The Weekly Share – 24 Shevat

The Weekly Share – 24 Shevat

Nourriture pour l’âme

Les dix commandements

Dans le Paracha Yitro (Exode 18:1-20:23), D.ieu donne les Dix Commandements. Ils ont été entendus de D.ieu par tout le peuple juif. Le Dr. Tali Loewenthal écrit :

« Le premier commandement, "Je suis D.ieu, votre D.ieu, qui vous a fait sortir de la Terre d’Égypte" est la déclaration de base de notre relation spéciale avec l’Infini. Le premier mot, Anokhi, signifie, "Je suis." D.ieu parle de Lui-même, et communique avec nous.

Le Midrash est intrigant. Il est dit que ce premier mot Anokhi est égyptien, parce que D.ieu voulait parler avec nous dans la langue que nous avions apprise pendant que nous étions en Égypte. Cela nous dit quelque chose sur la nature de la Torah et sur le fait d’être juif. D.ieu ne veut pas seulement nous aborder au niveau sacré, spirituel de nos vies, représenté par l’hébreu, la langue sainte. Il veut aussi atteindre la dimension terrestre "égyptienne".

Les Sages nous disent que chaque âme juive à naître était présente au don de la Torah. Cela inclut toute personne qui deviendrait un vrai prosélyte du judaïsme. Ce fut un moment de rencontre de tout le peuple juif ensemble, et une rencontre du peuple juif avec D.ieu. La reconnaissance de D.ieu qui a été vécue au Sinaï demeure au cœur de chaque Juif, et est l’étincelle de son identité juive.

Plus loin, pendant ses quarante jours et nuits sur le mont Sinaï, toute la Torah fut révélée à Moïse. Les Sages nous disent que chaque nouvelle idée qui serait jamais suggéré par un érudit en discussion avec son professeur - a été dit à Moïse au Sinaï.

Le Sinaï a donc été le point de rencontre ultime de D.ieu, de tout le peuple juif et de la Torah. »


Chabbat Chalom

Le quatrième Commandement

Rappelle-toi le jour du Chabbat, pour le garder saint. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage; mais le septième jour est un Chabbat pour le Seigneur, ton Dieu. Tu n’y feras aucune œuvre, toi, ton fils, ta fille, ton serviteur, ta servante, ton bétail et ton étranger qui est à l’intérieur de tes portes. Car en six jours, le Seigneur fit le ciel et la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il se reposa le septième jour; c’est pourquoi le Seigneur bénit le jour du Chabbat et le sanctifia.

Le 4 des 10 commandements, de Chabad.org


L’esprit sur la matière

L’humilité et la sagesse

Dans la Kabbale, l’humilité est synonyme de sagesse. C’est parce que l’ingrédient clé de la sagesse est l’humilité de reconnaître que notre propre perspective n’est pas suffisante, que nous devons rechercher une compréhension plus profonde et plus élevée. Chaque percée intellectuelle dépend du courage que nous avons de nous dire : « Même si j’ai un point de vue profondément ancré sur cette question, je peux me tromper complètement. » Sans cette humilité, aucune nouvelle sagesse n’est possible. C’est vrai pour toute sagesse, et c’est encore plus vrai pour la sagesse divine, la sagesse de la Torah.

D’après un article du rabbin Menachem Feldman


Pensées de Machia’h

Les dames d’abord

Quand D.ieu a donné la Torah à Israël, Il a dit à Moïse d’approcher les femmes en premier. De l’exode lui-même, il est dit qu’il s’est produit de par le mérite des femmes pieuses de cette génération. Ainsi, s’agissant du don de la Torah au mont Sinaï, les femmes eurent la priorité. La rédemption messianique, aussi, se réalisera de par le mérite des femmes justes d’Israël, comme il est dit dans le Midrash : « Toutes les générations sont rachetées en vertu des femmes pieuses de leur génération » (Yalkut Shimoni, Ruth, 606). Ainsi, les femmes seront de nouveau les premières à recevoir les merveilleux enseignements de la bouche de Machia’h.

