The Weekly Share – 22 Tishrei

The Weekly Share – 22 Tishrei

Nourriture pour l’âme

Simchat Torah

Suite aux sept jours de fête de Sukkot, nous arrivons à la joyeuse fete de Shemini Atzeret / Simchat Torah. Dans la diaspora, le premier jour est connu par son nom biblique, Shemini Atzeret. Nous vivons toujours dans la sukkah, mais sans bénédiction. Durant cette journée, nous faisons aussi rappel aux défunts en récitant le Yizkor.

Lors du deuxième jour, c’est-à-dire, Simchat Torah, nous terminons et commençons immédiatement le cycle annuel de la lecture de la Torah. Nous marquons cette étape importante et joyeuse en dansant, tout en tenant les parchemins de la Torah en l’air. Ces deux jours sont célébrés en allumant des bougies en soirée, en servant des repas de fête, le jour et le soir et, en s’abstenant du travail. En Israël, la fête entière est compactée en 24hres.

Noter : Avec les mesures et règlements du covide mise en place, les célébrations pour Simchat Torah seront surement raccourcies significativement, socialement éloignées, tenues à l’extérieur, et possiblement même, entièrement annulées. Nous priions pour le jour où cette joyeuse fête sera de nouveau restaurée à sa joie vigoureuse. Peu importe, même si nous célébrons en petits groupes, ou à la distance, ou bien même chez soi, nous ferons de tout notre possible de l’infuser avec la même joie qu’au paravent, et encore plus!

Heures pour allumer les bougies :

Vendredi, le 9 octobre : 18hres01

Samedi, le 10 octobre : après 19hres01, d’une flamme préexistante

Dimanche, le 11 octobre : Fête termine à 18hres59

Chabad.org


Chabbat Chalom

Grace sous feu

La danse de Hakafot (lit. ‘Cercles’) est à la hauteur de la joie de la fête Simcha Torah. Durant cette occasion, nous dansons et chantons avec les parchemins de la Torah. Ce Shabbat commémore la journée fatidique en 1977, lorsque le Rebbe Lubavitcher eut souffert une énorme crise cardiaque pendant la célébration du Hakafot, dans la compagnie de milliers de hassidim dans la synagogue Centrale-Lubavitch, à Brooklyn, NY. Malgré tant de douleur, le Rebbe est resté calme et a insisté de continuer le Hakafot. Seulement une fois terminé, il décida de partir.

Le jour suivant, le Rebbe a demandé que les hassidim célèbrent la fête de Simchat Torah avec la même joie et ferveur que toutes les autres années. Et c’était ainsi. Après la fête, le Rebbe, de son bureau (qui était maintenant converti en salle de soin cardiaque) a adressé et rassuré les hassidim qui étaient déjà très anxieux, à travers un système d’adressage publique. Pendant les prochaines semaines, le Rebbe est resté dans son bureau au siège social mondial Lubavitch, sous surveillance médical. Cinq semaines plus tard, le 1er de Kislev, (un jour pour célébrer et donner grâce) il fut retourné chez lui.


L’esprit sur la matière

Poursuivre l’impossible

Nous sommes ici pour atteindre l’impossible. Pour montrer au monde des trucs qu’il prétend être incapable de faire. Il ne sait comment l’illuminer ; donner vue à l’aveugle ; l’ouïe au sourd ; la douceur à ce qui est amer ; la clarté à l’obscurité. Rendre chaque journée d’ouvrage, un raccord mystique. Arracher le voile du monde et le mener à reconnaitre son unité secrète avec la Divinité.

Lorsqu’ils vous disent, « Vous ne pouvez prendre ce chemin car c’est plus fort que vous ! » - Saisissez et prenez-le comme destin.

A partir d’un article du Rabin Tzvi Freeman


Pensées de Machia’h

Simcha

La joie (simcha) est un concept central en Judaïsme, surtout dans les enseignements de Chassidim. Le Chassidim explique ce qu’est son importance : « Simcha franchit à travers toutes barrières » Grace à Simcha, il est possible de passer à travers toutes barrières et obstacles pour atteindre nos buts sublimes, surtout dans les affaires spirituelles.

