La pensée hebdomadaire – 16 Tammuz

La pensée hebdomadaire – 16 Tammuz

Nourriture pour l’âme

Supprimer « le péché inconnu »

Avec l’antisémitisme de nos jours, il est facile d’oublier nos propres transgressions qui servent à aider nos ennemies. Parmi eux se trouve la haine sans raison que certains Juifs entretiennent envers d’autres Juifs. Le premier Temple a été détruit à cause de trois péchés dont les Juifs étaient coupables : l’idolâtrie, les indiscrétions sexuelles et le meurtre. Le deuxième Temple (lorsque les Juifs étaient impliqués dans la Torah, les mitsvot et les actes de bonté) a été détruit parce que nous étions coupables du « péché inconnu » : nourrir une haine sans fondement les uns envers les autres !

Le Rabbi de Lubavitch explique pourquoi la haine et les combats sont le « péché inconnu ». En moyenne, un idolâtre, un adultère, ou un meurtrier est parfaitement conscient de son péché. Les gens sont victimes de la tentation, mais le repentir est éminemment réalisable parce que la personne elle-même est consciente et troublée par les péchés qui souillent son âme. Cependant, la personne qui est coupable d’avoir participé à des querelles et à des propagandes haineuses croit rarement qu’elle est en faute. À son avis, l’autre partie mérite tous les abus qui lui sont infligés ! Ainsi, alors que la haine sans fondement est peut-être le péché le plus manifesté, si peu reconnaissent réellement leur propre culpabilité.

Cela est vrai à la fois dans nos relations interpersonnelles ainsi que dans la regrettable tendance de notre nation à être fortement préoccupée par les querelles entre les « groupes ». À gauche, à droite, au centre, Conservateur, Orthodoxe, Réformiste, Hassidique, Sioniste, et antisioniste. Et la liste continue…

Alors que nous commençons les Trois Semaines, une période de deuil annuel qui commence le 17 Tammuz (dimanche, 27 juin), il est facile de continuer à blâmer « les autres » pour le factionnalisme et la division. Il est beaucoup plus difficile de trouver les défauts en nous-mêmes. La rédemption viendra lorsque nous reconnaîtrons enfin que même si en fait « j’ai raison et il a tort », il n’y a jamais de raison valable de haïr un autre juif.

Inspiré d’un article de Rabbi Naftali Silberberg. Pour plus d’information sur les Trois Semaines visitez Chabad.org


Chabbat Chalom

Éthique des Pères : Sixième Chapitre

Ce Chabbat après-midi, nous lisons le sixième chapitre de l’Éthique des Pères (Pirkei Avot). Le troisième passage déclare : « Celui qui apprend de son prochain un seul chapitre, une seule loi, un seul verset, un seul mot, ou même une seule lettre [dans la Torah], il doit le traiter avec respect. Car c’est ce que nous trouvons avec David, roi d’Israël, qui n’a rien appris d’Achitofel sauf deux choses, mais il l’a appelé son « maître », son « guide » et son « intime », comme il est dit (Psaumes 55 :14) « Et tu es un homme de ma valeur, mon guide et mon ami intime. » Certes, on peut en déduire à fortiori : Si David, roi d’Israël, qui n’a rien appris d’Achitofel a part pour deux choses seulement l’a néanmoins désigné comme son maître, guide, et intime, on comprend que celui qui apprend de son prochain un seul chapitre, une loi, un verset, une phrase, ou même une seule lettre, est obligé de l’honorer… »


L’esprit sur la matière

Intrépide

La douleur est réelle. La peur ne l’est pas. La douleur est réelle, car nous ne sommes pas à notre vraie place. Rien n’est à sa vraie place. Cela s’appelle l’exil. Exil de l’âme.

La peur n’est pas réelle, il n’y a rien à craindre. Parce que peu importe où nous sommes, D.ieu est là avec nous. Car Il est partout. La seule chose que nous devons craindre, c’est de ne plus ressentir la douleur. Que nous puisons imaginer que c’est notre place après tout. Car c’est cette douleur de savoir que nous sommes au mauvais endroit qui nous élève plus haut, au-delà de cet endroit (Likkutei Sichot, vol. 30, p.234).

Rabbi Tzvi Freeman


Pensée du Moshiach

Le message “intérieur” des trois semaines

Les Trois Semaines (entre 17 Tammuz et Tisha Beav) ne se limitent pas au jeûne et aux lamentations. Nos sages nous disent que ceux qui pleurent la destruction de Jérusalem mériteront de la voir reconstruite avec la venue du Mochiach. Que ce jour vienne bientôt, et alors toutes les dates tristes du calendrier seront transformées en jours de joie et de bonheur immenses.

