La pensée hebdomadaire

La pensée hebdomadaire

Nourriture pour l’âme

Vas pour (et vers) toi-même.

Dans la Paracha Le’h Lé’ha (Genèse 12:1-17:27) D.ieu parle à Abram, lui ordonnant : « Vas de ta terre, de ta maison natale et de la maison de ton père, à la terre que je te montrerai. » Selon le Zohar, les mots le’h Lé’ha ne signifient pas seulement « vas pour toi-même », mais aussi « vas vers toi-même ».

Sara Esther Crispe écrit dans son article “ Pleased To Meet Me “ : « Et comment allons-nous à nous-mêmes, découvrir qui nous sommes vraiment? Nous devons quitter notre terre, notre lieu de naissance et la maison de notre père… Cela ne signifie pas que nous devons nous déplacer physiquement ou aller n’importe où (bien que pour certains cela peut faire partie du processus); mais spirituellement et émotionnellement, nous devons à nouveau aller à la rencontre de nous-même … Nous devons cesser de nous inquiéter de ce que le monde veut de nous, et commencer à regarder en nous, en notre âme, pour savoir ce que nous voulons de nous-mêmes, ce que notre Créateur veut de nous… Nous devons nous éloigner de ceux avec qui nous avons grandi, de nos systèmes scolaires, de nos collectivités, de nos amis et de notre famille élargie. Nous ne devons pas laisser leurs influences entraver l’apprentissage de ce que nous sommes vraiment censés être. »

« Et puis, le plus dur mais tout aussi essentiel, nous devons quitter la maison de notre père. Nous devons reconnaître que, même si nous voulons vivre dans la voie même où nous avons été élevés, nous devons le choisir nous-mêmes. Nous devons nous approprier cette orientation. C’est alors, et seulement alors, que la nouvelle terre nous est montrée — notre potentiel, nos possibilités et le monde qui nous attend. C’est seulement alors que nous pouvons progresser, car nous ne pouvons pas aller de l’avant tant que nous ne savons pas vraiment qui nous sommes. C’est ainsi que nous Le’h Lé’ha, nous partons de nous-mêmes, retournant à nous-mêmes. »

« Et nous le faisons en tant qu’Ivrim, en tant que Juifs, disposés à nous tenir « de l’autre côté », du reste du monde, en tant que ceux qui poursuivront la vérité et la droiture, même lorsque l’opinion publique peut différer grandement. Plus nous brisons ces idoles dans notre propre monde et le monde qui nous entoure, plus nous pouvons devenir forts. C’est ce qu’Abraham nous enseigne. C’est ce que signifie être juif – nager à contre-courant, révéler notre âme Divine et nos missions uniques dans ce monde – lorsque nous allons de nous-mêmes à nous-mêmes, afin de découvrir et révéler notre véritable essence. »


Chabbat Chalom

Pourquoi 2 bougies le Chabbat?

Pourquoi allume-t-on deux bougies le Chabbat ? Nos sages nous disent qu’elles représentent le mari et la femme et le désir d’apporter la paix et la tranquillité dans la maison. Une autre explication est basée sur l’enseignement talmudique selon lequel, le Chabbat, nous recevons une âme supplémentaire, qui nous imprègne d’un sentiment supplémentaire de sainteté et de spiritualité tout au long de la journée. La bougie supplémentaire correspond à la seconde âme.

Cependant, la raison fondamentale pour laquelle nous allumons deux bougies pour le Chabbat est qu’elles correspondent aux deux formes de la Mitzva du Chabbat. Dans l’Exode, on nous dit : « Souviens-toi (Zachor) du jour du Chabbat et sanctifie-le. » Cela englobe tous les commandements positifs associés à la sanctification du Chabbat. Dans le Deutéronome, on nous dit : « Garde (chamor) le jour du Chabbat et sanctifie-le. » Cela englobe toutes les interdictions négatives associées au Chabbat. Pour représenter notre acceptation des deux aspects de l’observance du Chabbat, nous allumons deux bougies.

D’après un article du rabbin Yehuda Shurpin


L’esprit sur la matière

Moins s’inquiéter

L’anxiété au travail est un signe que vous avez trop investi dans votre gagne-pain. C’est une chose d’investir de l’argent et du temps, même des compétences et de l’ingéniosité. C’est une autre chose que d’investir son essence et son être. Votre essence et votre être ne sont pas de bons travailleurs. Ils n’ont pas leur place à travailler pour survivre. Leur raison d’être est le but de votre travail.

Arrêtez-vous à penser : Pourquoi est-ce que je fais cela ? À quoi sert cet argent ? Quel est mon vrai but, la raison pour laquelle mon âme est venue dans ce monde ?

Trouvez ce but et investissez votre cœur, votre esprit et votre âme dans tout ce qui y est directement lié.

Oui, faites de votre mieux dans tout ce que vous faites, mais investissez dans ces choses en leur fort intérieur. Souciez-vous d’elles, et vous vous inquiéterez moins de l’argent.