D’après un article par Rabbi J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

Jethro et moi

Lors de mon premier voyage en Israël en 1978, ma compagne de voyage voulait escalader le Mont Sinaï. Cela semblait être une aventure juive amusante, alors je suis allé avec elle. Je me souviens m’être réveillé bien trop tôt, qu’il faisait trop chaud, et que le guide n’arrêtait pas de parler de Moïse. Ce dont je me souviens maintenant, tant d’années plus tard, c’est que presque tout ce qu’il a dit entra par une oreille et sortit de l’autre.

Je me demande souvent : quel message jouait si fort que je ne pouvais pas entendre que D.ieu a donné la Torah à toute la nation juive sur le Mont Sinaï? (J’ai appris depuis que nous ne savons pas où se trouve le vrai Mont Sinaï, mais je ne pense pas que cela est été le problème.)

Je suis à peu près certaine que le guide a relaté l’histoire du Sinaï à peu près comme cela — une histoire —, mais je suis certaine qu’en l’entendant, je ne me suis même pas demandée ce que cela signifiait d’être juif, si ce n’est d’être intelligent, drôle et persécuté.

De toute évidence, il aurait fallu beaucoup plus qu’une excursion d’une journée sur n’importe quelle montagne pour me libérer de toutes les informations qui n’avaient rien à voir avec D.ieu et la Torah.

J’étais une éponge de culture pop, et mon esprit était rempli de petites anecdotes, en grande partie de mon passe-temps d’enfance préféré : regarder la télévision. Des dessins animés, des comédies, des feuilletons télévisés; rien n’était trop bête. Regarder la télévision, c’était ce que faisaient les Américains, et je le faisais extrêmement bien.

Mais neuf ans plus tard, alors que j’étais prête à écouter et que je décidais que je voulais devenir observante, il était difficile de ne pas être frustrée, voire attristée, par la quantité de « trucs » de culture pop qui avaient accumulé un précieux espace de stockage dans mon cerveau, pour ne jamais être vidé. Au lieu d’apprendre comment se retourner pendant la prière d’Amidah, j’avais regardé Les Beverly Hillbillies. Je me souviens encore des noms de tous les acteurs, mais quand je vais à la synagogue, j’ai souvent besoin d’aide.

Cela m’amène à la partie de la Torah de cette semaine et à ce que j’ai appris de cette série télévisée en particulier. Les créateurs de la série n’avaient probablement pas l’intention de faire le lien, mais l’un des personnages principaux des Beverly Hillbillies s’appelait Jethro, qui est aussi la traduction anglaise du nom de la Paracha de cette semaine, Yitro. Ce qui veut dire que d’année en année, que ça me plaise ou non, quand c’est la Paracha Yitro, l’air du thème de cette émission joue dans ma tête.

Cette connexion entre la Torah et la télévision peut sembler ironique, surtout parce que la Paracha Yitro contient l’événement charnière pour le peuple juif et le monde entier, le moment où D.ieu a donné la Torah sur le mont Sinaï.

Mais cela a du sens à la lumière de l’identité originelle de Jethro/Yitro. Il était le beau-père de Moïse, un prêtre midianite qui jouissait d’un statut extraordinaire et d’une grande estime dans le monde, en grande partie pour son expertise inégalée dans le domaine de l’idolâtrie. Quand un expert comme Jethro a reconnu que ce D.ieu était le Seul et Unique, puis a choisi de se convertir pour le suivre, il a envoyé un puissant message spirituel au monde pour toujours : Tout ce qui concerne une personne, y compris le passé, a le potentiel d’être transformé en sainteté.

C’est pourquoi cette magnifique Paracha est nommée après un converti qui fut une fois un prêtre idolâtre. Et pour moi, ce message est un cadeau inestimable, même s’il m’a fallu de nombreuses années pour être reconnaissante pour mon histoire. Qui sait quelle partie de ces divertissements vides a joué un rôle dans l’allumage de l’étincelle de mon désir à une vie pleine de sens ? Le fait de savoir que mon effort actuel dans le domaine de la divinité, élève en fait mon passé, est une grande joie pour moi, une joie qui me permet de rire un peu plus des choses qui semblent rester dans ma tête pour toujours.

Par Lieba Rudolph dans Chabad.org

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