The Weekly Share – 11 Tevet

The Weekly Share – 11 Tevet

Nourriture pour l’âme

Ce à quoi l’âme aspire

Rabin Schneur Zalman de Liadi, décrit dans le Tanya, que l’âme est comme une flamme qui cherche à quitter sa mèche et d’embrasser les cieux. « L’âme, » il dit, « constitue la poursuite en l’homme, de transcender les paramètres de son ego et de s’immerger dans la source de toute existence ». Autrement dit, l’âme est cette dimension de la psyché qui ne cherche pas à s’agrandir, à dominer, ni du matérialisme excessif. Il déteste la politique, la manipulation et la malhonnêteté. Il est repoussé par le comportement immoral et par les fausses façades.

Quelles sont ses aspirations ? L’âme nourrit un seul désir : de fondre dans la vérité omniprésente de Dieu

Néanmoins, combien parmi nous sont même conscient d’une telle dimension dans notre personnalité ? Combien parmi nous prêtent attention aux désirs de notre âme ? Pour répondre aux rêves et inspirations continuels de l’âme, qui confondent nos horaires qui sont basés sur l’ego, et qui interrompent nos envies de gratification instantanée, nous prenons souvent le « Joseph » en nous et le plongeons dans une fosse. Nous essayons de reléguer ses rêves et ses passions aux caves subconscientes de notre psyché.

Lorsque ceci ne marche pas, car nous pouvons toujours entendre ses plaidoyers silencieux, alors nous vendons notre « Joseph » comme esclave aux étrangers, permettant à notre âme de devenir subjugué à des forces et des pulsions, étrangères à son identité même. Pourtant, il arrive le moment dans la vie de chacun, quand notre « Joseph » intérieur, qui était forcé de cacher son identité pour tant d’années, s’effondre et nous révèle son identité. C’est à ce moment, nous découvrons la beauté et profondeur de notre âme, et hélas, nos cœurs sont remplis de honte.

Dans le Parsha Vayigash (Genèse 44 :18-47 :27), l’humiliation qu’ont souffert les frères de Joseph, lorsqu’il s’est révélé à eux, ne provenait pas du fait qu’il les avait réprimandés pour l’avoir vendu en esclavage. Il ne suffisait que sa présence pour effectuer le plus grand grondement : Ils avaient réalisé pour la première fois qui c’était exactement, qu’ils avaient soumis à un tel abus horrible, et par conséquence, leurs cœurs, par la honte, s’effondrée.

De même, quand le jour viendra, où nous réaliserons le caractère sacre pieux et spirituelle de nos propres personnalités, nous serons complètement surpris. Nous nous poserons la question encore et encore, comment nous sommes-nous permis de chasser une âme si belle est innocente, dans une fosse obscure et morne ?

A partir d’un article du Rabin Yosef Y. Jacobson


Chabbat Chalom

Pourquoi allumons-nous les bougies de Shabbat 18 minutes avant le Shabbat ?

En général, le Shabbat commence au coucher du soleil, et à partir de ce moment-là, il est interdit de d’effectuer certaines activités (allumer les bougies, y compris). Non pèche, si on se base sur la langue dont la Torah se sert vis-à-vis de Yom Kippur, on lit que les sages de la Talmud ont appris qu’il y a en fait une mitzvah à ajouter quelques minutes avant et après le Shabbat. Ceci s’appelle tosefet Shabbat, « ajouter du temps le Shabbat ». Selon la plupart, ceci est bibliquement obligatoire. Non seulement, commencer le Shabbat tôt nous assure de ne pas manquer le début par accident ni d’effectuer des activités interdites, mais aussi, cet acte démontre notre affection pour le Shabbat.

A partir d’un article du Rabin Yehuda Shurpin


L’esprit sur la matière

Rester humain malgré les difficultés

Joseph avait toutes les raisons d’être durci. Sa jeunesse ayant été si traumatique, remplie de peine et souffrance. Son chemin n’était pas celui d’un enfant normal, ayant était haïe par ses frères, vendu en captivité, au centre d’un scandale national, et ayant passé des années en prison. Malgré son passé difficile et obscure, son tempérament émotionnel est preuve qu’il n’avait pas perdu son humanité et c’est comme ça qu’il a pu charmé son peuple. Il est maintenant temps de réévaluer et redéfinir le sens de leadership. Aujourd’hui le monde a besoin de véritables dirigeants plus que jamais. De bons dirigeants, comme Joseph, le Prince d’Égypte.

D’après un article du rabbin Mendel Kalmenson


Pensées de Machia’h

« …Ne craint point de descendre en Égypte…Moi-même je descendrai avec toi en Égypte, et moi-même je te ferai remonter ; »

Jacob n’a pas été envoyé seul en exil : le Tout Puissant est descendu avec lui et l’a surveillé là-bas. Notre patriarche Jacob possédé une âme si complète qu’il composé l’âme de tous les Juifs. Donc, « Jacob » représente chaque Juif, et sa descente en Égypte fait allusion à la descente d’Israël en exil (galut), même l’exil (galut) du présent. Le Tout-Puissant est avec nous, comme il est dit, « où qu’ils soient exilés, le Shecinah (présence Divine) est avec eux. » (Megilah 29a). De plus, « Dans toutes leurs afflictions, Il est affligé » (Isaiah 63 :9) Lui-même souffre dans leurs afflictions, pour ainsi dire. Alors, de la même manière qu’Israël n’est point capable d’endurer la souffrance de l’exil, c’est ainsi de même, pour ainsi dire, avec le Tout-Puissant. Surement alors, il accéléra la rédemption, car au moment que nous quitterons l’exil (galut), Il le quittera aussi, comme c’est écrit dans notre texte, « et moi-même je te ferai remonter ».

