La pensée hebdomadaire - 17 Av 5780

La pensée hebdomadaire - 17 Av 5780

Nourriture pour l’âme

Marcher la tête haute

Beaucoup a été dit et écrit sur la mentalité de la galout, l’asservissement ressenti par des générations de juifs vivant dans la diaspora. En tant que citoyens de seconde classe depuis tant de générations en Europe de l’Est et dans les pays arabes, les Juifs sont arrivés à perdre leur estime de soi. Enfin, à notre époque, le vieux juif du ghetto fut remplacé par l’Israélien fier, fort et indépendant. Les Juifs aujourd’hui marchent la tête haute.

In the Parsha Eikev, Moses reminds his people never to forget that it was G‑d who took them out of Egypt and who led them through the wilderness into the Promised Land. And he describes the wilderness as “that great and awesome desert.” The wilderness before we reach the Promised Land represents the state of exile. And the problem with this wilderness is that we are impressed with it. In our eyes it is “great.” The big, wide world out there is great, powerful, impressive and all too overwhelming to the Jew.

On oublie que la vraie mentalité de galout ne se limite pas à ceux qui vivent dans un ghetto du XVIIIe siècle. L’exil réel est l’exil intérieur, celui se trouvant dans nos propres têtes et cœurs. L’exil est quand nous considérons le monde non-juif comme tellement grand. Quand nous attachons tant d’importance au monde extérieur, alors nous vivons toujours dans un état d’exil et avec un état d’esprit galouteux, peu importe où nous sommes géographiquement.

Rappelez-vous que la première étape pour quitter l’exil est d’arrêter d’être impressionné par lui. Afin de racheter notre terre et notre peuple, nous devons d’abord racheter notre âme et notre respect de soi. Puissions-nous ne jamais oublier où se trouve notre vraie force. Quand nous nous souviendrons Qui nous a fait sortir d’Égypte et nous a conduits à travers le désert, et Qui est vraiment le grand et impressionnant Être parmi les êtres, alors nous serons capables de vraiment marcher la tête haute et de nous dresser fièrement à jamais.

D’après un article du Rabin Yossy Goldman


Chabbat Chalom

Les Maximes des Pères

Pendant les mois d’été, du Chabbat après la Pâque jusqu’au Chabbat avant Roch Hashanah, nous étudions un chapitre hebdomadaire de l’éthique des Pères du Talmud ("Avot") chaque après-midi du Chabbat. Dans ce chapitre se trouve la sagesse de Ben Zoma, qui a dit : "Qui est sage? Celui qui apprend de tout homme... Qui est fort? Celui qui domine ses penchants... Qui est riche? Celui qui est heureux de son sort... Qui est honorable? Celui qui honore ses semblables.

Chabad.org


L’esprit sur la matière

Libre Arbitre

La caractéristique principale qui distingue l’être humain de toutes les autres créatures est le libre choix d’action que le Créateur nous a accordé.

Nous pouvons utiliser ce don Divin soit pour l’autodestruction et la destruction de tout ce qui nous entoure ; ou nous pouvons choisir le bon mode de vie, qui nous élèverait ainsi que notre environnement à la perfection la plus élevée possible.

Le Rebbe de Loubavitch


Pensées de Machia’h

Écoutez….

Dans chaque chose que nous voyons, le Machia’h habite, tel l’embryon qui attend de sortir de son œuf. Dans le rythme d’un pissenlit frissonnant dans la brise, dans les yeux des enfants que nous élevons, dans les buts que nous nous fixons dans la vie, dans les machines que nous utilisons et l’art que nous créons, dans l’air que nous respirons et le sang qui coule dans nos veines.

When the world was made, the sages say, the moshiach was the wind hovering over all that would be.

Aujourd’hui, ceux qui savent écouter peuvent entendre sa voix appelant : « Ne me lâchez pas après tous ces temps ! Car le fruit de votre travail et celui de vos saintes mères et de vos saints pères est sur le point de mûrir. »

L’écoute seule suffit pour casser la coquille de l’œuf.

Le Rebbe de Loubavitch


J’ai toute une histoire

Pas de tours de manège gratuits

Il est notoire que l’âge de deux ans a été surnommé « Les terribles deux » alors que les tout-petits commencent à affirmer leur indépendance. Comme si elle était sur la bonne voie, ma douce petite-fille est devenue déterminée à faire les choses « toute seule ». L’un de ses refrains les plus populaires est « Fais-le toi même! ». Sa solution pour les tâches qu’elle préfère repousser, comme l’heure du coucher, c’est simplement « Maman, va-t’en! »

Mais alors qu’un instant elle essaiera de faire les choses par elle-même, la minute suivante elle se blottira ardemment pour se faire lire un livre. Elle exprimera sa reconnaissance quand j’habillerai sa poupée après sa propre tentative frustrante, mais elle va obstinément refuser de me tenir la main en montant l’escalier. Le regard victorieux dans ses yeux lorsqu’elle atteint le sommet est inestimable.

À partir d’environ six mois, la graine d’indépendance est plantée et continue de croître, pour certains d’entre nous farouchement. L’indépendance ne signifie pas que nous n’avons pas besoin des autres, mais plutôt que nous contribuons notre juste part, nos propres efforts, à nos relations et aux circonstances de notre vie.

In this week’s Torah portion, we read the second paragraph of the Shema prayer, while last week’s Torah portion contained the verses of its first paragraph. We are obligated to recite the Shema, a central prayer, every morning and evening. It contains fundamental beliefs about loving and serving G‑d, learning and teaching Torah, and practicing mitzvot. Much of the second paragraph, however, seems to repeat the first, with a few important differences.

Le deuxième chapitre parle de la récompense et du châtiment que nous mériterons en suivant ou non les commandements, alors que le premier omet entièrement cela. En outre, le premier chapitre s’adresse au peuple juif à la deuxième personne du singulier (toi, en tant qu’individu), tandis que le deuxième chapitre nous parle à la deuxième personne pluriel (vous, collectivement).

Il y a deux aspects à l’entretien notre relation avec D.ieu, et chacun est reflété dans le paragraphe respectif de la Chéma. Le premier est le don de connexion de D.ieu avec nous, sans lequel nous ne pourrions jamais avoir une relation avec Lui. Le deuxième, ce sont nos efforts et nos luttes, utilisant nos capacités intellectuelles et émotionnelles limitées pour atteindre des sommets toujours plus hauts et se rapprocher de D.ieu.

La récompense n’est mentionnée que dans le deuxième paragraphe parce que, par définition, une récompense est quelque chose qui doit être gagné par nos propres mérites, pas accordé en cadeau. Ce n’est qu’une fois que nous transpirons pour quelque chose que nous pouvons vraiment ressentir la joie de son accomplissement. De plus, en luttant pour améliorer notre caractère moral, nous devenons des êtres plus accomplis. Dans le cadre de tout nouveau projet, nous développons d’autres éléments de notre personnalité — la résilience, la détermination, l’empathie, la générosité. Nous ne devenons pas des êtres singuliers avec un seul don, mais des êtres pluralistes, multidimensionnels.

Le deuxième chapitre du Chéma nous enseigne que si les fruits de nos labeurs peuvent être moins glorieux et moins brillants, ils sont plus réels. Demandez à ma petite-fille de 2 ans.

Par Chana Weisberg

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