La pensée hebdomadaire - 8 av

La pensée hebdomadaire - 8 av

Nourriture pour l’âme

L’avenir est entre nos mains

Devarim (Deutéronome), le dernier des cinq livres de la Torah, est également appelé Mishneh Torah « Une répétition de la Torah ». Dans ce texte, Moïse s’adresse directement au peuple Juif, rappelant les principaux événements et lois qui sont enregistrés dans les quatre autres livres de la Torah. On peut se demander pourquoi cette répétition est nécessaire. En fait, cette répétition était si importante que Moïse y consacra les derniers jours de sa vie. Évidemment, il était nécessaire d’assurer l’avenir de sa nation.

On entend souvent parler de « l’avenir Juif ». Comment surmonterons-nous la menace de l’assimilation et inciterons-nous la nouvelle génération à se soucier de son héritage ? Il existe des groupes de travail, des études et des conférences qui se concentrent tous sur cette question. Inspiré par le livre de Devarim, j’aimerais suggérer que la meilleure façon d’assurer un avenir Juif dépend de l’éducation Juive. Le premier choix est une école Juive, qui fournit aux jeunes toutes les connaissances et compétences dont ils ont besoin pour vivre en tant que Juifs dans le monde. Le deuxième choix est une école hébraïque parascolaire.

Considérons les faits : les valeurs du judaïsme nous enrichissent ; ils nous fournissent un centre moral, une profondeur spirituelle et un but. Ils nous relient à des milliers d’années de tradition qui remontent au Mont Sinaï, lorsque D.ieu a donné la Torah au peuple juif. Il est difficile de penser à quelque chose qui pourrait être plus important.

Peut-être que Moïse passa ses derniers jours sur terre à répéter les leçons qu’il avait déjà enseignées pour souligner la nécessité de l’éducation. La chaîne de l’histoire n’est aussi forte que l’anneau le plus faible. Nous devons veiller à ce que la prochaine génération reste connectée à son héritage et comprenne la profondeur et la richesse que le judaïsme a à offrir.

D’un article par Rabbi David Eliezrie


Chabbat Chalom

La vision du Chabbat

Le Chabbat avant le 9 Av est appelé Chabbat Chazon (« Chabbat de vision ») d’après les premiers mots de la lecture de la Haftara (prophètes), qui est le troisième de la série de lectures connues sous le nom « Réprimander ». Ce Chabbat, disent les maîtres hassidiques, on nous accorde une vision du Troisième Temple ; nous ne le voyons peut-être pas avec nos yeux physiques, mais nos âmes le voient. Nos âmes se libèrent de notre état actuel de galut (exil et déplacement spirituel) et provoquent la rédemption et la reconstruction du Temple.

Le jeûne commence Samedi Soir
Le jeûne de Tisha Be Av commence Samedi (Samedi, le 17 Juillet) au coucher du soleil. Il faut finir de manger avant le coucher du soleil. Après la tombée de la nuit, dites : « Béni soit Celui qui distingue le sacré et le mondain ». Il n’y a pas d’Havdala ce soir, mais allumez une bougie et récitez la bénédiction du feu. L’Havdala est récitée après le jeûne (en omettant les bénédictions de la bougie et des bésamim). Voir Chabad.org pour les observances particulières du jour de jeûne.


L’esprit sur la matière

La « bonne vie » est-elle une vie facile ?

Vous ne pouvez pas monter l’échelle en aspirant à une vie facile. Ainsi, alors que nos ancêtres et nos mères n’avaient pas une vie facile, ils avaient des vies profondément significatives et spirituelles – des vies qui ont tracé notre propre vie et notre destin, et dont les qualités sont ancrées dans notre ADN spirituel. Lorsque nous ne confondons pas la « bonne vie » avec une « vie facile », nous pouvons adopter les défis comme moyen de découverte de soi. Lorsque nous ne nous attendons pas à ce que notre vie soit simple, notre vie peut avoir plus de signification. En nous donnant la Torah, on pourrait dire que D.ieu a été le premier « coach » de vie de tous les temps, nous exhortant à vivre notre vie avec raison et non par hasard.