D’après un article du rabbin J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

Le Pain selon les jeunes

Pourquoi est-ce que mes enfants gâchent tout ?

D’accord, j’avoue : J’ai émis ce cri exaspéré au moins une ou deux fois. Peut-être même une fois par semaine. Comme la fois où ma fille de deux ans avait jeté tous ses jouets dans le toilette et avait tiré la chasse. Ou la fois que ma très intelligente fille de dix ans avait figuré le mot de passe de mon ordinateur portable et avait réussi à complètement supprimer mon disque dur. Ou bien, toutes les fois qu’ils ont vidé mes tiroirs, mon réfrigérateur, mes placards, mes étagères, et ont créé des désordres glorieux. Dois-je continuer ? Mais lorsque je me trouve au milieu du chaos et l’aggravation, il y a une petite phrase qui m’aide à garder un esprit saint. « Le pain selon les jeunes ».

Dans la portion de la Torah pour cette semaine, Vayigash, nous lisons sur le soutien généreux que Joseph offre à ses frères et leurs familles pendant la famine, après être installés en Égypte : « Joseph fournit du pain à son père et à ses frères, et a toute la famille de son père, selon le nombre des enfants. Rashi interprète les mots « pain selon les jeunes » pour vouloir dire que Joseph avait fourni assez pour répondre aux besoins de chaque membre de la famille.

Le Midrash explique que en fait, Joseph avait fourni plus qu’ils en avaient besoin, car les enfants « émiettent plus qu’ils en mangent ». Autrement dit, ça y fait partie. Les enfants émietteront leur manger. Ils feront des dégâts. Ils gaspilleront la moitié de ce qu’on leur donne. Ils iront dans vos affaires et les détruiront. Tout ce gaspillage doit être pris en compte dans le budget familial.

Joseph a provisionné pour ses frères d’une manière si exemplaire, que nous demandons à Dieu même de prendre note : « Prête l’oreille, berger d’Israël, Toi qui conduit Joseph comme un troupeau ».4 Sur ce verset, Rashi donne commentaire, « Tout Israël est appelé par le nom Joseph car il les a soutenus et maintenus en temps de famine ». Le Midrash interprète le verset comme une supplication à Dieu, pour nous « conduire comme Joseph conduit ses moutons ».

Joseph a préservé durant les années de surplus pour les années de faim ; alors, de même, préserver pour nous de ce monde, pour le monde à venir. Joseph avait fourni pour ses frères selon leurs actes, tel que c’est dit, « pain selon les jeunes » ; alors, de même, fournissez pour nous selon nos actes. Rabin Menachem a dit au nom du Rabin Avin : « Les frères de Joseph l’ont mal traité et il les a repayés avec gentillesse ; nous aussi, nous Vous avons mal traité mais Vous demande de nous repayer avec gentillesse ».

En pourvoyant a ses frères en Égypte, non seulement Joseph leur a accordé plus qu’il ne suffisait pendant les années de famine, mais aussi, leur a tous donné la force de démontrer la patience et tolérance, de repayer le mal avec le bien, d’ignorer les défauts et de pardonner les erreurs.

Et c’est de la même façon dont Joseph a traité ses frères que nous voulons que Dieu s’occupe de nous.

Nous sommes les enfants de Dieu et Il nous provisionne avec tous ceux dont on a besoin, que ce soit matériel ou spirituel. Mais nous sommes des enfants et n’apprécions pas la moitié de ceux qui nous est donné. Nous gaspillons les cadeaux offerts par Dieu ; nous gâchons. Même lorsqu’on fait des mitzvahs, la vraie valeur de ces actes nous échappes. Nous les faisons tout en ayant la tête ailleurs, nous les faisons avec des arrières pensées. De tout ce que nous étudions de la Torah, nous ne nous en souvenons qu’un peu.6 Alors que Dieu nous donne par sa grâce, encore et encore, « le pain selon les enfants », tel que Joseph a fait pour ses frères.

Dieu sait que notre plus grand désir est de se rapprocher vers Dieu et d’accomplir sa volonté. Il est vrai que notre immaturité spirituelle nous mène à des actions qui ne reflète pas cette volonté intérieure, non pèche, nous demandons à Dieu de « s’occuper de nous selon nos actions » - de prendre compte de la vraie valeur spirituelle de nos mitzvahs, même dans les moments où nos pensées et intentions sont moins que parfaits. Nous Lui demandons de fermer les yeux sur nos imperfections, de pardonner tous ce que nous gâchons, et de se concentrer plutôt, sur notre valeur intérieure – comme Joseph a fait pour ses frères.

D’après un article de Chana Weisberg

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