The Weekly Share – 8 Tishrei

The Weekly Share – 8 Tishrei

Nourriture pour l’âme

Yom Kippur

Yom Kippur, le Jour du Grand Pardon, est un jeûn de 26 heures qui commence avant le coucher de soleil dimanche le 27 septembre, jusqu’à la nuit le lundi 28 septembre.

D’Habitude, nous passons la journée à la synagogue mais étant donne la situation ces jours-ci, il y a beaucoup qui seront à la maison, à observer soi seul ou entre famille. De toute manière, nous nous abstenons de manger, de boissons, de se laver, de se sanctifier, de porter du cuir et de relations conjugales. A Yom Kippur, nous prions cinq prières qui correspondent aux cinq niveaux de l’âme, incluant ”Yechida”, qui veut dire l’âme du Moshiach.

Il est coutume de demander pour et de recevoir du gâteau au miel et aussi de donner de la charité juste avant Yom Kippur. De plus, c’est une Mitzvah de manger et de boire la veille de Yom Kippur. Deux repas sont consommés, un dans la matinée et un juste avant le lancement de Yom Kippur. Il est suggéré que le deuxième repas soit assez léger (comme du poulet cuit simple et de la soupe au poulet).

La fête est inaugurée en allumant des bougies (les femmes mariées en allument au moins deux, et les filles célibataires en allument juste une). Pour les hommes qui habitent un foyer uniquement avec hommes, seul un, devrait allumer les bougies pour tous.

A Yom Kippur, ce n’est pas seulement avec Dieu qu’on fait réconciliation, mais aussi entre nous, dans l’espoir de renouveler nos relations et de réparer les blessures etc. Il y a ceux qui considère les pardons comme un geste de faiblesse ou défait, mais en réalité, c’est vraiment le contraire. Un pardon est un signe de puissance et d’amour.

Adapte du pamphlet ”Experimeter les Fêtes” par le Chabad Lubavitch Organisation de Jeunes avec information du Chabad.org


Chabbat Chalom

Chabbat Shuvah

Le Shabbat qui tombe entre Rosh Hashanah et Yom Kippur s’appel Chabbat Shuvah, “Le Shabbat du Retour”. Ce terme viens du Haftarah (les Prophètes) pour ce Shabbat, et commence avec les mots (Osée 14 :2), “Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu….” Ayant lieu durant les “Dix Jours de Repentir” (voir “Lois & Coutumes” pour Tishrei 3), c’est vraiment un temps propice pour rectifier nos échecs ainsi que nos opportunités manquées et à la place, influencer positivement la nouvelle année. Le maitre Rabin Kabbalist, Isaac Luria (”Ari”) a enseigné que les sept jours entre Rosh Hashanah et Yom Kippur (qui comprend toujours un dimanche et un lundi, etc), correspond aux sept jours de la semaine. Le dimanche entre Rosh Hashanah et Yom Kippur contient tous les dimanches de l’année ; de même, le lundi contient tous les lundis de l’année et ainsi de suite. Shabbat Shuvah est donc un genre de jonction (croisement) et se présente à un moment spécifique ou l’on est capable d’influencer tous nos Shabbats de l’année.

Chabad.org


L’esprit sur la matière

Vous êtes une âme

”Je ne sais aucune façon de faciliter le jeûn,” écrit le Rabin Aron Moss. Mais certainement, le jeûn peut être une expérience spirituelle. Au lieu d’ignorer la faim du corps, pourquoi ne pas prendre cette occasion pour vous rapprocher de votre âme !

Lorsque le grondement de votre estomac commence à résonner à travers vos prières de Yom Kippur, essayez cette méditation : Ne suis-je pas plus qu’un repas? La réponse dépend :

Si le corps n’est simplement qu’un corps, alors oui, vous vous égaler avec le manger. Mais en réalité, votre corps n’est pas votre totalité. Vous n’êtes pas juste qu’un corps. Vous êtes une âme. Pendant Yom Kippur, devenait un observateur du corps, du point de vue de votre âme. Observer comment votre corps souffre de faim ; comment il fait pitié avec sa faiblesse et décidez, en vous-même qu’avec la nouvelle année qui arrive, vous n’allez pas estimer votre corps et ses plaisirs temporelles le contenu total de votre vie. Au contraire, faites-vous la promesse de prendre bien soins de votre corps pour qu’il sert comme véhicule de bonneté, afin d’achever la mission pour laquelle votre âme est en fait venu à ce monde et de l’accomplir ”


