La pensée hebdomadaire - 1 Elul 5780

La pensée hebdomadaire - 1 Elul 5780

Nourriture pour l’âme

Essayer de voir le bon chez les autres

La Paracha Choftim commence par le commandement biblique de nommer des juges dans chaque ville pour juger et maintenir une société juste, ordonnée et civile. Fait intéressant, ceci se produit dans la première semaine d’Ellul, le mois dans lequel nous devons nous préparer sérieusement pour les jours de jugement à venir, Rosh Hashanah et Yom Kippour.

Il y a cependant des différences significatives entre les juges terrestres de chair et de sang et le Juge céleste. Dans un tribunal terrestre, si après un procès équitable un accusé est reconnu coupable, alors il n’y a pas vraiment de place pour la clémence de la part du juge. La loi est la loi et elle doit suivre son cours. L’accusé peut verser des torrents de larmes, mais aucun juge humain ne peut être certain si ses remords sont authentiques. Toutefois, le Juge suprême sait si l’accusé regrette sincèrement ses actes ou s’il ne s’agit que d’un acte. Par conséquent, Lui seul est capable de pardonner. C’est pourquoi dans les jugements célestes, Techouvah (le repentir) est efficace.

Une fois, un enseignant fit une expérience. Il tenait une assiette blanche et la montrait à la classe. Au centre de l’assiette se trouvait une petite tache noire. Il demanda ensuite à la classe de décrire ce qu’ils avaient vu. Un élève dit qu’il a vu une tache noire. Un autre dit que ce doit être une cible pour l’entraînement au tir. Un troisième laissa entendre que l’assiette était sale ou endommagée. L’enseignant a alors demandé : « Est-ce que personne ne voit une assiette blanche? »

Il y avait peut-être une petite tache noire, mais c’était essentiellement une assiette blanche. Pourquoi ne voyons-nous que la saleté? Apprenons à trouver le bon dans les autres. Personne n’est parfait, pas même nous-mêmes. Ne soyons pas aussi critiques. Essayons de voir le bien des autres.

Résumé d’un article du rabbin Yossy Goldman


Chabbat Chalom

Faites l’expérience de l’énergie

La qualité unique du Chabbat provient de deux types de mitzvot : les mitzvot de sanctification comme l’allumage des bougies et le Kidouch; et les mitzvot tout aussi importantes qui exigent que nous nous abstenions de certaines activités et de certains travaux. Les interdictions contre le "travail", loin d’être négatives ou lourdes, font partie intégrante de l’expérience du Chabbat comme un jour où le corps et l’âme sont en véritable harmonie. Le rabbin Pinchas Taylor écrit : « Classer quelque chose comme un travail n’est pas évalué en fonction de la quantité de sueur qui s’écoule du front, mais plutôt en fonction du changement créatif ou de la maîtrise humaine de la nature. Le fait de s’abstenir de ces actes, même dans les manifestations les plus mineures, ouvre la voie à l’expérience de l’énergie d’harmonie et de tranquillité que D.ieu a rendue disponible pendant cette journée. » Pour en savoir plus sur l’observance du Shabbat, visitez Chabad.org


L’esprit sur la matière

D.ieu est avec vous

Dans Choftim, nous lisons : « Quand tu pars en guerre contre tes ennemis et que tu verras un cheval et un char, un peuple plus nombreux que toi, tu n’auras pas peur d’eux, car le L’Éternel ton D.ieu est avec toi. » 

Rashi explique que ceci est une question de perspective. Quand nous regardons les forces disposées contre nous, nous voyons un ennemi imprenable, plus nombreux que nous et entièrement équipé pour conquérir. Pourtant, du point de vue de D.ieu, il n’en n’est rien. C’est statistiquement aussi insignifiant qu’un seul cheval. Si nous cessions de chercher des problèmes, nous pourrions commencer à œuvrer aux solutions. La multitude d’ennemis que nous pensions nous attaquaient était tout aussi insignifiante qu’un seul cheval et, avec l’aide de D.ieu, nous vaincrons.

