La Pensée Hebdomadaire - 23 Tammuz

La Pensée Hebdomadaire - 23 Tammuz

Nourriture pour l’âme

Ce n’est pas tout qui est « ok »

À l’époque des juifs dans le désert, les femmes moabites séduisaient les jeunes hommes juifs. D.ieu était en colère et a envoyé un fléau sur son peuple. Les Juifs mouraient partout. Pour compliquer les choses, Zimri, un prince de la tribu de Shimon était lui-même en train de fréquenter une princesse Medianite nommée Kozbi et ils montraient leur relation devant tout le monde.

Pinchas, un jeune juif fanatique entre dans la chambre et tue Zimri et Kozbi. Soudainement, la peste s’arrête. Plus aucun juif ne meurt. D.ieu ne déclare pas Pinchas un meurtrier mais au contraire un héros, défenseur de la foi, et lui décerne le premier prix de la paix au monde. « Voici que je lui donne mon alliance de paix ». Il est nommé à la prêtrise et, comme il est un héros, il reçoit toute une partie de la Bible qui porte son nom, la Parasha Pinchas (Nombres 25 :10-30 :1).

Quel est le message de Pinchas pour nous ? Parfois, même aujourd’hui dans notre société hypersensible et tolérante, nous devons prendre position. Il y aura des situations qui demanderont qu’on dise « Non ! ». Il peut s’agit de problèmes différents pour différentes personnes. Pour certains, cela peut être Yom Kippour et pour d’autres il peut s’agit d’insister que le copain de leur fille ne dort pas chez eux.

En général, la diplomatie et les encouragements positifs fonctionnent mieux que les combats. Nous n’essayons pas de former de saints fondamentalistes juifs à tuer des infidèles. Mais inévitablement, il y aura des occasions où même des pacifistes comme nous devront adopter l’approche de Pinchas (tolérance zéro). Des occasions où nous devons nous lever et partager notre opinion. Quand nous aussi, nous devrons dire : « Je suis désolé, je ne peux pas accepter ce genre de comportement. C’est mauvais. Arrêtez ! » Même dans notre génération, pas tout est acceptable.

Édité d’un article par Rabbi Yossy Goldman


Chabbat Chalom

Bénis le nouveau mois

Ce chabbat est Chabbat Mevarchim (le chabbat qui bénit le nouveau mois) : une prière spéciale est récitée pour bénir Rosh Chodesh Av (Tête (début) du mois de Av), qui est aussi appelé « Menachem Av » qui sera le chabbat prochain. Avant la bénédiction, nous annonçons l’heure précise du molad, la naissance de la nouvelle lune. C’est une coutume Chabad de réciter le livre entier des Psaumes avant la prière du matin et de participer à des farbrengens (rassemblements hassidiques) durant le chabbat.

Chabad.org


L’esprit sur la matière

Purifier le monde physique

Nous devons être prudents dans nos tâches divines. Si nous nous concentrons exclusivement sur nos besoins spirituels (la prière et l’étude de la Torah) au détriment de nos besoins physiques, le bénéfice peut ne pas durer longtemps. On ne gagne l’éternité qu’en combinant ce qui concerne l’âme avec ce qui est « hors » du spirituel, purifiant ainsi le monde physique pour le rendre accueillant au divin.

D’après un article par Shraga Sherman


Pensée du Moshiach

Le point de bascule

En ce moment, vous êtes assis au point de basculement de tout ce qui n’a jamais existé. La taille de l’acte n’est pas ce qui compte. Ce n’est qu’un « déclencheur ». Une petite action pourrait suffire à déclencher un changement pour le monde entier. Une petite ouverture est tout ce qui est nécessaire, et le reste se complètera tout seul. Quoi que vous fassiez, faites-le avec la conviction que c’est le dernier ajustement, le point de basculement pour le monde entier.

