La Pensée hebdomadaire - 9 Tammuz

La Pensée hebdomadaire - 9 Tammuz

Nourriture pour l’âme

Conduite Inconvenante

Une peine à perpétuité pour traverser la rue au mauvaise endroit ? Vingt ans pour avoir mâcher de la gum en public ? C’est sûr que c’est exagéré ! Eh bien, était-ce si différent pour Moïse, qui, dans la Paracha Chukat (Nombres 19 : 1-22 : 1), est puni et se voit refuser l’entrée à la Terre Promise pour avoir frappé un rocher au lieu de lui parler ? Les gens réclament de l’eau dans le désert, D.ieu dit à Moïse de parler à un certain rocher (il était censé demander gentiment) et promet que, miraculeusement, de l’eau coulera du rocher. Les commentaires nous éclairent sur les raisons cachées pour lesquelles Moïse frappe le rocher au lieu de lui parler, mais à la fin le miracle se produit quand même et le peuple eu de l’eau.

Si votre rabbin aujourd’hui faisait produire de l’eau d’une roche, même si la roche avait besoin de plus qu’une simple persuasion douce, il serait surement salué comme le plus grand miracle du siècle et le rabbin gagnerait le prix Nobel de chimie. Mais pour Moïse c’était un péché ? Même si (comme le souligne la Torah) cela aurait été une plus grande sanctification du Divin s’il avait simplement parlé au rocher, est-il juste pour une infraction aussi mineure, une peine aussi sévère ?

La réponse, nous dit-on, est que la responsabilité est à la mesure de l’individu. Si un enfant se trompe, c’est tout à fait pardonnable. Pour un adulte qui devrait mieux savoir, nous sommes moins susceptibles d’être aussi indulgents. De même, chez les adultes, on attend plus d’une personne de grande taille que d’un homme ordinaire. Un défaut sur un vêtement grossier n’est pas aussi grave que sur un morceau de tissu fin. Une tache sur une paire de jeans n’est pas seulement acceptable, elle est absolument souhaitable. En fait, certaines personnes paient un supplément pour des jeans pré-teints. Mettez la même tache sur une cravate en soie et c’est tout simplement inutilisable. Moïse était comme la soie la plus fine et, par conséquent, même le plus petit et subtil soupçon de péché était considéré comme une grave violation de la conduite et les répercussions étaient graves.

Moïse était le plus grand prophète qui ait jamais vécu. Pour lui, la norme ne pouvait être plus élevée. Heureusement pour nous, simples personnes, nous ne serons pas tenus à cette référence exaltée, mais nous serons tenus à nos propres normes. L’étendard des Juifs qui ont été appelés par D.ieu à être « un royaume de prêtres et une nation sainte ».

D’un article par Rabbin Yossy Goldman


Chabbat Chalom

L’Éthique des Pères : Cinquième Chapitre

Ce chabbat après-midi, nous lisons le cinquième chapitre de l’Éthique des Pères (Pirkei Avot). Dans le chapitre, il est écrit : « Il y a sept choses qui caractérisent un rustre, et sept choses qui caractérisent un homme sage. Un homme sage ne parle pas devant quelqu’un qui est plus grand que lui en sagesse ou en âge. Il n’interrompt pas les paroles de son compagnon. Il ne s’empresse pas de répondre. Ses questions portent sur le sujet et ses réponses vont droit au but. Il répond aux premières choses d’abord et aux dernières choses plus tard. Concernant ce qu’il n’a pas entendu, il dit : Je n’ai pas entendu. Il concède à la vérité. Avec le rustre, c’est l’inverse qui se produit. »

Chabad.org


L’esprit sur la matière

La génisse rouge

La pureté n’est pas atteinte en supprimant ou en faisant la guerre au désir. La Torah nous apprend à regarder tout droit vers la « génisse rouge » passionnée et énergique. Regardez son essence et comprenez que la « génisse rouge » n’est ni négative, ni spirituellement neutre. La Torah veut que nous comprenions que la « génisse rouge » peut-être l’agent de pureté le plus puissant de notre vie. Le pouvoir du désir, sa force et son énergie incroyables, ne sont pas mauvais. Car tandis que l’expression extérieure du désir peut être négative et doit être brûlée, les cendres de la génisse rouge, son essence intérieure, sont la source de la pureté. Lorsque les cendres sont mélangées aux « eaux vives », lorsque le pouvoir du désir est dirigé vers un objectif positif, la génisse elle-même sera une force débridée qui fournira une pureté spirituelle et émotionnelle.

D’après un article par Rabbi Menachem Feldman


Pensée du Moshiach

La génisse rouge et la rédemption

La « génisse rouge » ainsi que la rédemption messianique ont toutes les deux un effet de purification. Les cendres de la « génisse rouge » sont utilisées pour éliminer l’impureté. La rédemption purifiera tout le peuple d’Israël (y compris ceux qui sont purs selon la halakha) de toute trace de défiance dans le lien avec notre Père dans le ciel. Une des prophéties messianiques dit ainsi de cette époque, en des termes analogues aux « eaux de purification » de la « génisse rouge » : « Je vous aspergerai d’eaux pures afin que vous soyez purifiées. Je te purifierai de toutes tes impuretés et de toutes tes idoles ! (Ézéchiel 36 : 25) Maïmonide cite une Mishna avec les mots suivants : « Neuf « génisse rouges » ont été préparées à partir du moment où ce précepte a été ordonné jusqu’à ce que le Second Temple a été détruit ; le premier été préparée par Moïse notre Maître, la seconde par Ezra, et il y en eut sept depuis Ezra jusqu’à la destruction du Temple. Le dixième sera préparé par le roi Machia’h – qu’il soit bientôt révélé, amen, peut-être ainsi la volonté de D.ieu ! » (Hilchot Parah Adumah 3 : 4).