Pensées de Machia’h

La Troisième Temple Sacrée

If Moshiach should appear during the Ten Days of Penitence, it is conceivable that people should eat and drink on Yom Kippur, if it falls during the seven days’ dedication of the Third Beis HaMikdash (Temple Sacrée). Ceci était le cas avec la Première Beis HaMikdash, and the people of that time ate and drank on Yom Kippur. How much more would this be the case with the Third HaMikdash, auquel le Zohar relates the verse, “The glory of this latter House shall be greater than that of the first.” It is reasonable to assume that its greater glory will be apparent not only (as with the Second Beis HaMikdash ) dans sa structure et durée, mais aussi dans son dévouement – qui serait tout au moins égal à celle de la Première Beis HaMikdash. Chabad.org


J’ai toute une histoire

Le Yom Kippur de Zaidy

Je suis debout au shul, incapable de rester sur place, je me penche sur une jambe et ensuite sur l’autre, je fais tout pour oublier le grondement de mon pauvre et misérable estomac vide. Je feuillette à travers le machzor to see how many pages remain until the end of the service. My mind begins to wander; I am transported back to another Yom Kippur, years ago.

Dans ma petite rêverie, je me vois retourné à l’enfance, et je vois aussi mes grands-parents qui sont venus passer les Fêtes avec la famille. Mon grand-père, malgré qu’il n’était que dans ses soixante dixièmes, avec sa longue barbe blanche et ses sourcils noirs touffu, il me paraissait une centaine d’années au minimum ! Ce Yom Kippur là, j’avais tant essayer de rester au shul instead of running outside to play with my friends. I sit in my seat listening intently and trying to follow along. Suddenly, my ears perk up to the sound of a familiar voice ringing out—it is an old voice, but powerful and steady. It is my zaidy (grandfather); he is saying the mourner’s kaddish du deuil pour son père, dont son yahrtzeit (date de décès) tombe sur Yom Kippur.

Mes pensées me prennent à un autre Yom Kippur, à la Russie Communiste. Le Rabin Aryeh Leib Kaplan vient tout juste d’organiser un minyan in a private house in Ch’ili, after being exiled there for the illegal activities of spreading Jewish teaching and observance in his hometown of Kiev. The ever-watchful KGB, infuriated at Aryeh Leib’s persistence in his “crimes” even in his place of exile, send a goon squad to beat him up on his way home from the clandestine Yom Kippur prayer group. Aryeh Leib’s friend is beaten to unconsciousness, and Aryeh Leib just manages to drag himself to the nearest Jewish family to tell them about his injured friend before he collapses and dies. He leaves a young widow and four orphans. One of them is Zaidy.

Encore un autre Yom Kippur qui me vient à l’esprit. C’est une image de Zaidy sauf que là il est jeune et fort. Il est entouré de criminels impitoyables dans une prison sombre. Comme son père, lui aussi se trouve emprisonné pour le crime odieux d’observer et pratiquer le Judaïsme en Russie Communiste. En prison, chaque prisonnier reçoit un morceau de pain par jour. Zaidy sait qu’il doit absolument garder ce pain jusqu’à après le jeûn, sinon il mourra de faim. Non pèche, s’il ne bouffe le pain tout de suite, un des prisonniers l’arrachera surement de ses mains. Zaidy approche ”Le Chef” de la cellule – un homme durcie par la vie criminelle et quelqu’un dont tous les autres prisonniers craint et respect. Zaidy lui présente son dilemme et par miracle, Le Chef décide de l’aider. Le Chef place le morceau de pain sur un rebord et préviens à tous les prisonniers qu’il tuera n’importe qui, qui le touche.

Plus tard, Zaidy a besoin de savoir quand le jeûn termine, mais il est impossible de voir l’heure de sa cellule car la toute petite fenêtre se trouve carrément en haut du mur. Zaidy approche encore une fois Le Chef et lui explique sa situation – qu’il doit savoir lorsqu’il fait complètement nuit pour terminer le jeûn. Le Chef donne certains ordres et voilà qu’une pyramide prend forme ! Un criminel sur les épaules d’un autre, jusqu’à qu’ils arrivent à la fenêtre. Les prisonniers répètent cette pyramide chaque quelques minutes jusqu’à que Zaidy confirme que le jeûn est effectivement fini.

La voix du chantre perce à travers ma petite rêverie et me ramène brusquement à ma machzor. Je me remets à prier tout en pensant à Zaidy et à mon arrière-grand-père. Je les sens me sourire d’en haut.

Zaidy, Moshe Binyamin Kaplan, of blessed memory, passed away on the 13th of Tammuz 5765 (2005), at the age of 87. The story of his Yom Kippur in prison is just one of many of his heroic acts in order to keep Judaism in Communist Russia.

Par Devora Leah Reisenberg

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