The Weekly Share – 28 Nissan

The Weekly Share – 28 Nissan

Nourriture pour l’âme

La raison pour laquelle nous mangeons kasher

La parasha de cette semaine, Shemini (Lévitique 9 :1 – 11 :47), présente les lois diététiques de la Torah. Les animaux doivent ruminer et avoir les sabots fendus, et les poissons doivent avoir des nageoires et d’écailles pour être kasher. De plus, une liste de volailles interdites est énumérée. Pour ceux d’entre nous qui suivent une éducation juive, c’est une source continue de déception de savoir que tant de juifs croient encore que les lois de la kasherut ne sont plus nécessaires. Après tout, dans le désert, nos ancêtres avaient besoin de se protéger de toute sorte de maladies diaboliques, donc, une sorte de système alimentaire était nécessaire. Mais aujourd’hui, affirment-ils, à l’ère de la réfrigération, de l’inspection gouvernementale et des nomes d’hygiène modernes, les lois de la kashrut sont archaïques, anachroniques et tout à fait inutiles.

Quelle tristesse. En fait, les lois de la kashrut ne nous ont jamais été données pour des raisons de santé. Si les lois mènent à une bonne santé ou fournissent une bonne hygiène, c’est un avantage purement marginal. C’est peut-être l’un des avantages, mais cela n’a jamais été la raison. Qu’on le dise catégoriquement : la kashrut n’est pas pour notre santé physique mais pour notre santé spirituelle. Ce n’est pas pour notre corps, mais pour notre âme. C’est un régime juif pour aider les juifs à rester spirituellement sensibles à leur valeur juive.

Alors que la Torah ne donne aucune raison pour ces lois, les rabbins et les philosophes ont raisonné sur le but de la kashrut. Nous apprenons qu’ils agissent comme un rempart contre l’assimilation. Sur un plan simple, si nous respectons la kashrut, inévitablement, nous ferons des emplettes avec d’autres juifs, nous socialiserons avec d’autres juifs et resterons proches de la vie communautaire juive. À un niveau plus profond et plus spirituel, quand nous gardons kasher, nous gardons notre âme kasher et sensible aux choses juives. Évidemment, cela est clairement un concept mystique et imperceptible pour nos sens physiques, mais selon nos sages c’est un fait. 

Votre régime préféré peut créer des corps sains, mais un régime kasher construit des âmes saines.

D’après un article par Rabbi Yossy Goldman


Chabbat Chalom

Pourquoi est-il de coutume de mange du poisson Shabbat?

Rochel Chein, de Chabad.org écrit : « Dans le récit de la Torah sur la création du monde, le mot bénédiction est utilisé trois fois. La première fois concerne la création du poisson, la deuxième fois la création de l’homme et la troisième fois la création du Shabbat. Lorsqu’un humain mange du poisson le Shabbat, il est donc le bénéficiaire d’une triple bénédiction.  

Chaque lettre de l’alphabet hébraïque a une gématria (valeur numérique). Les lettres du mot hébraïque pour poisson, dag, totalisent sept. Nous honorons donc Shabbat le septième jour de la semaine, en mangeant du poisson. 

Au moment de la rédemption messianique, il y aura une fête au cours de laquelle le Léviathan, un poisson géant, sera servi. Shabbat, le jour du repos, est un microcosme de l’ère messianique. En tant que tel, le poisson que nous mangeons le Shabbat est en prévision du « jour qui sera un Shabbat complet et parfait. » 

Peut-être que le plus important est que : la consommation de poisson fait partie de l’oneg Shabbat – l’obligation de profiter et de s’engager dans des activités agréables le jour du Shabbat. »


L’esprit sur la matière

Gentillesse non casher

Parmi les oiseaux interdits énumérés, on trouve la chasida, traduit par « cigogne ». Le sens littéral de chasida est « gentiment », un nom approprié, dit Rashi, car cet oiseau est gentil envers ses amis et partage sa nourriture avec eux. Dans ce cas, demande le Gerrer Rebbe, puisque l’oiseau est gentil et sympathique, selon Nachmanides il appartient aux oiseaux kasher au lieu de la volaille interdite. Le Gerrer Rebbe en a tiré une morale intéressante. Le chasida est gentille envers ses amis, mais est indifférente envers les oiseaux de plumes différentes. La gentillesse envers soi-même ne suffit pas. Si nous faisons la différence entre un ami dans le besoin et un étranger dans des circonstances similaires, entre ceux qui sont comme nous et ceux qui ne le sont pas, nous ne sommes pas réellement gentils. La bonté doit être aveugle – quiconque a besoin d’aide le mérite.

D’après un article par Rabbi Zalman Posner


Pensées de Machia’h

Le pouvoir des mitzvots

L’objectif est que le monde se découvre. Découvrir que sa beauté est sans fin et sa sagesse insondable, car c’est l’expression ultime du mystère du divin. C’est pour cette raison que les mitzvot de la Torah sont absolument cruciales.

