La pensée hebdomadaire - 22 av

La pensée hebdomadaire - 22 av

Nourriture pour l’âme

Une demie heure par jour

Une partie de la portion de la Parasha Eikev (Deutéronome 7 :12-11 :250) traite du Shema.

Shema est une prière fondamentale – la seule partie des prières quotidiennes, en fait, dont la récitation est bibliquement obligatoire, car elle contient de nombreux principes fondamentaux de notre religion, tels que la croyance en l’unité de D.ieu et les préceptes d’amour et de crainte pour D.ieu. Un certain nombre de mitsvot les plus connues, telles que les téfilines et la mezouza, sont également mentionnées, tout comme le commandement d’étudier la Torah et de l’enseigner à nos enfants. En fait, ces mitsvot sont si importantes qu’elles sont mentionnées à la fois dans le premier et le deuxième paragraphe du Shema. Cependant, il y a une différence superficielle.

Dans le premier paragraphe on nous dit : « enseigne [les paroles de la Torah] à tes enfants » et ensuite on nous dit : « attache-les … à ton bras » ; tandis que dans le deuxième paragraphe on nous dit : « enseignez-les à vos enfants ». Quelle est la signification de ce changement de formulation ?

La mitsva d’éduquer nos enfants dans la voie de la Torah commence dès leur naissance, bien avant qu’ils ne soient obligés de mettre les téfilines. Mais la Torah ne s’arrête pas là. Alors que le premier paragraphe du Shema met l’éducation avant les téfilines, le deuxième paragraphe mentionne l’éducation après les téfilines. La morale ? Même après que les enfants aient atteint la maturité, même après leur Bat/Bat Mitsvah, il est toujours la responsabilité des parents de leur enseigner la Torah.

Le rabbin Sholom DovBer de Loubavitch a dit : « De même qu’il incombe à chaque Juif de revêtir les Téfilines tous les jours, de même c’est un devoir pour chaque individu, du plus grand érudit au plus simple des gens, de mettre de côté une demi-heure par jour pour réfléchir à l’éducation de leurs enfants.

Édité d’un article par Rabbi Eli Pink


Chabbat Chalom

Le réconfort de l’amour de D.ieu

Les Haftarots sont des portions des livres de prophétie, lues après la portion de la Torah chabbat matin. La Haftarah de cette semaine est la deuxième d’une série de sept Haftarot (Haftarot de Consolation). Ces sept Haftarot commencent le Chabbat après Tisha BeAv (appelé Chabbat Nachamu) et se poursuivent jusqu’à Rosh Hashana. La Haftarah offre du confort lorsque nous ne ressentons pas toujours la présence de D.ieu dans nos vies ; quand nous crions « D.ieu es-tu là ? M’as-tu oublié ? J’ai besoin de Ton étreinte ! » D.ieu nous rassure qu’Il ne nous a pas abandonnés. Il compare son amour à celui d’une mère envers son bébé, une relation exprimant l’amour et la compassion les plus intenses. D.ieu nous promet aussi que très bientôt, nous assisterons à une autre époque, « Car l’Éternel consolera Zion, Il consolera toutes ses ruines, et il rendra son désert comme un paradis et son désert comme le jardin de l’Éternel ; on y trouvera la joie et le bonheur, des actions de grâces et une voix de chant » (Isaïe 51 :2-3). Que cela arrive maintenant !

Édité d’un article par Chana Weisberg


L’esprit sur la matière

Ne soyez pas impressionné

Rappelez-vous que la première étape pour quitter l’exil est de cesser d’en être impressionné. Afin de racheter notre terre et notre peuple, nous devons d’abord racheter nos propres âmes et notre propre amour. Puisons-nous ne jamais oublier où réside notre vraie force. Lorsque nous nous souviendrons de Celui qui nous a fait sortir d’Égypte et nous a conduits à travers le désert, et qui est vraiment le plus grand et le plus impressionnant, alors nous pourrons vraiment marcher haut et rester fiers, toujours.