Par le rabbin Tzvi Freeman


Pensées de Machia’h

Une récompense de la foi

De la rédemption messianique, il est écrit : «Comme aux jours de votre sortie du pays d’Égypte, je leur montrerai des choses merveilleuses» (Michée 7:15). Cela signifie que cela sera analogue à la rédemption de l’Égypte : tout comme Israël a été racheté de l’Égypte en récompense pour leur foi, ainsi en vertu de notre foi Machia’h nous rachètera. En effet, le Midrash (Shocher Tov, ch. 40) affirme qu’Israël mérite la rédemption en récompense pour le kivuy (espérance et attente de la rédemption). En vertu de la ferme confiance d’Israël que « Mon salut est proche » (Esaïe 56, 1), nous mériterons que D.ieu nous rachète avec la rédemption complète et ultime, rapidement, de nos jours.

D’après un article du rabbin J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

T’inquiètes pas

Tous les rabbins ont une histoire d’aéroport. En fait, certains rabbins racontent tellement d’histoires incroyables de rencontres providentielles dans les avions et les aéroports que je me demande parfois s’il est physiquement possible pour eux d’avoir voyagé dans autant d’avions qu’ils ont d’histoires!

Pourquoi je parle d’avions ? Parce que c’est la semaine de la lecture de la Torah de Le’h Lé’ha, quand notre père Abraham a été chargé par Dieu de quitter son lieu de naissance et de voyager vers une terre étrangère qui, un jour, serait promise à ses enfants. Depuis lors, les Juifs ont été une nation de voyageurs. Les voyages de nos ancêtres ont façonné notre destin futur. Leurs voyages sont devenus nos voyages. Et les bouleversements géographiques auxquels le peuple juif a été soumis au cours des siècles sont des images miroirs des pas de nos ancêtres. Bref, voici une histoire d’avion.

Il y a quelques années, je voyageais de Johannesburg au Cap pour me joindre au président de l’époque, Nelson Mandela, à l’occasion d’un banquet en l’honneur du regretté grand rabbin d’Afrique du Sud, Cyril Harris, et aussi pour y donner quelques conférences dans diverses synagogues. Ils disent « y arriver est la moitié du plaisir », mais à cette occasion, rien n’aurait pu être plus loin de la vérité. Tout d’abord, il y a eu une défaillance du système de l’avion qui a causé un retard de 30 minutes. Puis il y a eu un passager disparu qui a retardé le décollage de trois heures. Finalement, nous avons atterri après 22:00 heures et j’ai manqué la conférence à la synagogue que je devais donner à 20:00 heures ce soir-là.

Et pourquoi seriez-vous intéressés par mon histoire ? Parce que j’ai trouvé fascinant d’observer les réactions des différents passagers de l’avion alors que nous attendions impatiemment de décoller. Certaines personnes se mirent très en colère. Elles criaient et hurlaient, donnant du fil à retordre aux pauvres agents de bord. D’autres boudaient tout simplement en silence.

Je ne pouvais m’empêcher de penser quelle leçon cela était sur le sujet de la Providence Divine et sur qui dirige vraiment le monde. Je m’étais donné amplement de temps pour arriver à ma conférence de 20:00 ponctuellement. Mais clairement, D.ieu avait d’autres plans. Alors qui est réellement aux commandes? Les meilleurs plans des hommes ne nous mènent pas nécessairement à nos destinations à temps, même si nous arrivons tôt à l’aéroport.

J’aurais pu me mettre en colère moi-même. J’étais très contrarié. C’était une grande déception d’avoir manqué ma conférence. Une telle chose ne m’était jamais arrivée auparavant. Mais ma conscience était claire. Je m’étais donné plus de temps que nécessaire pour y arriver dans les délais. Le fait de l’avoir manqué n’était pas dans mes mains. Je veux dire, qui dirige le monde? La réponse est, le Seul et Unique en haut. Si, pour une raison que Lui seul connaît, Il veut que je ne donne pas la conférence de 8 heures, alors aucune quantité de soupirs et soufflements de ma part ne fera la moindre différence. Tout en réfléchissant sur cette perspective philosophique, je réalisais que je devenais plus détendu et en fait assez serein face à toute cette expérience frustrante. Oui, nous devons faire notre part; nous devons faire de notre mieux. Mais au-delà de cela, c’est l’affaire de D.ieu.

Si nous parvenons à développer cette attitude — et, croyez-moi, j’ai également besoin de la développer davantage —, nous serons tous mieux à même de faire face aux déceptions que nous connaissons si souvent dans la vie, et même avec de vrais tzorres que nous pouvons malheureusement rencontrer. Tout est entre Ses mains. S’il décide que l’avion sera retardé, alors il doit y avoir une bonne raison.

Donc même si rien d’étonnant ne s’est produit, je suis devenu beaucoup plus conscient du fait que D.ieu, et pas moi, est le contrôleur de cet univers. Je ne sais peut-être toujours pas pourquoi ce retard faisait partie de son vaste plan éternel, mais je sais qu’il y avait une raison. Je ne découvrirai peut-être jamais ce qu’était cette raison, mais qu’il y avait une raison, de çà je suis convaincu.

Quand nous comprendrons cela, nous aurons appris l’art de l’acceptation. Quand nous apprenons l’acceptation, nous menons des vies plus calmes, plus tranquilles, sans toute l’anxiété inutile que nous créons dans nos propres esprits. Et je dois admettre que c’est une conviction qui m’a aidé à surmonter de nombreuses déceptions dans ma propre vie, des petites choses aux plus graves.

Que tous vos voyages soient sûrs et couronnés de réussite et puissiez-vous arriver à vos destinations à temps. Et même si vous ne le faites pas, ne paniquez pas. Il est en charge.

Par le rabbin Yossy Goldman

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