix des douze espions ont rapporté un rapport négatif destiné à intimider les gens et à les dissuader d’entrer dans une « terre féroce qui dévore ses habitants », et qui a conclu avec « nous ne pouvons pas monter ».

Les gens ont réagi en conséquence. Ils ont crié à Moïse, déplorant leur départ même d’Égypte. Ainsi, D.ieu a décrété que cette génération n’était pas digne de sa précieuse Terre Promise. D.ieu décrète que l’entrée d’Israël dans le pays sera retardée de quarante ans, période pendant laquelle cette génération entière mourra dans le désert.

Maintenant, la question que je voudrais poser ici est la suivante : pourquoi les gens n’ont-ils pas suivi les deux bons espions, Joshua et Caleb, au lieu des autres ? La réponse évidente : ils ont été surpassés et en infériorité numérique. Dix contre deux, pas de contestation. Règles de majorité ! Malheureusement, ils ont soutenu les perdants. Et le résultat a été des vacances prolongées dans le désert pour eux, et une tragédie pour nous tous à ce jour.

Ainsi, même si nous croyons fermement au processus démocratique, il est clair qu’il y a des moments où la minorité aura raison. Trop souvent, c’est le monde qui est un « meshuga » délirant, déviant ivre hors de contrôle. Il faut une force de caractère substantielle pour résister à l’attraction de la majorité. Que D.ieu nous aide à être des hommes et des femmes de sature, d’esprit. Puisons-nous être inspirés par le courage de nous lever, même si cela signifie être cette seule voix dans le désert. Sinon, nous pourrions ne jamais arriver à destination.

D’après un article par Rabbi Yossy Goldman


Chabbat Chalom

Les Égyptiens poursuivent les Juifs

En ce jour historique (4e siècle avant notre ère), des représentants Égyptiens sont venu en court devant Alexandre le Grand, exigeant la restitution de tout l’or et de l’argent Égyptiens que les Juifs ont pris avec eux pendants l’Exode. Geviha, le fils de Pesisa, un Juif simple mais sage, a demandé la permission des sages de présenter une défense au nom des juifs. Geviha a demandé aux Égyptiens des preuves que les juifs se sont enfuis avec leur richesse. « Le crime est clairement consigné dans votre Torah », ont répondu joyeusement les Égyptiens. « Dans ce cas, » dit Geviha, « la Torah dit aussi que 600 000 Juifs ont été injustement mis en esclavages par les Égyptiens pendant de nombreuses années. Alors calculons d’abord combien vous nous devez… »

Le tribunal a accordé aux Égyptiens trois jours pour donner une réponse. Lorsqu’ils n’ont pas pu le faire, ils ont fui le lendemain et ne sont jamais revenus. À l’époque talmudique, le jour de la fuite de la délégation Égyptienne était célébré comme un mini-jour de fête. (Selon certaines traditions, cet événement a eu lieu le 24 Nissan.)

Chabad.org


L’esprit sur la matière

Pensez POSSIBLE!

Au lieu de trouver la meilleure façon d’approcher la Terre Sainte, les [douze] espions ont déclaré que le travail ne pouvait pas être accompli. Le message qu’ils ont rapporté était « mission impossible… » Au lieu de dire « nous devrons affronter tel ou tel problème », ils ont dit : « Abandonnez tout le projet ! » Cela était leur erreur. Mais ce n’est pas forcément la nôtre. Notre enquête sur les possibilités de la tâche qui nous attend, basée sur tous les conseils de l’enseignement juif, ne signifie pas que nous devrions finir pas dire « mission impossible » et nous retirer. Si nous regardons de manière positive notre tâche, sachant que D.ieu nous aide, nous verrons la voie optimale à suivre.

D’un article par Dr. Tali Loewenthal


Pensée du Moshiach

Liberté d’apprentissage

Moïse a d’abord combattu l’oppresseur et seulement ensuite enseigné à son peuple à être libre. Aujourd’hui, l’oppresseur se cache derrière un sourire, un luxe, ou même une norme sociale. Très souvent, votre pire oppresseur est vous-même. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui nous devons d’abord apprendre aux gens à être libres afin qu’ils puissent reconnaître leur oppression.

