La pensée hebdomadaire - 15 Av

La pensée hebdomadaire - 15 Av

Nourriture pour l’âme

La voix sans fin

Moïse était le plus grand de tous les prophètes. Il a prévu ce qu’aucun autre prophète ne pouvait voir. Peut-être qu’il a vu son peuple se laisser entraîner dans la civilisation de la Grèce antique, dans la beauté, la culture, la philosophie et l’art du jour. Ils [les Juives] pourraient se demander si la Torah est toujours importante ?

Peut-être qu'il a vu que les Juifs seront renforcés par la révolution industrielle, où ils auraient pu penser que la Torah était arriérée. Ou peut-être pendant la Révolution Russe quand la foi et la religion étaient positivement primitives. Peut-être que Moïse a vu notre propre génération avec les satellites et les navettes spatiales, la télévision et la technologie. Il a vu des jeunes se demander si la Torah leur dit toujours quelque chose.

Ainsi, [dans la Paracha Va’etchanan (Deutéronome 3 :23 -7 :11)]. Moïse nous dit que la voix qui tonnait du Sinaï n’était pas une voix ordinaire. La voix qui a proclamé les Dix Commandements était une voix qui n’était pas seulement puissante à l’époque, mais qui « n’a pas pris fin ». Elle sonne toujours, elle résonne toujours, elle parle toujours à chacun de nous à chaque génération et dans chaque partie du monde.

Les révolutions peuvent aller et venir, mais la révélation est éternelle. La voix du Sinaï continue de proclamer des vérités éternelles qui ne deviennent jamais dépassées ou hors de propos. Honorez vos parents, et soignez-les dans leur vieillesse au lieu de les abandonner dans une maison de retraite. Vivez des vies morales ; soyez sensible aux besoins et aux sentiments des autres. Consacrez un jour par semaine et sanctifiez ce jour. Tournez le dos à « la course folle » et redécouvrez votre humanité et vos enfants. Ne soyez pas coupable de cupidité, d’envie, de malhonnêteté ou de corruption.

Ces idées et valeurs sont-elles datées ? Ces commandements sont-ils périmés ? Au contraire. Ils nous parlent maintenant comme jamais auparavant. La voix divine n’a pas perdu de sa force, ni de sa majesté. Par contre, la voix de l’homme devient sombre dans l’oubli. Les politiciens et les médecins vont et viennent, mais le son céleste se répercute à travers les âges. La Torah est vrai et éternelle. La voix de D.ieu ne disparaîtra jamais.

D’un article par Rabbin Yossy Goldman


Chabbat Chalom

Chabbat de consolation

Le Chabbat après le 9 Av est appelé Chabbat Nachamu (Chabbat de consolation) d’après les premiers mots de la lecture de la Haftara (prophètes). C’est la première lecture d’une série de lectures connues sous le nom de « Les sept [semaines] de consolation » lues au cours des sept semaines entre le 9 Av et Rosh Hashana.

Pendant les mois d’été à partir du Chabbat après la Pâque jusqu’au Chabbat avant Rosh Hashana, nous lisons un chapitre chaque Chabbat après-midi de l’Éthique des Pères du Talmud (Pirkei Avot). Cette semaine, nous étudions le troisième chapitre.

Chabad.org


L’esprit sur la matière

Dans les mauvais moments comme dans les bons

L’amour de D.ieu est la base de notre foi ; car un sentiment de connexion avec son Créateur nous pousse à être à la hauteur de ses attentes religieuses. Cette connexion doit être constante, à la fois pendant la noirceur de la nuit, lorsque tout est sombre et que de se tourner vers D.ieu vient naturellement, et sous les lumières vives du jour lorsque nous n’avons pas besoin d’être rassuré. Se connecter à D.ieu pendant les moments difficiles est faciles, mais combien ont l’intelligence de sauter du train pendant que les bons moments continuent ? N’attendez pas que « la douche froide » de tragédie vous choque, nous donne conseille le [Shema] ; connectez-vous à D.ieu maintenant, pendant les bons moments et prenez plaisir à choisir votre chemin pas par obligation mais parce que c’est la bonne chose à faire.