Rabbi Tzvi Freeman


J’ai toute une histoire pour vous

Des choix grands et petits

Un jour, on a demandé à un mari quel est le secret de son mariage heureux. « C’est simple », a-t-il répondu. « Nous partageons les responsabilités. Nous avons décidé il y a longtemps que ma femme prend toutes les petites décisions de routine, et je prends les décisions importantes. Elle décide quelle maison nous achetons, où nous partons en vacances, si les enfants vont dans des écoles privées, si je dois changer de travail, etc. »

Et quelles sont les grandes décisions ? « Oh, je prends les grandes décisions importantes. Je décide si les États-Unis doivent déclarer la guerre à la Chine, si le Congrès doit donner de l’argent pour une expédition habitée sur Mars, etc. »

La vie est une série de choix et de décisions. Les décisions sont cependant relativement simples par rapport à leur mise en œuvre. La majorité d’entre nous « choisissent » de vivre des modes de vie sains ; améliorer nos compétences parentales, conjugales et interpersonnelles ; augmenter nos connaissances ; faire avancer nos carrières ; etc. Le défi est de faire les bons choix. L’astuce consiste à se concentrer sur un, deux ou trois de ces choix. Mais cela est simplement un autre choix. Sur lequel de ces choix devons-nous nous concentrer ?

Regardons dans la Torah, et en particulier dans la description des méthodes par laquelle la Terre d’Israël devait être divisée entres les tribus. « À une grande [tribu] tu donneras un plus grand héritage, et à une plus petite tribu tu donneras un plus petit héritage » (Nombres 26 :54). Le partage des terres était logique : chaque tribu se voyait attribuer des terres en fonction de sa taille. De plus, le terrain n’était pas divisé uniquement en fonction de la superficie. Au contraire, la terre été évaluée pour la qualité, le rendement potentiel des cultures, garantissant que chaque tribu a reçu une part équitable.

Néanmoins, la décision finale était une loterie. Après que la terre été divisée en douze portions, après que chaque portion étant réservée à une tribu particulière avec la population qui correspondait à sa taille, une loterie a été faite pour déterminer quelle tribu recevrait quelle portion. Miraculeusement, la loterie a confirmé le partage qui été préalablement convenu.

Pourquoi une décision de deux façons ? Si la division était censée être logique, pourquoi le besoin d’une loterie ? Et si cela devait être laissé entre les mains de D.ieu (la loterie) pourquoi le besoin d’investir du temps et de l’énergie dans la collecte de chiffres, la logistique et les évaluations ?

Il peut être que la leçon que D.ieu enseignait aux Israelites avant qu’ils n’entrent dans le pays, avant qu’ils ne s’impliquent dans l’art de gagner leur vie et les nombreuses décisions que cela implique, était que même ces décisions qui semblent être entre nos mains sont déterminées par loterie, orchestrée par la main de D.ieu.

Le Talmud nous dit que quarante jours avant la conception d’un enfant, un ange s’approche de D.ieu et demande si l’enfant sera sage ou faible, musclé ou fragile, riche ou pauvre, et avec qu’il s’épousera. Cependant, il ne demande pas si l’enfant sera juste ou méchant, car « tout est entre les mains du Ciel, sauf pour la crainte [d’un individu] du ciel ».

Nous pouvons penser que nous déterminons notre conjoint, notre domaine de travail, notre ville de résidence, etc. En fait, cependant, ces questions ont toutes été répondues avant même que nous ayons été conçus. Oui, D.ieu attend de nous que nous prenions des bonnes décisions, mais en fin de compte, ces décisions sont manipulées et guidées par D.ieu, qui orchestre les circonstances pour s’assurer que nous suivons le chemin qu’il a prévu pour nous.

Pourtant, nous sommes fiers d’être des créatures qui possèdent la liberté de choix. Mais ce choix est relégué dans l’arène du bien et du mal, de l’éthique et de la morale. Nous avons la possibilité de choisir de prier avec concentration, de donner de la charité, d’être gentil avec les autres et de respecter la kashroute. En fin de compte, nos choix dans ces domaines seront notre héritage durable, car en réalité, ce sont nos seuls choix réels et non influencés.

Alors, sur quels choix allons-nous nous concentrer ? Les « grands », sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle, ou les « petits », qui sont entièrement entre nos mains ? Il semble que ce sont les petits choix qui impactent le monde.

Rabbi Naftali Silberberg

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