Extrait d’un article du rabbin Elisha Greenbaum


Pensées de Machia’h

L’ère des “conseillers”

Une grande partie de notre monde est malheureusement plongée dans l’obscurité et la nécessité d’avoir des agents attitrés à l’application de la loi ne fait aucun doute. Cependant, pendant l’ère messianique, où toutes les nations du monde poursuivront l’étude de D.ieu et de la Torah, « au lieu d’officiers, il y aura des conseillers », a écrit le rabbin J. Immanuel Schochet. « La tâche des conseillers est d’expliquer et de clarifier aux plaideurs les paroles et les décisions du juge afin qu’ils comprennent et réalisent comment ces décisions sont dans l’intérêt du peuple et pour son propre bénéfice. Ainsi, les gens eux-mêmes voudront suivre les jugements de la cour. Il s’ensuit donc que, à l’ère messianique, les agents n’auront plus besoin d’appliquer la loi, car tous voudront s’acquitter volontairement de leurs obligations.»


J’ai toute une histoire

Êtes-vous objectifs ?

Il était une fois un roi qui aimait beaucoup le tir à la cible. Il pratiquait quotidiennement et organisait des compétitions. Avec le temps, il estima qu’il était devenu assez bon dans ce sport, mais il continuait à essayer de s’améliorer. Un jour, alors qu’il parcourait la campagne, le roi remarqua plusieurs cibles en bois près de la petite hutte d’un paysan. En regardant attentivement, il fut étonné de voir que chacune des nombreuses fléchettes sur les cibles était précisément au centre! Ce simple paysan était apparemment un expert; il avait frappé en plein dans le mille à chaque tentative!

Curieux d’apprendre comment l’homme faisait, le roi frappa à la porte de la hutte. Le paysan qui répondit riait de tout son cœur à la question du roi. « Mais c’est très simple », répondait-t-il naïvement. « Au lieu de dessiner la cible et de la viser, je lance les fléchettes, puis je dessine les cercles autour d’elles. Cela fonctionne à chaque fois. »

La Paracha Choftim interdit aux juges d’accepter des pots-de-vin. La Torah explique ensuite la raison de ce commandement : « Car la corruption aveugle les yeux des sages. »

Vous vous dites probablement : « Sérieusement! c’est la définition d’un pot-de-vin! Quel raisonnement est-ce là? »

Bon point. Mais, en fait, la Torah n’essaie pas d’expliquer ce qu’il y a de mal à payer un juge; il est évident que corrompre un jugement juste est immoral. La Torah cherche plutôt à clarifier un fait. Souvent, les gens disent : « Je peux être objectif dans ce cas, malgré mon lien avec lui. » Reconnaissant la difficulté du bon jugement lorsque des préoccupations personnelles sont en jeu, nous pouvons néanmoins nous convaincre que nous sommes immunisés contre la corruption, intellectuellement et émotionnellement capables de séparer les faits des sentiments.

Pourtant, la Torah nous avertit que le danger de corruption n’est pas seulement une possibilité, ni même une probabilité. C’est un effet automatique. La corruption -- monétaire ou autre -- fausse la perception d’une personne, l’aveuglant littéralement à la réalité. Personne n’est à l’abri.

Nous sommes tous des juges, tout le temps. Nous avons constamment des décisions importantes à prendre, et celles-ci nécessitent une réflexion claire et un examen des faits. Mais souvent, nous pouvons être influencés par les pots-de-vin -- les préoccupations personnelles, les intérêts et les sentiments. Nous avons peut-être les meilleures intentions, mais la possibilité d’une décision purement objective est techniquement hors de notre portée, « car la corruption aveugle les yeux des sages ».

Pour cette raison, il est crucial que chacun d’entre nous ait un mentor, une personne objective sur laquelle nous comptons pour prendre des décisions. Avant de signer sur la ligne pointillée, prenez conseil chez quelqu’un d’impartial. C’est une sorte de vérification de la réalité, une façon de s’assurer que nous visons la cible, plutôt que d’ajuster l’objectif pour qu’il nous convienne.

Par le rabbin Mendy Wolf..

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