Rabbi Tzvi Freeman


J’ai toute une histoire pour vous

Ma première question Halachique

J’ai commencé un nouveau travail seulement quelques semaines avant qu’un de nos membres m’a approché avec hésitation après la prière : « Rabbin », a-t-il commencé, « puis-je vous poser une question en Halacha ? »

« Oui ! » J’étais prêt ! C’était pour cela que j’ai fait mes études rabbiniques. C’est pour cela que j’ai passé des années à fréquenter des yeshivot internationales et à étudier pour ma smicha (diplôme d’étude rabbinique). « Posez-moi votre question Halachique, s’il vous plait. »

« Rabbin, » continua-t-il, « vous savez où j’habite, et vous savez comment j’arrive à la synagogue le Shabbat. Depuis quelques mois, chaque fois que je viens à la synagogue, j’ai commencé à porter mes tzitzit sous ma chemise. Les porter me fait me sentir bien à l’intérieur. Cependant, ce matin, alors que je conduisais pour venir à la synagogue, j’ai commencé à me demander si je n’agissais pas de manière hypocrite. Un briseur de Shabbat comme moi devrait-il vraiment porter un vêtement aussi sacré que le tzitzit ? Rabbin, qu’en pensez-vous, devrais-je arrêter de les porter ? »

Je dois admettre qu’au début, j’étais un peu déçu. C’était ça la question Halachique que j’attendais ? Moi qui voulais s’engager dans une analyse approfondie d’une question importante de la loi juive. La réponse semblait si évidente : « bien sûr, il ne devrait pas enlever ses tzitzit. Chaque mitsva est un chemin indépendant vers la divinité, et la négligence d’un commandement ne devrait pas empêcher l’accomplissement d’un autre.

Cependant, l’un des conseils les plus utiles que j’ai reçus dans la vie était une parole préférée de mon père : « Avant de répondre à une question demandez-vous : « pourquoi vous pose-t-elle cette question en ce moment ? » » Heureusement, avant que je puisse lancer allègrement une réponse, j’ai vérifié mon impulse initiale et ai donné à sa question l’attention et le respect qu’elle méritait. À la réflexion, je me suis rendu compte qu’il ne me posait pas vraiment « une question Halachique » ; il aurait pu élaborer la Halacha assez facilement lui-même. Il cherchait vraiment une occasion d’explorer ses sentiments de malaise face à son approche structurée actuelle du Judaïsme, et cherchait à être rassuré sur le fait qu’il était bien de prendre son temps et de suivre son propre chemin vers l’observance.

Mon nouvel ami et moi avons passé du temps à discuter et à essayer de mieux nous comprendre. J’ai appris beaucoup plus sur sa relation passée avec le Judaïsme, ainsi que sur ses besoins et ses désirs actuels, que je n’en aurais pas eu si je venais de répondre à sa question sans lui donner le temps dont il avait besoin pour se décharger.

Une idée qui sembler le réconforter était que la raison pour laquelle nous portons des tzitzit est que « lorsque vous les verrez, vous vous souviendrez et tous les commandements de l’Éternel, pour les exécuter » (Nombres 15 :39). Le port du tzitzit est censé nous rappeler les autres mitzvot. Vous pouvez même dire qu’ils sont censés nous culpabiliser. Ils font leur travail !

Les mitzvot créent une dépendance ; si vous en faites, vous serez tenté d’en faire plus. De toute évidence, il n’est ni sage ni utile d’en faire trop, trop vite, mais la tentation naturelle est d’en faire plus. Ce que mon ami prenait pour un malaise face à l’hypocrisie, c’était en fait sa conscience qui le pressait de franchir la prochaine étape de son voyage vers le Judaïsme et d’arrêter de conduire shabbat vers la synagogue. Vous n’arrêtez pas de porter des tzitzit parce qu’ils font ce qu’ils sont censés faire ; vous vous préparer plutôt à franchir la prochaine étape que vous êtes censé traverser.

Il n’y a aucune honte à faire une mitzva, et aucune raison de renoncer simplement parce que vous n’êtes pas encore tout à fait prêt à en affronter une autre. La vie est un marathon, pas un « sprint ». Chaque étape n’est qu’une autre étape vers « l’accomplissement de tous les commandements de D.ieu » et la préparation de l’écoute du message de D.ieu quand Il appelle.

Rabbin Elisha Greenbaum