D’un article par Hanna Perlberger


Pensée du Moshiach

« Voyez, j’ai mis le pays devant vous. Venez posséder le pays que D.ieu a juré à vos pères, Abraham, Isaac et Jacob, de le leur donner, ainsi qu’à leurs descendants après eux. » (Devarim 1 :8)

Si les peuples du monde disent à Israël : « Vous êtes des voleurs, parce que vous avez pris par force les terres des sept nations (de Canaan) », ils peuvent leur répondre : « La terre entière appartient au Saint, béni soit-Il. Il l’a créé et l’a donné à qui Il l’a jugé bon. [La Terre d’Israël] a été donnée aux [nations] par Sa Vonlonté, et par Sa Vonlonté, Il les a repris et nous les a donnés ! » (Rashi sur Genèse 1 :1). Lorsque nous démontrerons cette foi vraie et absolue en D.ieu, nous mériterons immédiatement la promesse « Personne ne contestera cela, et il n’y aura plus de guerres ni de besoin d’armes » : « Je briserais de la terre l’épée et la guerre, et je les ferai dormir en sécurité » (Osée 2 :20).

D’un article par Rabbi J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

Refuser d’oublier

Ils disent qu’un jour Napoléon traversait le ghetto Juif de Paris et a entendu des cris et des lamentations émanant d’une synagogue. Il s’arrêta pour demander ce qu’il se passer. On lui a dit que les Juifs se souvenaient de la destruction de leur Temple. « Quand est-ce que cela s’est passé ? » demanda l’empereur. « Il y a environ 1700 ans », fut la réponse qu’il reçut. Napoléon déclara avec conviction qu’un peuple qui n’oublierait jamais son passé serait destiné à avoir un avenir. Les Juifs n’ont jamais eu d’histoire ; Nous avons des souvenirs. L’histoire peut devenir un livre, un musée et des antiquités oubliées. La mémoire est vivante ; et la mémoire garantit notre avenir.

Même durant les moments difficiles, nous refusions d’oublier. Le premier Temple a été détruit par les Babyloniens. Alors qu’ils gardaient les Juifs en captivité, les Juifs s’assirent et pleurèrent ; comme qu’il est écrit : « Près des fleuves de Babylone, nous nous sommes assis et avons pleuré en nous souvenant de Zion. » Pourquoi avons-nous pleuré ? Pour nos richesse, maisons et entreprises perdues ? Non. Nous avons pleuré pour Zion et Jérusalem – « Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma main droite perde sa ruse. Si je n’élève pas Jérusalem au-dessus de ma joie principale, alors que ma langue s’attache à son palais. » Nous ne pleurions pas pour nous même mais pour la cité céleste et le Saint-Temple. Au milieu de la servitude, nous aspirons à reconstruire ; au milieu des ruines nous rêvions de revenir.

Car nous avons refusé d’oublier Jérusalem, nous sommes revenus. Parce que nous avons refusé d’accepter la défaite ou d’accepter notre exil comme un fait historique, nous avons reconstruit de fières communautés Juives dans le monde entier, tandis que nos vainqueurs ont été vaincus par le temps. Aujourd’hui, il n’y a plus de Babyloniens et les gens qui vivent maintenant à Rome ne sont pas les Romains qui ont détruit le Deuxième Temple. Ces nations sont devenues partie de l’histoire tandis que nous, inspirés par la mémoire, sommes sortis revitalisés et régénérés. Pour toujours, il sera vrai qu’Am Yisrael Chai – le peuple d’Israël vit !

Je me souviens avoir entendu l’histoire d’un érudit de la Torah et de son neveu qui ont vécus l’Holocauste. Dans le camp de concentration, ils ont étudié le Talmud ensemble. Ils apprenaient le traité Moed Katan, une partie du Talmud qui, ironiquement, discute les lois du deuil. Quand vint le moment où l’oncle se vit regarder la mort en face, il dit à son neveu : « Promets-moi que si tu survis, tu finiras d’étudier ce livre Moed Katan. » Au milieu de la misère, de la désolation et de la tragédie, quelle pensée préoccupait son esprit ? Que le Talmud doit encore être étudié. C’était son dernier souhait sur terre. Était-ce de la folie, ou est-ce le secret même de notre survie ?

Ce n’est que si nous refusons d’oublier, si nous observons Tisha BeAv, que nous pouvons espérer le reconstruire un jour. En effet, le Talmud nous assure : « Quiconque pleure Jérusalem méritera d’être témoin de sa réjouissance. » Si nous voulons retourner à Zion, si notre peuple doit nourrir l’espoir d’être restauré et ressuscité, alors nous n’osons pas oublier. Nous devons observer notre jour de deuil national. Renoncez aux films et aux restaurants. Asseyez-vous sur un siège bas pour pleurer avec votre peuple ; et peut-être encore plus important, souvenez-vous. S’il vous plaît, D.ieu, restaure ces jours glorieux et reconstruit ta propre maison éternelle. Que ce soit rapidement de nos jours.

D’un article par Rabbin Yossy Goldman

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