D’un article par Rabbi J. Immanuel Schochet


J’ai toute une histoire pour vous

Ne faites pas passer les potins

Assis dans l’avion, tout ce que je voulais faire, c’était lire ou dormir, mais le monsieur bavard assis dans le siège à côté avait d’autres plans. Il se lança dans une discussion interminable de la visite qu’il emmenait chez sa mère pour ses 80 ans. Il a décrit en détail sa maison de retraite, puis m’a donné l’âge et la situation familiale de chacun de ses enfants et petits-enfants. J’ai feint un intérêt poli pendant qu’il continuait, mais je dois avouer que je n’ai commencé à faire attention à ce qu’il disait lorsqu’il a commencé à décrire la chorégraphie complexe que sa famille avait conçue pour s’assurer que lui et sa jeune sœur ne se verraient jamais durant cette visite, ou même être dans la maison de leur mère en même temps. Ils ne se parlent pas. Ils se détestent depuis des nombreuses années. Les conjoints ont également adhéré à la lutte au fil des temps et leurs enfants respectifs ne se sont jamais rencontrés. Le combat a éclaté il y a des décennies pour quelque chose de mineur et a dégénéré en une guerre.

Quelle tragédie pour la famille, me suis-je dit. Une vieille mère forcée de siéger en deux parties distinctes, n’ayant probablement jamais la satisfaction de voir tous ses descendants en paix. Mais alors qu’il se frayait un chemin à travers les détours de son histoire familiale, j’ai commencé à réaliser que sa mère et ses frères et sœurs étaient loin d’être irréprochables. Il semblait, d’après la façon dont il racontait l’histoire, qu’ils avaient par inadvertance attisé les feux du ressentiment en rapportant fidèlement chaque accusation ou commentaire méchant à sa cible. Dans ses mots : « Je peux faire confiance à mes frères pour me dire tout ce que ** dit à mon sujet. »

Je me suis demandé à l’époque pourquoi quelqu’un se sentirait obligé de transmettre des informations dont il sait qu’elles ne feront qu’envenimer une situation déjà malheureuse. Pourquoi répéteriez-vous tous les points malveillants que vous entendez ? Si vous savez que vous n’améliorez pas la situation, vous feriez sûrement toujours mieux de ne rien dire que d’en dire trop.

Nous nous sommes séparés à l’aéroport, tandis que je pensais toujours à ses dilemmes familiaux. Je me demandais encore pourquoi tant de familles tombent en amour et dégénèrent en petites querelles internes, quand, dès le lendemain, je suis tombée sur une histoire fascinante sur le premier Rabbi Chabad, le Rabbi Shneur Zalman de Liadi et son célèbre contemporain, le Rabbi Barouch de Mezhibouj.

Rabbi Barouch n’était pas homme à faire des compromis ou à reculer sur ce qu’il croyait être la vérité, et par conséquent, il était souvent impliqué dans des conflits. Il s’est plaint une fois au Rabbi Shneur Zalman qu’un certain nombre de fausses allégations contre lui (Rabbi Barouch) avaient récemment été diffusées par ses ennemis, et bien que Rabbi Shneur Zalman était au courant de ces insultes, il ne l’a pas informé. Le Rabbi Shneur Zalman a admis qu’il avait effectivement entendu les accusations, mais plutôt que de s’excuser de ne pas avoir transmis les détails, il a défendu son droit au silence.

Le Rabbi Shneur Zalman a rappelé au Rabbi Barouch l’incident des serpents, trouvé dans la parasha de cette semaine. Les Israelites se sont plaints de D.ieu et Moïse, et en conséquence D.ieu a envoyé une invasion de serpents pour les attaquer (Chukat 21 :6). Contrairement à d’autres occasions où D.ieu discute à l’avance de la punition proposée avec Moïse, cette fois Moïse ignorait la raison pour laquelle ils étaient attaqués jusqu’à ce que les Israelites eux-mêmes l’approchent ; « Nous avons péché, car nous avons parlé contre D.ieu et contre vous. Priez à D.ieu qu’Il enlève les serpents ! » (21 :7) Bien sûr, Moïse, en tant que chef aimable et toujours indulgent, a prié pour eux et les serpents ont disparu. Mais, nous devons nous demander pourquoi D.ieu lui a caché la cause de l’invasion des serpents ?

Évidemment, a conclu le Rabbi Shneur Zalman, non seulement il n’y a pas de mitsva pour faire savoir aux gens les méchancetés que les autres disent à leur sujet, mais nous apprenons que vous devriez vraiment pas répéter ce type de commérages.

Personnellement, j’ai vu trop de cas où des personnes bien intentionnées ont transformé de petites disputes en d’énormes combats en jouant le rôle de soi-disant courtier honnête. Le plus souvent, les gens auraient résolu leurs propres problèmes s’ils avaient été laissés seuls assez longtemps pour se calmer. Ce sont les gens qui « se sentent obligés » de relayer les propos, qui sont souvent la cause des disputes sans fin. Si vous avez la malchance d’entendre des mots sur les autres, ne les transmettez pas aux autres ; cela n’aidera pas et fera probablement que du mal.

D’après un article par Rabbi Elisha Greenbaum

Partagez-le sur