La pensée hebdomadaire - 5 Tishrei

La pensée hebdomadaire - 5 Tishrei

Nourriture pour l’âme

Dix Jours de Repentance

La période des dix jours commençant à Rosh Hashana et se terminant à Yom Kippour est connue sous le nom de « Dix jours de repentance ». C’est le moment, disent les sages, dont parle le prophète lorsqu’il proclame (Isaïe 55 :6) « Cherchez D.ieu lorsqu’il se trouve ; invoquez-le lorsqu’il est proche ». Le Psaume 130, Avinu Malkeinu et d’autres encarts et ajouts spéciaux sont inclus dans nos prières quotidiennes pendant ces jours.

Rabbin Yehuda Shurpin écrit : « Communément traduit par repentir, téshouvah signifie littéralement « retour ». La Teshouvah est la capacité de l’âme à retourner à son état original, à son noyau primitif. Alors que nous traversons la vie, nous sommes invariablement grossiers et souillés par nos erreurs et nos jugements erronés, ou simplement par les difficultés de la vie physique ; mais notre « moi » le plus intime, la véritable partie de D.ieu qui est l’essence de notre âme, reste intact. La Teshouvah est la capacité donnée par D.ieu à accéder et à se reconnecter à ce « moi », à rétablir nos vies sur ses fondements et même à redéfinir un passé négatif dans sa lumière purificatrice.

Citant le maître hassidique Rabbin Shneur Zalman de Liadi, Rabbin Shurpin ajoute : « Le monde pense que la téshouvah est pour les pécheurs. Mais en vérité, la personne parfaitement et juste doit également faire Teshouvah, c’est-à-dire retourner à la source de son âme.

(Remarque : cette année Yom Kippour commence le soir du 15 septembre et se termine le soir du 16 septembre.)

Chabad.org


Chabbat Chalom

Chabbat Shouvah

Le Chabbat entre Rosh Hashana et Yom Kippour est appelé Chabbat Shouvah « Chabbat du retour ». Le nom dérive de la Haftarah (lecture des prophètes) du Chabbat, qui commence avec les mots « Retourne Israël à l’Éternel ton D.ieu… » (Osée 14 :2). Ce Chabbat se trouve durant les « Dix Jours de Repentance » (voir « lois et coutumes » pour Tishrei sur Chabad.org), c’est un moment des plus propices pour rectifier les échecs et les opportunités manquées du passé et influencer positivement l’année à venir.

Le maître kabbaliste Rabbin Isaac Luria (« Ari ») a enseigné que les sept jours entre Rosh Hashana et Yom Kippour (qui comprendront toujours un dimanche, un lundi, etc.) correspondent aux sept jours de la semaine. Le dimanche entre Rosh Hashana et Yom Kippour comprend en lui-même tous les dimanches de l’année ; le lundi incarne tous les lundis, et ainsi de suite. Chabbat Shouvah est donc l’archétype du Chabbat – le moment où nous avons le pouvoir d’influencer chaque Chabbat de notre année.


L’esprit sur la matière

Pensez avec votre âme

À Yom Kippour, nous nous élevons au-dessus de la réalité de la vie quotidienne, en nous concentrant uniquement sur le spirituel. C’est le jour où nous entrons en contact avec notre « moi » intérieur, notre côté angélique. Tout comme les anges ne mangent ni ne boivent, nous non plus.
Mais avouons-le : nous ne sommes pas des anges. Nous luttons contre nos envies. Le rabbin Aron Moss suggère une certaine « distance » avec notre corps. « À Yom Kippour, devenez un observateur du corps du point de vue de votre âme », écrit-il. « Regardez votre corps avoir faim, ayez pitié de sa faiblesse et de sa fragilité, et décidez que dans l’année à venir, vous ne ferez pas votre corps et ses plaisirs la clé de votre vie. Au contraire, vous prendrez soin de votre corps afin qu’il puisse servir de véhicule de bonté, pour accomplir la mission que votre âme a été envoyée dans ce monde pour accomplir. »


Pensée du Moshiach

La miséricorde de D.ieu

Rabbin David Kimchi explique (Micha 7:18) : « Qui, Ô D.ieu, est comme toi, qui pardonne l’iniquité et néglige les transgressions pour le reste de son héritage ! Il ne retient pas sa colère pour toujours, parce qu’il aime la miséricorde ». Ceux qui resteront quand le Rédempteur viendra … bien qu’ils soient coupables au point de ne pas quitter la galout (exil) à cause de leurs mauvaises actions, D.ieu ne regardera pas leur comportement pour toujours « parce qu’Il se réjouit de la miséricorde… « Sa miséricorde prévaudra sur leurs péchés lorsque le temps de la rédemption arrivera ! »

D’un article par Rabbin J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

L’histoire de Chava

Faire Téshouvah ne signifie pas nécessairement rejoindre une communauté hassidique. Cependant, pour certains, ça marche.

