The Weekly Share – 12 Iyar

The Weekly Share – 12 Iyar

Nourriture pour l’âme

Deuxième chance

Cette année, le 26 avril (14 Iyar) est « Pessach Sheni » (la deuxième Pâque). Ce jour-là donne la chance à ceux qui ont été incapable de participer à l’offrande de la Pâque de faire cette mitsva exactement un mois plus tard. Il est de coutume de marquer ce jour en mangeant de la matsa et en omettant Tachanun de la prière (consultez Chabad.org pour plus de détails).  

Comment cela c’est passer ? Le rabbin Elisha Greenbaum écrit : « Il y avait un groupe de Juifs qui ont approché Moïse avec un « problème ». Ils étaient rituellement impurs durant la Pâque et avaient manqué l’opportunité d’offrir le sacrifice pascal ; y avait-il quelque chose que Moïse pouvait faire ? D.ieu a dit à Moïse de leur donner une deuxième chance. Exactement un mois après la Pâque, nous célébrons Pessach Sheni, donnant la chance à tous ceux qui n’ont pas pu observer la fête la première fois de le faire.

Pessach Sheni est devenu une fête célébrant la deuxième chance que la vie nous donne. Selon les mots du sixième Rabbi de Loubavitch, et répété à plusieurs reprises par le Rebbe, « Es iz nitoh kein farfalen – il n’est jamais trop tard. Vous pouvez toujours réparer les erreurs du passé. D.ieu est toujours prêt de nous recevoir. Il attend que nous exprimions nos sincères regrets et que nous soyons accueillis de nouveau dans le bercail ».

Malgré que pas toutes les erreurs ne puissent être corrigée, Rabbin Greenbaum dit que « tout peut être modifié ». [Par exemple], « La douleur que vous avez causée dans vos relations était réelle, mais en vous engagent à recommencer et à faire tout ce que vous pouvez pour changer, vous avez la possibilité de construire une toute nouvelle relation, fondée sur la fondation d’un engagement partagé et une nouvelle croissance.

D.ieu n’a jamais promis que nous ne tomberions pas, mais Il nous aidera à remonter. Le passé est mon signe vers l’avenir et les leçons que j’ai apprises de mes trébuchements me protégeront, alors que je cherche mon nouveau chemin dans la vie. Tout ce qu’il faut, c’est de la détermination, du courage et beaucoup de travail. »


Chabbat Chalom

Compter le Omer

Dans la Torah, il est écrit : « Et vous compterez pour vous-même à partir du lendemain du Shabbat, à partir du jour où vous apporter l’Omer (offrande), il y aura sept semaines complètes ; jusqu’au lendemain de la septième semaine, vous compterez cinquante jours (» (Lévitique 23 : 15-16). Ces versets nous commandent de compter sept semaines à partir du moment où l’Omer, la nouvelle offrande d’orge, a été apportée au Temple, c’est-à-dire à partir du seizième jour du mois de Nissan. Nous commençons à compter le deuxième soir de la fête de Pâque (la nuit du deuxième seder dans la diaspora) et continuons jusqu’à Chavouot, qui est le cinquantième jour après l’offrande. En fait, nous comptons quarante-neuf jours, car nos sages avaient une tradition que l’utilisation du mot cinquante, d’après la Torah, signifiait jusqu’au cinquantième jour.

C’est une mitsva pour chacun de compter les jours du Omer. Pour plus d’informations, visitez Chabad.org.


L’esprit sur la matière

Soyez dans le siège du conducteur

La section de la Torah, Acharei-Motsignifie « après la mort » et fait référence à la mort des deux fils d’Aaron, Nadab et Avihu, qui étaient entrés dans le « Saint des Saints » (Kodesh Hakodashim) sans aucune autorisation, et ont amené avec eux « un feu étrange », un mélange de leur choix. Bien que cette action soit venu d’un désir sincère de se connecter avec D.ieu et de Le servir, leurs actions ont causés leurs morts instantanés. Les commentaires de la Torah expliquent que malgré que leur motivation était réellement la proximité avec D.ieu, leur comportement ignorait complètement les exigences et les directives que D.ieu leur avait données. Ils ont agi émotionnellement et non rationnellement, et leur comportement les a littéralement « consumés », entraînant leur mort. Dans cette portion de la Torah, nous devons comprendre comment les émotions conduisent les pensées et les pensées conduisent les émotions. Ne soyez pas esclave de l’un ou de l’autre, mais intégrez-les pour que vous soyez dans le siège du conducteur.

D’un article par Hanna Perlberger


Pensée du Moshiach

Faire des Mitsvot

Le but ultime est que le monde se « découvre ». Découvrir que sa beauté est sans fin et sa sagesse insondable, car c’est l’expression ultime du mystère du divin. C’est pour cette raison que les mitsvot de la Torah sont absolument nécessaires. Lorsque vous mettez vos téfilines sur votre tête et votre bras, vous dévoilez ce mystère en vous. Lorsque vous rendez votre consommation de nourriture sacrée en gardent casher, vous dévoilez ce mystère dans le monde qui vous nourrit.