Lorsque vous mettez les téfilines sur votre tête et votre bras, vous dévoilez ce « mystère » en vous. Lorsque vous rendez votre nourriture sacrée en consommant de la nourriture kasher, vous dévoilez ce mystère dans le monde qui vous nourrit. Il en est de même pour chaque mitzva – vous relient, vous et votre monde, au divin supérieur. À sa vraie signification.

D’après un article par Rabbi Tzvi Freeman


J’ai toute une histoire pour vous

Nourriture pour la croissance

Judy attendait son premier enfant et faisait tout ce qu’elle pouvait pour garantir une croissance saine. Elle préparé ses repas avec soin pour assurer un approvisionnement suffisant en nutriments essentiels. Elle prenait ses vitamines prénatales et faisait de l’exercice régulièrement selon les recommandations de son médecin. Évidemment, Judy n’a jamais fumé. 

Lorsque Judy a lu les avantages d’exposer son bébé à la musique, elle a commencé à jouer de belles mélodies évocatrices. Elle a également pris conscience des avantages de lire des histoires aux bébés, alors elle lisait méticuleusement tous les soirs. Judy n’a jamais considéré son comportement comme extrême ou fanatique. En fait, elle est constamment à la recherche de nouvelles façons de favoriser le développement physique, émotionnel, ou spirituel de son enfant.


« Vous êtes ce que vous mangez » est une phrase populaire. Notre nourriture physique se transforme en sang et en chair, devenant une partie intégrante de notre être. Spirituellement aussi, les qualités de notre nourriture aident à façonner notre personnalité spirituelle. La Torah interdit les aliments non-kasher pour empêcher d’assimiler leurs caractéristiques négatives. Quels sont les traits des animaux casher, incarnés par leurs signes de kashrut ? Et qu’indiquent ces signes sur les qualités positives à cultiver en nous-mêmes ?

1) Les animaux kasher ont les sabots fendus et ils ruminent.  Un sabot fermé et non fendu représente la rigidité, étant fermé et indifférent par le sort des autres. Le sabot fendu, quant à lui, symbolise l’approche et la sensibilité à la souffrance des autres. Il symbolise également la réceptivité à une croissance subséquente. Favorisez l’ouverture et la prise de conscience des autres. Maintenez un intérêt pour l’apprentissage continue et la croissance. 

L’animal kasher qui rumine symbolise une réflexion et une « rumination » des enseignements et des circonstances. Réfléchissez à une solution avant de réagir dans le feu de la colère, de l’insouciance ou de l’impatience. Prenez du recul et envisagez une réponse ou un plan d’action approprié. Formez-vous en une personne plus perspicace en analysant, en étudiant et en internalisant les connaissances.


2) Les poissons kasher ont des nageoires et des écailles. Les écailles, qui recouvrent le poisson comme une armure protectrice, signifient la qualité de l’intégrité et de la moralité. Développez la capacité de rester fidèle à votre « moi » intérieur. Protégez-vous des tentations extérieures et restez fidèle à vos valeurs. Les nageoires, propulsant le poisson vers l’avant, représentent l’ambition. Maximisez vos talents et vos capacités en nourrissant votre ambition de progresser et de vous améliorer. 

Le Talmud enseigne que tous les poissons qui ont des écailles ont aussi des nageoires, mais certains poissons avec des nageoires n’ont pas d’écailles et ne sont pas kasher. Avoir des nageoires (ambition) sans écailles (moralité) peut conduire à un comportement beaucoup moins que kasher. Trop de gens, dans leur ascension vers le succès, abandonnent leurs valeurs en chemin. Encouragez-vous à utiliser votre dynamisme - mais tracé par un guide moral.


3) Les volailles kasher n’ont pas de signes spécifiques, mais sont déterminées par notre tradition, qui affirme quelles espèces sont kasher.

La volaille nous rappelle la nécessité d’une tradition et d’une orientation plus élevée. Il y a des moments où chaque individu, aussi intelligent ou talentueux, gagnera à rechercher les conseils de ceux qui sont plus sages ou plus expérimentés.  Consultez un mentor et appréciez sa sagesse, et vous contournerez de nombreux obstacles dans la vie.

Quel profil émotionnel ou spirituel aimeriez-vous construire en vous-même ? La sensibilité, la prévenance et la considération sont des qualités indispensables. Une volonté d’accomplir par l’intégrité morale est également une compétence essentielle. Ajoutez la possibilité de savoir quand demander des conseils et vous obtenez une combinaison gagnante.

La nourriture que nous consommons a un effet profond sur notre bien-être. Dans nos efforts pour nous nourrir, reconnaissons le profond effet spirituel de la nourriture sur notre psychisme en constante évolution.

D’après un article par Chana Weisberg, éditeur de TheJewishWoman.org

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