Chabad.org


J’ai toute une histoire pour vous

Reconstruire le Temple avec amour

Parlez de « la culpabilité juive ». On dit que si nous n’assistons pas à la reconstruction du Temple c’est comme si nous assistions à sa destruction. Si ce n’est pas assez difficile, la clé de la reconstruction est simple à articuler mais difficile à faire : aimer un autre juif sans aucune raison (ahavat yisrael). Cet amour répare la « haine sans raison » (sinat chinam) qui a causé la destruction du Second Temple à Tisha Be’av, le 9 Av en 69 EC.

Jusqu’à ce que le Temple soit reconstruit, notre nation cesse de pleurer pendant les trois semaines précédant le 9 Av (cette année le 18 juillet, 2021). Pendant cette période (connue sous le nom de « Trois Semaines ») il n’y a pas de mariages, coupe de cheveux, ni musique. Pendant les neuf jours du 1er Av au 9 Av, on ne peut pas nager, ni manger de la viande (sauf Shabbat), et ni aller en vacances. Ensuite, il y a Tisha B’Av, un jour de jeûne de 25 heures qui semble généralement plus long car il fait chaud dehors. Mais ce que je n’ai jamais aimé à propos de cette période, c’est à quel point je pouvais clairement voir ce qui me manquait en moi.

Quand je grandissais, l’été était synonyme de plaisir. Et c’est ce que cela a continué à signifier pour ma famille, mes amis et voisins qui ne savaient pas c’est quoi les Trois Semaines, les Neuf jours, ni Tisha B’Av. Ils prenaient joyeusement des vacances et préparaient des barbecues, alors que j’étais assis à la maison au lieu de profiter de l’été avec un groupe d’enfants.

Je dois admettre que je ne voyais pas toujours ses autres juifs d’une bonne façon durant les Trois Semaines. Après-tout, j’ai rationalisé, qu’il me restait beaucoup de choses à faire pour que D.ieu reconstruit le Temple. Qu’en est-il de tous les juifs qui n’y pensaient pas ? Ceci était exactement la pire pensée que je pouvais avoir envers les autres juifs, surtout à cette période. En effet, je ne m’aimais pas moi-même à cette période de l’année.

Mais, même ainsi, j’ai toujours gardé une image du Temple dans mon esprit, me souvenant comment il m’a inspiré lors d’un Shabbaton auquel ma famille a assisté près de 30 ans plus tôt. Avant cette fin de semaine, je savais que le Temple avait existé (j’avais été à Jérusalem et j’avais vu le mur occidental) mais je pensais qu’il s’agissait essentiellement d’une version plus grande de notre synagogue géante à Pittsburgh. (Qu’aurais-je dû penser d’autre ? Tout le monde appelait notre synagogue « temple »).

Durant ce shabbaton, j’ai appris que D.ieu avait accompli des miracles ouverts dans le Temple de Jérusalem et que, jusqu’à sa destruction, les gens savaient réellement que D.ieu existait; j’ai été ravi de pouvoir confirmer mes soupçons sur l’existence de D.ieu. Le Temple de Jérusalem m’a fourni suffisamment de preuves que toute l’histoire de D.ieu et de la Torah était vraie. À partir de là, l’enchaînement des idées était assez simple : nos mitsvot accélèrent la venue du Mochiach, qui reconstruira le Troisième Temple, qui existera pour l’éternité. Apprendre sur le Temple a placé l’histoire juive, en fait toute la création, dans un contexte significatif. Mes questions existentielles avaient des réponses.

À la fin du shabbaton, mon mari et moi avons signé sur la ligne pointillée spirituelle, convaincus que nous voulions faire partie de la campagne de reconstruction. Mais chaque année, les Trois Semaines me faisaient reculer et je tombais dans le piège de regarder ce que les autres Juifs ne faisaient pas pour D.ieu.

Ce n’est que récemment que j’ai vu un changement dans ma relation avec D.ieu et le monde. Je suis capable de voir les autres Juifs d’une manière que je ne pouvais pas voire auparavant : les accepter, m’occuper d’eux et les aimer quoi qu’ils fassent, même pendant les Trois Semaines.

Il m’a fallu de nombreuses années pour intérioriser que soumettre ma volonté de D.ieu serait mon ticket pour le bonheur personnel, et que ce qu’Il veut le plus de moi, c’est d’aimer les autres Juifs. Ce qui me surprend encore, c’est à quel point je suis heureux quand je le fais.

Lieba Rudolph

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