Il en est de même pour chaque mitsva – tous vous relient, vous et votre monde, à un dessein divin supérieur ; à sa réelle signification.

D’un article par Rabbin Tzvi Freeman


J’ai toute une histoire pour vous

Moyen ou normal ?

Un rabbin judicieux a écrit qu’il ne faut pas confondre entre « normal » et « moyen ». Puisqu’il y a des gens qui, tragiquement, peuvent avoir perdu une jambe ; cela voudrait dire que la personne « moyenne » a environ 1,97 jambes. Mais, ce n’est pas « normal ». Une personne normale a deux jambes. Ainsi, lorsque la Torah nous enseigne à être saint et distinctif, cela nous rappelle d’être normaux, et non « à la moyenne ». 

Pour les Juifs, la « normalité » est énoncée distinctement dans la Parasha Acharei Mot (Lévitique 16 : 1-18 : 30). Notre code moral, les relations interdites, qui peut épouser qui et qui ne peut pas – viennent tous de cette Parasha.

Nous lisons ce même chapitre chaque année durant la prière de l’après-midi de Yom Kippour. Chaque année, dans chaque synagogue du monde entier, quelqu’un pose exactement la même question : « Rabbin, pourquoi spécifiquement le jour de Yom Kippour ? N’y avait-t-il pas d’autre section de la Torah à choisir que celle des relations sexuelles interdites ? Est-ce un choix approprié pour le jour le plus saint de l’année ? »

Bonne question. Les rabbins expliquent que c’est, en fait, le test ultime de notre sainteté. Le plus difficile pour l’être humain, ce qui met vraiment à l’épreuve le courage de notre moralité, n’est pas la façon dont nous nous comportons à la synagogue, mais plutôt la façon dont nous nous comportons dans nos chambres. Se conduire de manière convenable en public est beaucoup plus facile que d’être moralement cohérent dans nos vies intimes.

Démodé ? évidemment. Dans un monde de moralité relative en constante évolution, la Torah semble en effet plutôt ancienne.

Les lois établies par l’humain sont constamment modifiées pour s’adapter à l’évolution des temps et des circonstances. Lorsqu’une nouvelle super-autoroute est construite, les agents de la circulation peuvent décider s’il est sécuritaire d’augmenter la limite de vitesse. En cas de pénurie de carburant, ces mêmes fonctionnaires peuvent décider d’abaisser la limite de vitesse afin de conserver l’approvisionnement en énergie. La législation humaine s’adapte constamment aux réalités fluctuantes. Cependant, les lois de D.ieu sont constantes, cohérentes et éternelles. La législation divine régit les questions morales. Les valeurs, l’éthique, le bien et le mal, ce sont des bases éternelles et qui ne changent jamais. L’humanité est confrontée à ces problème depuis des temps immémoriaux. Depuis l’époque des hommes des cavernes, les questions essentielles n’ont vraiment pas beaucoup changé. Les questions de principe moral, bien et mal, sont présentes depuis le tout début. Les choix de vie sont faits par chacun de nous à chaque génération. Ces questions sont intemporelles.

Nous lisons donc que l’adultère était interdit à l’époque de Moïse et est toujours interdit pour nous ; c’est pareil pour l’inceste. Par contre, ça ne me choquerait pas si ceux motivées pour de nouvelles libertés sexuelles commençaient bientôt à faire campagne pour que les relations incestueuses deviennent légales, D.ieu préserve. Et pourquoi pas ? S’il s’agit d’adultes consentants, pourquoi refuser les frères et sœurs ? Étant donné de « la pente glissante de nos montagnes morales », rien n’est plus impensable.

En fin de compte, la moralité ne peut être décidée par référendum. Nous avons désespérément besoin d’une autorité supérieure pour nous guider dans les dilemmes souvent déroutants de la vie. En Égypte et en Canaan, de nombreux comportement dégénérés étaient acceptables, voire populaires. Dans la Parasha, D.ieu dit à Son peuple qu’Il s’attend à ce que nous marchions sur un chemin différent. Nous sommes commandés à être « une nation sainte », distinctement différente surtout dans ce département ; le test le plus difficile de notre moralité. Peu importe ce qui est légal ou à la mode en Égypte, en Canaan, en Amérique ou en Scandinavie, nous avons notre propre guide moral, notre propre livre qui ne nécessite aucune nouvelle édition ou édition révisée pour la nouvelle ère. Cela est parce que le bien est bien et le mal est mal et il sera toujours ainsi.

La moyenne peut être plutôt médiocre. Soyez juste « normal » et conservez votre unicité juive. Ce n’est peut-être pas facile ; Ce n’est peut-être pas politiquement correct. Vous ne gagnerez probablement aucun concours de popularité. Mais, vous serez fidèle aux vérités éternelles de la vie. Et à long terme, vous aurez raison.

D’après un article par Rabbi Yossy Goldman

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