D’après un article par Rabbi Elisha Greenbaum


Pensée du Moshiach

Le drame

Nous sommes les « marieurs » du Ciel et de la Terre. Tout le cosmos a vu le jour parce que D.ieu a choisi d’investir Son essence dans un grand drame : le drame d’un monde humble devenant la demeure d’un D.ieu infini. Un mariage d’opposés, la fusion du fini et de l’infini, de la lumière et des ténèbres, du ciel et de la terre. Nous sommes les acteurs de ce drame, les entremetteurs cosmiques. Avec chacune de nos actions, nous avons le pouvoir de marier notre monde mondain à l’infini et à l’inconnaissable.

Rabbi Tzvi Freeman


J’ai toute une histoire pour vous

Le « Shema » d’un psychothérapeute à Auschwitz

Shema Yisroel Hashem Elokeinu Hashem Echad… Écoute Israël, D.ieu est notre Éternel, D.ieu est un. (Deut. 6:4)

Ces paroles importantes de nos prières quotidiennes, expriment de puissantes perles de foi. Mais je ne m’attendais pas à les lire dans un classique de grand succès.

Dans « Man’s Search for meaning, » Viktor Frankl décrit ses expériences dans les camps de concentration. Peu de temps après son arrivée à Auschwitz, Frankl a été dépouillé de son bien le plus précieux : un manuscrit qui était l’œuvre de sa vie, caché dans la poche de son manteau. Il a alors eu « sa plus profonde expérience dans les camps de concentration. » « J’ai dû subir et surmonter la perte de mon enfance. Et maintenant, il semblait que rien ni personne ne me survivrait : ni physiquement ni mentalement. Je me suis donc retrouvé confronté à la question de savoir si, dans de telles circonstances, ma vie était complètement vide.

« Une réponse à cette question avec laquelle je luttais avec tant de passion m’était déjà réservée… Ce fut le cas lorsque j’ai dû abandonner mes vêtements et hériter à mon tour des chiffons usés d’un détenu déjà envoyé à la chambre à gaz… Au lieu des nombreuses pages de mon manuscrit, j’ai trouvé dans une poche du manteau nouvellement acquis une seule page arrachée d’un livre de prière en hébreu, contenant la prière juive la plus importante, Shema Yisroel. « Comment aurais-je dû interpréter une telle « coïncidence » autrement que comme un défi de vivre mes pensées au lieu de simplement les mettre sur papier ? » »

Pourquoi la prière de Shema Yisrael a-t-elle inspiré tant de personnes dans les moments les plus difficiles ? Mis à part sa simple affirmation de croyance, je pense qu’il y a quatre éléments psychologiques importants :

Pertinence : Écoutez Israël : la religion ne peut pas commencer et se terminer par des théories ; elle doit réunir notre humanité. Le Shema ne commence pas par une déclaration de foi. Il s’adresse à chacun de nous. Écoute, Israël, écoute ce message et fais-en une partie de ton être.

Appartenance : Le Shema est au pluriel (« notre » D.ieu et non « mon » D.ieu), parlé à un groupe collectif. Nous gagnons de la force les uns des autres et du courage en faisant partie de quelque chose de plus grand que nous-mêmes. Ce sens de la communauté est l’un de nos atouts les plus forts.

Personnalisation : D.ieu est notre D.ieu transcendantal et infini, et aussi notre D.ieu personnel, nous soutenant dans les moments de fête et de désespoir. D.ieu n’est pas seulement un dirigeant objectif, créant et régulant le cosmos. Il est « à nous », près de nous, comprenant la partie la plus profonde de nous, plus que nous-mêmes.

Individualité : Autant nous avons besoin d’un sentiment d’appartenance et de communauté, autant nous ne devons pas nier nos différences individuelles. Le Shema se termine par les mots « D.ieu est un » (plutôt que D.ieu est « singulier » ou « seul »). L’un, le premier des nombres enseigne que D.ieu est présent dans la diversité du monde. Alors que la conformité retarde la croissance, « l’unité de D.ieu » devrait nous permettre de découvrir et de cultiver l’unité et l’unicité divines en chacun de nous.

Chana Weinberg

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