Alors que j’ouvre un texte message d’un proche, je vois qu’il s’agit d’un article sur les hassidim. Avant même d’avoir regardé le titre, j’ai une sensation de mal au ventre. Il s’agit de l’histoire de personnes fuyant la communauté hassidique, la seule histoire dont nous semblons entendre parler – et cela ressemble à un coup de poing dans le ventre. De tels récits semblent se concentrer uniquement sur les problèmes difficiles des communautés. Cependant, plus que cela, ces histoires dépeignent un idéal particulièrement séculier – la notion des lumières de la personne libre. La personne qui part est enfin libérée du servage et peut exercer librement ses désirs individuels et rationnels. C’est quelqu’un qui n’est plus coincé dans le passé dans un système de croyances illogique qui contrôle sa vie. C’est l’histoire de la logique sur le mythe, de l’individuel sur le collectif, des vérités sur la « Vérité », et surtout, de la laïcité sur la religion. Mais pour chaque personne qui sort de la communauté, il y en a une qui entre. Celui qui trouve le lien, le sens, la famille, la communauté, la force et la spiritualité dans ses anciennes lois.

Divulgation complète : je suis l’une de ces personnes. Voici un petit aperçu de mon histoire. L’histoire qui n’a pas de sens pour la presse laïque et qui va à l’encontre de ce que les gens considèrent comme une bonne vie ou « bonnes » valeurs. Mais c’est une histoire qui existe pour des centaines de personnes et qui devrait être racontée.

Plutôt que de devenir désillusionnée par la communauté orthodoxe, je suis devenue désillusionnée par les valeurs libérales, féministes et laïques de mon campus et des autres élèves. Parlez d’abus et de négligence ! Chaque fin de semaine, il y avait des histoires horribles de filles ivres lors de fêtes de fraternité, d’élèves assis déprimés et suicidaires seuls dans leurs dortoirs, et une confusion totale sur ce que nous étions censés faire de nos vies. J’ai sauté d’un club scolaire à l’autre, Hare Krishna, le Women’s Center, le Rugby Club, les Underground Poets, etc. Partout les gens me disaient que nous devons changer le monde, pourtant il n’y avait que de « bien » objectif à chercher. Chacun fait sa propre réalité. J’avais l’impression qu’il n’y avait qu’un seule chemin, mais cela ne me convenait pas. Une fin de semaine, lorsque je me suis inscrite à une rentraite juive appelée Chabbaton, j’ai trouvé une douce famille avec des enfants autour de la table en train de parler de D.ieu. C’était une réalité totalement différente, dont je n’avais jamais connu l’existence.

Je commençais à aller à des Chabbatons toutes les fins de semaines et j’apprenais le plus possible sur cette religion – la religion des ancêtres de ma mère que je n’avais jamais explorée ni aimée. Une grande partie de ce que j’ai réalisé que je faisais, est que je me bâter avec le rabbin et je cherché de plus en plus de réponses. Mon esprit a lutté contre mon cœur alors que j’étais attirée spirituellement par la communauté orthodoxe, bien que mon côté féministe ait résisté.

Enfin, lorsque j’ai commencé à apprendre les enseignements du Rabbi de Loubavitch, j’ai trouvé la résolution de mes conflits intérieurs. J’ai vu les Shlouchos Chabad (missionnaires) fonder de grandes familles juives tout en enseignant, en dirigeant de grands centres de sensibilisation, en écrivant, en conseillant, etc. Sous la direction du Rabbi, les femmes Chabad investissent dans leurs rôles traditionnels de femmes tout en allant dans le domaine public pour changer le monde. C’était l’équilibre que je cherchais.

Présentement, je suis marié et je fonde ma famille tout en poursuivant mon doctorat en études religieuses. J’ai l’intention d’écrire ma thèse sur la façon dont le féminisme laïc a exclu les femmes religieuses de sa philosophie. Pendant ce temps, les femmes Chabad étendent la notion de ce qui fait une féministe pour inclure à la fois les aspects traditionnels et essentialistes de la féminité avec la femme publiquement habilitée sur laquelle les féministes laïques se concentrent exclusivement. Dans cette convergence, nous pouvons en apprendre beaucoup sur ce à quoi pourrait ressembler l’avenir d’un féminisme diversifié et inclusif.

Alors, me voici. Une femme aux multiples facettes qui a choisi à l’âge adulte de rejoindre la communauté hassidique. Avec tous ses défauts et ses inconvénients, il y a encore tant d’histoire à raconter de personnes allant à l’encontre de l’opinion actuelle et populaire pour rejoindre cette communauté.

Condensé d’un article par Chava Green. (Note éditoriale : l’histoire de Chava n’est que l’une des nombreuses descriptions positives et véridiques de la vie dans les communautés Chabad. Découvrez la série documentaire stimulante du cinéaste Peter Santenello sur youtube.com)

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