D’un article par Rabbi Yossy Goldman


Pensée du Moshiach

Défis et impudence

Eikev, le nom de la Paracha, est aussi le terme qui décrit « l’ikveta de mochiach », la période juste avant la venue du Mochiach. Nos sages ont prédit que pendant cette période, « la malédiction de chaque jour sera pire que celle du jour précédent ». Pourquoi nous raconteraient-ils une prophétie aussi sombre ? Si nous n’avions pas été prédits de cette situation, le peuple Juif aurait pu être découragé et perdre espoir. La Torah nous a ainsi informé que la dernière étape de la galout sera terriblement déroutante et frustrante, afin que nous prenions courage, gardions la foi et renforcions notre service de D.ieu avec plus d’efforts en pleine connaissance et conviction que la rédemption arrive. On nous prédit également que dans l’ikveta de mochaich, l’impudence (chutzpah) augmentera. Cependant la chutzpah doit être utilisé de manière positive : demander et exiger constamment de D.ieu que le Mochaich apparaisse. Il n’y a aucun doute que D.ieu est satisfait de ce genre de demande « impudente » et y répondra en conséquence.

Rabbin J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

Manne : Nourriture de Famine

Un ami de notre famille m’a dit un jour qu’elle remarquait quelque chose de particulier à chaque fois que son beau-père, un survivant de l’Holocauste, restait chez elle. Chaque soir avant de se coucher, Zeide (grand-père) se promenait dans la cuisine et vérifiait discrètement le contenu de son garde-manger. S’il y avait du pain sur l’étagère, il se détendait et se diriger vers sa chambre. Par contre, s’il n’y en avait pas, il quittait la maison pour en acheter. Il n’en a jamais parler explicitement, mais cela était sa coutume.

Évidemment, son expérience durant la guerre a influencé ce comportement. Nous qui n’avons jamais vraiment connue la faim ne pouvons pas imaginer l’effet des années de privation que lui et sa génération ont subies dans les ghettos et les camps. Pourtant, je peux imaginer, dans un sens abstrait, l’angoisse de ne jamais vraiment savoir d’où vient le prochain repas.

Nous trouvons un concept similaire dans la lecture de la Torah cette semaine. La manne qui tombée du ciel au cours des 40 années dans le désert est appelée par le Midrash « nourriture de famine ». À première vue, cela ne semble correcte. La manne était la nourriture des miracles, tombant chaque jour et nourrissant la nation. Chaque personne recevait une portion exacte, dimensionnée pour rassasier sa faim, et elle avait la propriété miraculeuse de goûter comme n’importe quel aliment désiré. Quoi de plus satisfaisant que cela ?

Cependant, à la réflexion, il est compréhensible que si vous deviez vous fier à un miracle pour manger, vous auriez toujours faim. Imaginez-vous aller au lit tous les soirs pendant 40 ans en vous demandant si D.ieu enverrait à nouveau de la nourriture le lendemain. Vous avez peut-être été nourri aujourd’hui, mais à quel point auriez-vous confiance en la nourriture du lendemain ? Vous penseriez toujours à la nourriture.

Il est intéressant de noter, cependant, que dans la première bénédiction de la prière après le repas, nous citons « Tu mangeras, sois rassasié et bénis l’Éternel, ton D.ieu », qui selon notre tradition est une référence à la manne.

Cela semble étrange. La manne est-elle satisfaisante ou pas ? Est-ce le pain de la famine ou la nourriture qui vous rassasie ? Comment une denrée alimentaire, aussi miraculeuse qu’elle puisse être, peut-elle être décrite de manières aussi différentes ?

Les sentiments qu’une personne a envers la manne sont influencés par son point de vue sur la vie et sa relation avec D.ieu. D’un certain point de vue, la nourriture que vous achetez avec l’argent que vous avez gagné est bien plus satisfaisante que la manne qui tombe du ciel. Vos ressources sont mesurables et quantifiables, et vous pouvez vous détendre en sachant que vous avez suffisamment à manger aujourd’hui. Cependant, d’un autre pont de vue, l’argent que vous avez actuellement et la nourriture que vous pouvez acheter avec sont limités. Il n’y a qu’une limite à ce que vous pourrez accomplir par vous-même.

D.ieu, cependant, est infini et a des ressources illimitées à partager. Peu importe à quel point c’est difficile maintenant et à quel point votre situation actuelle est difficile, vous pouvez être sûr que les choses peuvent et vont s’améliorer. Même en période de perte et de souffrance, vous pouvez vous attendre à un meilleur avenir, avec espoir et confiance que D.ieu fournira les ressources. La manne qui nous vient directement de D.ieu est la nourriture la plus vraie et la plus satisfaisante que l’on puisse recevoir. L’aspersion de la divinité qui tombe dans notre vie est le pain quotidien de la foi qui soutient notre corps et notre esprit pour toujours.

Rabbin Elisha Greenbaum

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