Nous pouvons produire une analogie entre ce maxim et le fait que Moshiach aussi, est « Lui qui perce à travers » (Michah 2 :13). Ceci vient à nous montrer que simcha a le pouvoir de percer à travers les murs – les barrières – et les obstacles du ‘galut’, et accélérer l’arrivée du Moshiach!

A partir d’un article par le Rabin J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire

Est-ce que Dieu a travaillé pendant Shabbat?

J’ai reçu un appel de nouveaux parents qui essayaient de céduler un rendez-vous pour le brit milah (circoncision) de leur fils. Le garçon fut ne dans l’après-midi, peu avant la soirée, et exactement une semaine avant la fête de Rosh Hashanah. Idéalement, le brit se fait le 8e jour de naissance, même si ça tombe sur Shabbat ou Yomtov (Une fête Juive comme Rosh Hashanah ou Pâques). Toutefois, si pour n’importe quelle raison, le brit est différé, nous n’effectuons pas le procès lors du Shabbat ni à Yom Tov, mais le remettons à la prochaine journée disponible.

Si le bébé aurait été né en journée, le brit aurait pris lieu la semaine d’après, le jour avant la fête. Inversement, si le petit était ne le soir, on aurait pu sans risque, faire le brit la semaine d’après, durant le festival.

Nous vivons toutefois, dans un monde imprécis. Il est presque impossible de déterminer exactement ou même avec un degré de précision, le moment ou un jour termine et un autre commence. Les halachistes ont répondu à ce soucis en créant un zone floue : une période de temps connu comme bein hashmashot. Ni pleine journée, ni carrément nuit, il est impossible de définir définitivement la date de naissance d’un enfant qui est ne pendant ces heures.

On ne pouvait pas risquer de tenir le brit le jour avant la fête, puisque ça aurait pu tomber que sur le septième jour de la naissance. Inversement, faire le brit au jour de la fête, aurait profané la fête par raison d’entreprendre une action, qui par droit, aurait dû être complété le jour d’avant. En fin de compte, le halachah (Loi de Torah) a dicté que l’on ne fait ni l’un ni l’autre, et donc, toute la cérémonie était remise jusqu’au jour après la fête.

Ceux qui pratique le Shabbat font de quoi pour cette ambigüité en surveillant le début du Shabbat et le commençant un tout petit peu plus tôt qu’il est exigé. Les heures indiquées pour allumer les bougies dans les calendriers Juives locaux, introduisent le Shabbat un peu plus tôt que nécessaire pour protéger la sainteté du Shabbat et aussi éviter toute impiété involontaire.

Il est intéressant de noter par contre, que Dieu n’a pas soumis à cette mesure de précaution. La semaine prochaine, nous allons lire dans Bereishit (Genèse 2 :2) que « Dieu a fini de créer le septième jour » ce qui pourrait dévoyer quelqu’un à croire que Dieu créer quand même durant le septième jour, s’arrêtant pour se reposer seulement une fois que le Shabbat avait commencé. Pourtant, tous les commentateurs traditionnels interprètent que le verset implique que Dieu continua de crée jusqu’au moment précis ou le sixième jour termina et le Shabbat commença.

Dieu créa la réalité. Le temps est une fonction de sa volonté. Dieu n’a aucun besoin d’ajouter à la sainteté du Shabbat ‘juste en cas’ parce qu’il a inventé cette sainteté et connait bien le moment précis où il l’apporte au monde. La leçon remarquable des six jours de création est non seulement que Dieu ait choisi de crée l’univers, mais qu’il ait continué de crée jusqu’à la dernière minute du sixième jour.

La tentation est toujours présente de faire beaucoup et ensuite arrêter. Se satisfaire avec nos réalisations passes et se diriger vers la ligne d’arrivée. La leçon de vie que la création de Dieu nous apprend, est que chaque moment est précieux, à chaque seconde une nouvelle opportunité se présente – que ce soit pour travailler, s’efforcer, produire, et achever. Nous ne devons surtout pas manquer notre chance de s’associer avec Dieu dans l’acte de création.

A partir de l’article du Rabin Elisha Greenbaum

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